II. Quatre samyakprahâna (p. sammappadhâna) (2), « bons
(1) Majjh. N. I, p. 55 sqq. ; Dîgha-N. II, p. 120, etc.
(2) Se méprenant sur la valeur réelle du mot pracrit qui est à la base du pâli padhâna, les théologiens sanscrits ont cru qu’il s’agissait d’abandons, prahâna, et non de mises au jour,d’efïorts. Mais dans les explications qu’ils ont données du mot prahâna, ils ont, par respect de la tradition, rectifié CTix-mêmes leur erreur. Car ce n’est assurément pas par hasard qu’Asanga et la Mahâvyutpatti se servent du verbe samyak-pradadhâti, quand ils veulent développer le terme technique (MSA. XVIII, 19 : M. Vy., § 39). Que la formule primitive ait eu en vue des efforts et non des abandons.
déploiements d’énergie » : le bhiksu « engendre » sa volonté, lutte, ramasse son énergie, tend sa pensée, déploie tout son effort 1° pour prévenir le mal avant qu’il soit là ; 2® pour supprimer le mal qui s’est déjà montré ; 3® pour faire le bien qui n’existe pas encore ; 4® pour maintenir, fortifier, inculquer, amener à sa plénitude le bien qui existe déjà.
III. Quatre « bases de la puissance merveilleuse », rddhipâda (pâli iddhipâdà). Toutes quatre « manifestent les conformations qui résultent du déploiement de la concentration de pensée » ; mais cette concentration de pensée est faite soit par la volonté, soit par l’énergie, soit par la pensée, soit enfin par la réflexion.
IV. Cinq facultés morales, indriya : la foi, l’énergie, l’c ttention, la concentration de la pensée, la sagesse (1).