LES PAIX
Les premiers chrétiens, en signe de fraternité, se transmettaient l'un à l'autre, au hasard de leurs places, le baiser de paix que l'officiant avait donné au plus proche, avant la communion; cette coutume primitive, prescrite par saint Paul, existait encore au xme siècle, puisqu'on raconte que Blanche de Castille, mère de saint Louis, donna le baiser à une courtisane. Vers cette époque une modification du rituel s'introduit ou se généralise ; désormais le prêtre tend aux fidèles une petite image de sainteté devant laquelle ils défilent et s'agenouillent pour la baiser à tour de rôle ; c'est le baiser de paix, ou abréviativement, la paix, pièce d'orfèvrerie en forme de tablette, que le prêtre tient par une anse fixée à l'arrière. Les paix furent souvent exécutées en matières précieuses et constituèrent parfois de véritables œuvres d'art.
Appliques de meubles, clochettes, mortiers, jouets en bronze, etc.
Entre ces deux vitrines :
Cheminée de la maison de Hugues Lallement, à Châlonssur-Marne. Au manteau, bas-relief: Actéon changé en cerf» Art français, vers 1560.
Face à la cheminée :
L'Arithmétique, tapisserie de Bruxelles, commencement du xvie siècle.
Face aux Fenêtres :
L'Adoration des Mages, tapisserie de Bruxelles, milieu du xvie siècle.
Couloir VI — Glaces
Glaces et encadrements, en cuivre repoussé, en bois sculpté et doré. France, Italie, Espagne, xvie et xvne siècle»
Salle Vil — Collection Audéoud
Dans une vitrine cubique, au milieu de la salle :
L'adoration des Rois et des Bergers. Figurines en bois sculpté, en terre cuite, vêtues de soie. Ouvrage napolitain, xvine siècle.
Dans la vitrine murale :
Le Massacre des Innocents. Bois et toile gommée. Ouvrage napolitain, fin du xvne siècle.
Autour de la salle :
L'apparition du Diable. Meuble de sacristie. Figure articulée, roulant les yeux, tirant la langue, secouant des chaînes et poussant des hurlements. Provient d'une église de Milan. Ouvrage napolitain. Fin du xvne siècle.