IL
104 Déclaration des Estais de HaUawde.
m General et de Gouverneur de Province il n'en serait point dkr
* pose, sinon du concert et du consentement des deux Provinces. m Qu'incontinent après l'ouverture de la Grande Assemblés kl
* Députés de Gueldrc avoient Avisé les premiers, que la casas
* de Capitaine Général estoit inutile pendant la paix, due «a *dc Zeclunde n'en avoient jamais parlé qu'en des oonfatnc»
* particulières, et comme d'une chose indifférente, âne kl Ds- 0 pûtes d'Utrecht et d'Overyssel avoient jugé, que l'on pousik ^travailler à l'Instruction d'un Capitaine General, et inesaa "que Ton pouvoit le nommer en cas de nécessité, ou autrement; "pourveu que cela se fist du consentement unanime de tous h* "Alliés, ou du moins de l'avis de cinq Provinces, âne as "Estats do Zeclandc disoient bien en leur Résolution an 81 " Septembre, que c 'estoit pour ramener l'ancienne coustnme, et " pour restablir l'ancienne forme du Gouvernement, qu'ils nom- "meroient le Prince d'Orange à la charge du Capitaine Go- "neral; mais qu'ils avoient péché contre les formes, en prenant "de leur chef une liesolution de cette nature sans la partions* "tion de leurs Alliés, qui y estant également intéressés sfcc "eux, il falloit leur faire gouster les raisons, qui les pouToiest "convier à procéder conjointement avec eux à la nomination "d'un Capitaine General. Pour eux, qu'ils n'estoient pas encore " assés éclairés pour pouvoir juger que ce fust une chose bien "nécessaire, ny que depuis l'arresté de la Grande Assemblée il " fust arrivé des révolutions qui pussent y obliger l'Estat en ge» " neral, ou In Province de Hollande en particulier. Que pois "qu'il n'y avoit point d'armée en campagne, l'on ne pouvoit pss "donner de l'cmploy a un Capitaine General; et qu'un Amiral " en Chef qui ne va jamais en mer et qui ne commande jaunis "en personne, ne pouvoit servir de rien; comme il estoit inutils "de luy donner un Lieutenant, qui n'auroit point de fonction. " Qu'ils ne pouvoient pas comprendre de quels desordres, ny de "quelle confusion Messieurs de Zeelande vouloient parler; mais "qu'ils vouloient bien que Ton sceust que cette manière d'agir "irreguliere et informelle estoit fort capable d'en remplir too) "l'Estat. Que l'âge du Prince d'Orange le rendoit incapable *de servir la République en quoy que ce soit, et mesmes que Ton "ne pouvoit pas encore juger, si un jour il auroit les qualités " nécessaires pour cela. Que ces raisons avoient obligé les Estats "de Hollande ù prendre des liesolution s formelles contre las snr*
Déclaration des Estais de Hollande. 195
finances, et particulièrement contre celle de la charge de Capi-
General, parce que le service de l'Estat devoit estre la
▼eue de tous les gens de bien. Qu'il importent de faire
taaaoistre aux Ministres de cette qualité, que c'est à la bonté
yrim Estats, et non à la succession de leurs pères qu'ils sont
'frftfcfables de leurs emplois, et que le Prince d'Orange ne le
mmroit jamais s'il se trouvoit revestu de ces charges avec les pre-
rémm caractères du Christianisme (1), et devant qu'il eust l'usage
'4ièt la raison. Qu'ils ne pourroient pas disposer de cette charge
*flns faire tort à la postérité, qui auroit sujet de se plaindre de
'tfii violence que l'on auroit faite à la faculté qu'elle a, et doit
-fttffttr de disposer en son temps des choses de cette nature, ainsi
=bqi'elle le jugera à propos pour le bien de l'Estat. Que ce se-
piMt une nouveauté qui n'auroit point d'exemple, ny en ces païs,
**iy en aucune autre republique libre, que de donner la charge
■fedo Capitaine General d'une armée à un enfant qui est encore
**mi maillot. Que la création de la charge de Lieutenant General
J^aeroit une autre nouveauté aussy dangereuse que la première,
Nvm seulement pour l'Estat, mais mesme pour la personne du
•^Prince d'Orange, parce que le Comte de Nassau qui avoit
|*de grandes qualités pourroit former un party pendant la nrino-
CMM, et s'establir tellement dans son poste qu'il ne seroit pas
£*m la puissance du Prince, ny de l'Estat mesme de l'en dépos-
F-'#seder. Que les jalousies entre les deux branches de la Maison
r-»4e Nassau n'estoient pas une chose nouvelle, puis qu'on en
'la tvoit veu les effets entre le père de l'un et l'ayeul de l'autre;
frqn'il ne se pouvoit que le Comte ne se souvint du tour que le
'Prince F rede rie-Henry luy joua après la mort du Comte
'Bailla urne (2), en se faisant donner le Gouvernement de Gro-
'UDguc, avec la survivance de celuy de Frise, et que l'on devoit
'Croire qu'il ne perdroit pas l'occasion de s'en ressentir quand
'3 pourroit le faire avec avantage (3). Que l'on ne pouvoit pas
Q) Dès son baptême.
(2) Lisez: le Comte Henry-Casimir.
(3) Que les jalousies .... avec avantage. Les Etats de Hollaude s'expri- ■ott moins explicitement: «Te meer, alsoo liacr Edele Groot Mo. overngende de qualiteyten ende circumstantien die deselve gheinformeert yn te concurreren in ende omtrcnt de Personagic, by de voorsz. Reolutie tôt Lieutenant van meer hoochgemcltcn Hcere Prince van ) range voorgheslagen, ooek daemevens insonderheyt reguard nemende
196 Predicatmrs êeâUieux.
* donner le commandement des armes de l 'Estât an Comte Gnil flnumc sans faire un affront sanglant et irréparable ai 8a> m gneur de Brcderodc, dont les illustres prédécesseur! itowA 0 rendu dus services trop importants à l'Estat pour se voir ilm dignement traittês en leur postérité, en Pempeschant de fia m les fonctions de sa charge de Mareschal de Camp, dont ton
* les alliés l'avoicnt honoré. Que Ton ne pou voit pas donner n
# Lieutenant à l'Admirai en Chef, puis que cette charge estai
• possédée et effectivement exercée par Tromp, du consenteneat *ct avec rap])laudisscment de toutes les Provinces (!).* La Estats de Hollande n'y parloient point du tout de l'aversion pv* ticulicrc qu'ils avoient pour le Comte de Nassau, parce qnlb croyoient ne devoir point parler des affaires de l'an 1650, ny è l'entreprise et du siège d'Amsterdam dont il nvoit eu tonte k conduite, avec la confidence du Prince défunct, parce qu'Us vos* loient bien que l'on crust qu'ils en avoient perdu le souvenir et le ressentiment.
Quelques Prédicateurs se mcslant bien avant dans cette intngm cmployoient une partie de leurs sermons à décrier les actions dm Estats de Hollande, et à prescher la nécessité de l'élection dVi Capitaine General, et d'un Gouverneur de Province. Mais D a^r eu avoit point qui prechast la sédition avec plus d'effronterie et d'obstination que Jacob Stcrmont, un des Pasteurs de l'Eglni de la Haye (2). Dés l'an 1649 le Consistoire de ce lieusedomi la liberté de faire une deputation particulière au Roy d'Angktern pour luy faire des compliments de condoléance sur la mort tragique du Koy son perc; ce qu'il ne fit qu'à la considération di Prince d'Orange, son beau frère. Mais les Estats de Hollande ne
op het nppuy ende stcunsel, dut dcsclve sich op 't rundament tu k hooge Cliargcs, by hom albereydts bckleedt werdende, endc UTideit liant ie met deu Huysc van Orange onlanghs door Huwelyck p* marekt, en anderc saecken inccr soude konnen beloven, niet hebben konnen vertrouwcn dat de gemcltc Pcrsonage de voor-geroerde m* schclyckhcyt minder als anderc subject weseu soude."
(L Résolutions des Etats de Hollande du 14 Décembre 1652. I* 2 Octobre précédent les Etats de cette province avaient nomment commission pour examiner la résolution que les Etats de Zâiaii avaient prise. Le Pensionnaire de Dordrecht, Jean de Witt, prf* senta au nom de cette commission un rapport très-détaillé quitttt dans les Résolutions des Etats de Hollande du 19 Novembre 1651
(2) Voir ci -devant II. p. 27.
Jacob Stermont 197
«Tant souffrir que cette assemblée qui n'a point d'autre autorité 19 celle de preseber la parole de Dieu dans les temples, de conter les malades dans les maisons particulières, et de subvenir Il nécessité des pauvres, s'érigeast en un Corps qui pust se faire isiderer dans l'Estat, luy en témoignèrent leur indignation, et ' filent des défenses bien expresses de voir des Princes estran- % par forme de députât ion, sous quelque prétexte que ce fust, otretenir des correspondances hors du pais, et de parler en ira des affaires d'Ëstat. Le mesme Stermont qui devoit servir temple de modération et d'obéissance à son troupeau, et execuponctûellement les ordres de ses supérieurs, se servant au conire de l'occasion des grandes contestations qu'il voyoit, en Tan ►0, entre les Estats de Hollande et le Prince d'Orange au A de Testât de la guerre, ne craignit point de déclamer contre conduite des premiers, de les taxer d'ingratitude, tant à l'égard h Maison d'Orange, que pour les gens de guerre, et de les oser publiquement d'avoir violé l'Union. Dans tous les libelqu*il composoit, et dans ses conversations il disoit, que parmy Magistrats de la Province il y en avoit qui entretenoient corpondence particulière avec l'Ambassadeur d'Espagne, et qui en soient de l'argent. Ses calomnies et ses imprudences (1) luy ment alors une forte réprimande, que les Estats de Hollande
firent faire par leur Conseiller Pensionaire. kpros la mort du Prince d'Orange il continua de prescher iftîensement, faisant en ses sermons des digressions tres-odieuses mpertinentes, jusques à dire que cette mort estoit un présage de raine de l'Estat. Il passa mesme à un tel point d'extravagance
luy, et quelques-uns de ses collègues affectoient dans leurs aes publiques, de recommander à Dieu la personne et la Mai-
du Prince d'Orange, et n'y parloient point des Estats
Hollande, leurs Souverains, parce qu'ils (2) ne les reconssoient point pour tels. Stermont en son particulier emyoit son talent à faire des libelles qui servoient de panegyri- % an Prince défunct, et qui j us ti fi oient hautement des actions t les Estats de Hollande condamnoient, et que la Princesse ttairiere et les autres parents de la Maison de Nassau tas- Dfant d'excuser, mais qu'ils n'approuvoient point; comme l'em- ■onnement des Députés des Estats de Hollande, et le siège
1) Edit. impr.: impudences.
9) Edit. impr.: apparemment parce qu'ils etc.
198 Jffairft de Portugal.
d'Amsterdam. Les Conseillers Députés l'en censurèrent ment. Mais cet esprit ambitieux, orgueilleux et incorrigible hsctari la bride n sa passion déréglée, s'échappa encore estant en chaire k 10 Mars de l'année 1652, et parla des auteurs de la paix d'EspgM, c'est à dire des Estât s de Hollande, en des termes qui faisoient ennoistre qu'il avoit perdu tout respect pour eux, et qu'il necnigMÏ point de donner du scandale à l'Eglise, comme ses libelles ofa* soient tous les gens d'honneur. On commença enfin à s'en de sorto que ce Ministre s'estant rendu insupportable, les Estatide Hollande se trouvèrent nécessités de luy interdire la chaire. Dij a rien qui ramené si tost ces sortes d'esprits de leurs égaroneaa qvie le retranchement de leurs gages. Il voulut d'abord sejuliiier par de meschantes raisons ; mais comme on ne s'en ptji point, il fut contraint de confesser ses fautes passées, et de promettre plus de retenue ix 1 avenir. Il s'est tû depuis; mais mi silence l'a consumé, parce que ne pouvant pas se défaire de M sentiments naturels, cette obéissance forcée le fit mourir an M de quelques années. Je ne parlerois point d'une personne parti* lierc, qui ne mérite pas qu'on s'en souvienne dans l'histoire, i ce n'estoit que je me trouve obligé de faire connoistre ci h sienne l'esprit de presque tous les autres Ministres, qui anM par leur interest plustost que par un véritable zèle, vend<neat,4 vendent encore leur langue et leur plume pour porter le pamki la révolte, et à embrasser aveuglement les interest s de la d'Orange, mesme contre ceux de l'Est at.
(/est ce qui a fait à peu près les succès de l'année 16&4 bien que ce ne soit pas mon intention de composer des anad* j'u&liinc pourtant devoir ajouster à ce Livre un mot desdâwsBi que Ton avoit avec le Roy de Portugal. Son Ambassadeur estflil party de la Haye dés l'année 1651, et cette Couroune-li ^ avant plus de Ministre, la Cour de Lisbonne fit quelques owtt tares d'accommodement au Consul qui y rcsidoit de la part da Estuts pour la protection des marchands. Mais elles ne furerf pas agréées, tant parce qu'on jugeoit qu'elles n'a voient pas es» | faites dans les formes, puis que ceux qui les a voient faites poavoient estre désavoués que parce que les Portugois bieo W* d'offrir la restitution de ce qu'ils a voient pris sur la CompagHK des Indes Occidentales, demaudoienl ce qu'elle possedoit encore U lïre>il. On disait, que cette proposition blessoit l'honneur at 11 réputation de la KcpuMique. Cependant pour ne point rompre aiec les l'ortugois, tandis que l'on estoit eu rupture avec l'Angleterre,
Offre* du Dite de Lorraine. 199
t, que si le Roy de Portugal avoit envie de s'accommoourroit se relascher jusques à luy céder tout ce que les
possedoient desja dans la Capitainie de Fernambouo, en à la Compagnie le Reciffe, et la ville Maurice, avec leur ou territoire, que l'on étendrait jusques à la portée du . bien jusques à une lieue à la ronde. Que moyennant boy de Portugal payerait à la Compagnie une somme xmviendroit, et laisserait aux Hollandois les Capitainies rica, de Parai ba, de Rio Grande, et de Siara, qui n'ess fort peuplées de Portugois. Que les sujets de cet urroient disposer des terres qui leur appartenoient dans inies de Fernambouc, y pourroient faire leur trafic, et y la liberté de conscience. Que les Portugois se pourroient
port du Reciffe, et que le Roy de Portugal payerait tous ne certaine somme pour l'entretien de la garnison.
croyoit pas que le Roy de Portugal deust rejetter ces s, parce qu'il s'estoit tousjours excusé, et avoit dit qu'il it pas restituer la Capitainie de Fernambouc à cause de té ou plustost sur l'impossibilité qu'il y aurait d'y faire
les habitants. On croyoit icy qu'il y avoit beaucoup rite dans le procédé des Portugois, et on se flattoit Use opinion que l'on avoit de Testât de leurs affaires; que Ton ne doutoit point que le Roy de Portugal ne fist u'on désirerait de luy. Cependant on ne pouvoit pas disimpatience que l'on avoit pour l'accommodement, et dans tatience les Estât s renvoyèrent le Consul à Lisbonne, re de sonder l'intention du Roy, et ils luy ordonnèrent
qu'il trouvast cette Cour là disposée à l'accommodement, r de la faire consentir que les Députés de part et d'aumvassent à Nantes, ou à la Rochelle. Mais cette cornue fut exécutée que Tannée suivante, et Ton joignit au (jisbert Rudolfi, alors Avocat de la Compagnie des ccidentales, et depuis Pensionaire de la ville de Rotter- 2onseiller au Grand Conseil de Hollande, tvons dit que Charles, Duc de Lorraine avoit offert ir le Roy d'Angleterre de dix raille hommes, et de faire sion en Irlande, si les Estats les y vouloient faire passer dans iseaux. C'estoit un artifice où les Espagnols se méloient, dre les Hollandois odieux et irréconciliables avec TAn- Aussy les Estats ne voulurent pas permettre que le Duc ; de leurs ports pour la facilité de Teinbarquement, et
200 A**emhlét âe Matines.
pour le transport des troupes qu'il faisoit mine de vouloir fine passer en Irlande. De sorte que le Duc ayant résolu d'yeuwyo quelques officiers pour se mettre à la teste des Irlandois qu'Ai trouveroient h la descente, en fit filer environ deux cent?, qui passèrent par I'Esclusc en Zeelande, où il leur envoya aussi des munitions et dos armes, à dessein de les y faire embarquer. Il» 1rs habitants de la ville de Middclbourg surpris de voir faire un grand amas d'armes, et que les rues estoient remplies de visages inconnus, se mirent en devoir de piller les armes, et de se jette? sur les officiers. Le Magistrat l'cmpcscha, et renvoya les estnngers en Flandre. Los Estuts qui vouloient s'en faire un mérite auprès du Parlement, ordonnèrent à leurs Ambassadeurs, qui estoient encore à Londres alors, d'y faire scavoir le service qu'Os ven oient de rendre à la République, en empesebant les Lorrains de passer en Irlande : bien que leur propre interest les eust obliges à renvoyer ces gens de guerre entrés dans le pais sans permission, et qui pouvoient leur donner ombrage.
L'Ambassadeur d'Espagne ne eessoit point de faire des plaintes de l'inexécution du traitté de Munster, et Ton voyoit à la Hiye plusieurs autres Ministres du mesme Koy chargés des ponrsuittes d'une infinité d'affaires estrangeres. L'Archiduc, Gouverneur des Païs Bas, y on avoit un, qui poursuivoit la restitution de li Commandcrie de Guemert, comme dépendante de l'Ordre Teutonique, dont il estoit Grand Maistre.
Les Estats de leur costé se plaignoient des gens de guerre que les Espagnols logeoient dans les païs d'Outremeuse, bien qu'ils appartinssent à l'Estat, en vertu du III article du traitté de Munster, qui laisse le* païs et les places do ces quartiers là » ceux qui les possedoient lors de la signature du traitté. Les ou» et les autres jugeoient l'érection de la Chambre Mypartic tresnecessairo, en exécution du XXI article du m es me traitté; mii* on n'entendoit pas qu'elle decidast les différents que l'on pouvoit avoir pour l'explication, ou pour l'exécution des III, VIII, H« LU, LXVII et LXXÏ articles du mesme traitté, qui parlent des troi* païs d'Outromeuso: de l'exemtion de certains droits et impositions; de lVschangc du Haut Quartier de Gueldre; de la séparation des limites de Flandre, et de la levée ou digue qui bouche la rivière de Zoutc.
Pour récrier ces différents, et quelques autres, il se fit, au commencement de Septembre, une Assemblée à Malines, pour l'éxecution du XV article du traitté de Munster, touchant le règlement
EÊmque de Munster obtient la restitution du chasteau de Beverguem. 201
[in droits qui se lèvent dans les ports de Flandre, avec ceux qui ^m tarent sur rEscault. De la part du Boy d'Espagne s'y trouvele Surintendant des Finances, le Président de la Cour de de Brabant, et deux autres personnes de qualité. Les y envoyèrent Aertsberguen, de Wimmenum, de lebert, Halewin et Ver boit; mais les Députés de l'Aroc refusèrent de traitter avec eux si on n'égaloit le nom- Tin de part et d'autre. Ils n'avoient point de pouvoir suffisant i plus; de sorte que Ton n'y fit rien. D'ailleurs les Ëgpagnols —iraient de divertir le commerce qui se fait sur la Meuse par ïim ptïs de Namur, de Liège, et de Brabant. La ville de Malii commença à estre infectée de la peste, et on y refusoit la terre, i Ton appelle sainte, aux domestiques des Reformés, et les gens inquietoient les malades des Députés de Hollande. rie dois remarquer que la dépense extraordinaire que la Proi de Hollande fut obligée de faire cette année, ne l'empescha de faire un fonds extraordinaire pour le bastiment de la salle, où les Estats de cette Province s'assemblent depuis ques années. Elle est de l'ordonnance de l'Architecte Post, n en fit les premiers projets en ce temps là, et qui l'acheva la direction du Sr. Wimmenum (1).
^Xaiphusen qui commandoit les armes de la Couronne rie £itode en Westfalie après le decés du Boy Gustave Adolfe, W qualité de Mareschal de Camp, a voit pris, en l'an 1633, le Aisteau de Beverguern, que est du domaine de l'Evesque de JUnster, et le céda Tannée suivante au Prince d'Orange, qui ♦ retint tant qu'il vescut, et son fils l'avoit possédé après son Mnéi, quoy que l'Electeur de Cologne, qui estoit aussy alors Svesqœ de Munster, en eust demandé de temps en temps la res- ÇWon. Il estoit à la bienséance du Prince à cause de sa terre |i* Linguen, et il n'estoit pas facile de luy arracher ce qu'il ne Mloii pas rendre volontairement. Mais la paix estant faite en ^Allemagne, et le Prince Guillaume, estant décédé, Christoffre Bernard van Galen, éleu Evesque de Munster depuis quelques •À (2), envoya à la Haye, au mois de Janvier 1653, le Colonel jfrilicb, qui en demanda et en obtint la restitution, moyennant Il remboursement de quelques deniers.
0) Voir: Aitzema, S. van Staett III. 31. p. 603. (2) Depuis 1650.
DES