ADOLPHE-FRÉDÉRIC
Adolphe-Frédéric était un bon prince; son épouse, Louise-Ulrique , sœur de Frédéric II , avait plus d'esprit que lui. Ambitieuse , emportée , sans suite dans sa conduite , elle exerçait sur le roi un pouvoir funeste. Aucun monarque n'était plus fait pour gagner l'amour du peuple; aucun ne l'était moins pour arriver au pouvoir absolu par la force des armes. Ainsi la révolution qu'on voulait opérer à la diète de 1756 n'échoua que par son irrésolution. La jeune cour se déclara de plus en plus hostile au sénat. Louise-Ulrique chercha à se former un parti parmi ses amis personnels et les militaires. Ce parti, à la diète de 1756, dont le comte Axel Fcrsen était maréchal , fut poursuivi par suite d'un complot ayant pour but d'étendre le pouvoir royal. Plusieurs personnes, et notamment le comte ErikBrahe, en furent victimes. Les cha-
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peaux, qui dominaient, commencèrent la guerre de Poméranie, qui offre peu d'événements importants, mais un grand nombre de traits honorables pour les armes suédoises. Au reste, ce règne n'a de remarquable que. la fondation de Suéaborg, l'équipement d'une flotte canonnière par le célèbre Ehrensward , et la prolongation de la lutte entre les chapeaux et les bonnets. Le 12 février 1771, Adolphe-Frédéric fut frappé d'apoplexie, et mourut dans sa soixante et unième année. La bonté est aussi une puissance sur la terre : le deuil sincère du peuple , décrit par les contemporains, montre quelle place il occupait dans le cœur de ses sujets, à une époque où les mots roi et peuple étaient sans signification en Suède à côté des intérêts des corporations, des particuliers et des partis. Il laissa trois fils, dont deux, Gustave et Charles, montèrent sur le trône.
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