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LES RETABLES

Le retable est une paroi verticale dressée sur la table de l'autel, dont il garnit l'arrière ; il fut tantôt immeuble et tantôt meuble ; on doit croire que, à l'origine et pour des raisons liturgiques, le maître-autel des églises cathédrales ne possédait jamais de retable fixe, celui-ci étant propre aux chapelles et aux églises abbatiales. Par la suite, le rituel des offices s'étant transformé, les retables mobiles disparurent peu à peu. Les retables fixes se généralisent vers la fin du xivc siècle. Toujours décorés de scènes ou de figures religieuses, ils suivent exactement le style de la statuaire monumentale. On les fit de toutes matières, or, argent et cuivre doré, émaux, pierre,

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marbre ou albâtre, bois sculpté ou panneaux peints, ivoire, etc. Il ne faut pas confondre le retable qui est sur l'autel avec le devant de l'autel ou tombeau, qui sert de base, et qui fut ainsi nommé parce que, dans les premiers temps, l'autel s'élevait souvent sur le tombeau d'un saint.

Bas -reliefs et statuettes d'applique en albâtre du Yorkshire. Art anglais, xve siècle.

Retable de saint Pérégrin ou de saint Firmin (pierre). Art français, commencement du xive siècle. Au centre, le Calvaire; à gauche, le saint évangélisant ; adroite, sa décollation.

Retable en bois sculpté et doré, commencement du xvie siècle. Au centre, la Messe de saint Grégoire; à gauche, la rencontre d'Abraham et de Melchisedech ; à droite, la Cène. Provient de l'abbaye de Prémontrés, à Averbode, près Liège.

Sur V autel :

La Vierge et l'Enfant. (Vierge assise, marbre). Art italien, xive siècle.

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