‹ L'histoire de Napoléon racontée par les grands écrivainsChapitre 66 sur 101 · LA GARDE · texte numérisé non relu

LA GARDE

[« V espoir suprême et la suprême pensée... » c^esl en la garde que s'incarne le dévouement sublime à la personne de l'Empereur et un passé de gloire comme nen connut aucune armée du monde.]

Mais tout à coup, hurlements, huées et vivats, se confondirent en une immense clameur, d'abord confuse, puis répétée : < Vive la garde !... Vive la garde impériale ! » Les héros apparurent, l'arme au bras devant les buflleteries en croix de leurs poitrines. Au rythme de leurs pas, derrière les tambours et les sapeurs, il marchaient, géants, sous leur bonnet à poil, serrés coude contre coude, manche bleue contre manche bleue, cuisse blanche contre cuisse blanche, guêttre noire contre guêtre noire. « Vive la garde impériale 1 » Le canon tonna. Les cloches ébranlaient l'air. Et la calèche continua d'avancer dans l'apothéose de cette unique acclamation issue de vingt mille faces en délire.

La France jacobine saluait son élite et l'œuvre de Valmy, de Jemmapes, d'Austerlitz, de Moscou.

Paul Adam. L'enfant d'Austerlitz.

Flammarion, édit.

H. HOUSSAYE

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