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L'Ile Maurice sous les Gouvernements Portugais et Espagnols
Pendant au moins 75 ans, lile fut la possession des Portugais, qui ne s’y établirent pas, estimant qu'ayant la maïtrise de l'Océan, Andien, aucune nation n'oserait venir la leur disputer. Ils por tèrent donc leurs efforts sur des points plus importants à leurs yeux et n'utilisèrent l'ile que comme endroit de refuge et de: ravitaillement. PR
Maurice passa, ensuite, entre les mains des Espagnols qui ny. firent non plus aucun établissement. Ayant perdu, en 1598, leurs. provinces des Pays-Bas, ils se virent contraints d'abandonner tout leur commerce des Indes aux Hollandais. FT See
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a eut Prise de l'He par les Hollandaïs
Le 1er Mai 1598, une flotte de huit voiles, sous les ordres de Amiral Cornelius Van Neck et du:Vice Amiral Wybrandt Van Warwick. quitta le Texel pour Bantam (Capitale de l'ile de Java). Ces bâtiments, qui naviguaient de conserve, furent séparés, le 8 Août, par une violente tempête, peu après le Cap de Bonne Espérance. « Le Maurice », « Le Holland » et « L’Over Yssel » relächèrent à Sainte-Marie el partirent pour Bantam. Les cinq autres, « L’Amsterdam », « Le Zélande », « La Guelderland », « L'Utrecht » et « La Frise », sous le commandement du Vice: Amiral Wybrand Van Warwick, continuèrent leur route plus - à l'Est et découvrirent « Cirne » dans l’après-midi du 17 Septembre. Des canots furent mis à l’eau pour explorer les côtes et les vaisseaux jetèrent l’ancre, le 19, dans un port naturel admirablement situé au Sud-Est. On s'assura que l'ile n'était pas peuplée et l’on découvrit sur ses bords quelques épaves, provenant d’un naufrage.
Grande fut l’admiration des Hollandais à la vue de cette terre merveilleuse. aux arbres gigantesques, à la végétation luxuriante, où dominait la fougère. Ils débarquèrent tous le 20, L’aumônier fit un sermon pour rendre grâce à Dieu de leur heureuse arrivée. Les malades furent’ débarqués et placés dans des cabanes construites sur la plage. Tous recouvrèrent promptement la santé, preuve bienfaisante de’ la salubrité du climat. La température douce, l'air frais, l’aspect riant du pays, les variétés de cocotiers et de palmiers, le gazouillement d’une collection d'oiseaux de toutes couleurs. qui venaient manger dans les mains des marins, encouragèrent ceux-ci à faire des excursions dans les forêts. Le soir. ils couchaient en plein air. Un matin, plusieurs matelots furent surpris d'entendre un bruit qui ressemblait beaucoup au braîiement d’un âne. Ils poursuivirent leur route et découvrirent bientôt l'animal qui criait, C'était un « Dronte », sorte d'outarde: dont l'espèce est aujourd’hui éteinte. Sa démarche était disgracieuse : le dronte, ne connaissant pas le danger, se dirigea vers un des matelots qui le tua. La chair accomodée n'était pas très mauvaise, paraît-il. Plusieurs de ces curieux oiseaux furent découverts par la suite et protégés par les Hollandais. Ces derniers ne demeurèrent guère que 15 jours dans l'île, le temps de lui imposer le nom de « Maurice », en l'honneur du Stathouder de la Hollande, « Maurice de Nassau ». Avant de partir, ils clouèrent à un arbre une planchette où ils avaient découpé les armes des Provinces Unies avec les mots « Christianos Reformados ». Ils. plantèrent aussi des arbres fruitiers, semèrent des graines potagères dans un terrain qu'ils entourèrent de palissades, et abandonnèrent un certain nombre d'animaux de basse-cour. C'est tout heureux de son séiour à Maurice que le Vice Amiral Wvbrand Van Warwick leva l’ancre et quitta l’île enchanteresse le à Octo-
bre. I! se dirigea, alors, vers Bantam. L'année suivante, il revint
faire reposer son équipage, se ravitailler et après avoir réparé …
son navire il quitta l'île de nouveau pour rentrer en Hollande. Ga
Le Dronte ou Dodo