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Révolution en Angleterre en faveur de Cromwell. 209
■tondre sur ce sujet ; mais aussy qu'ils estaient prests de nom- ■er des Ambassadeurs Plénipotentiaires pour aller conclurre le traitté, dés que le Parlement aurait marqué le temps, et le lieu fc Congrès."
Cette lettre estoit du 9 May. Mais devant qu'elle fust ren- H il estoit arrivé un changement tres-remarquable en Anglené, où Cromwell, General de l'armée, avoit fait séparer le Moment, et s'estoit fait donner toute la direction des affaires. I est vray qu'il se servit du nom et de l'autorité du Conseil Sttat; mais ce Conseil n 'estoit composé que de dix personnes, Mkes dépendantes de luy, et la pluspart des officiers de l'armée rident ses créatures. Cette Révolution qui se fit sans bruit et tas opposition, fut approuvée par l'armée navale, et par tous m qui faisoient les zélés pour la religion, et qui s'estoient érigés l colonnes de l'Eglise, tant dans l'armée, que dans les provinces. romwell se trouvant par ce moyen à la teste des affaires, rendit aux Estats Généraux, en y employant le nom du Conseil Estât: »Que le changement qui s'estoit] fait depuis quelques jours dans la République d'Angleterre, n'avoit point changé la passion ivee laquelle il embrasserait tousjours les occasions qui pourraient porter les esprits à un accommodement; et qu'il seroit toujours prest d'entrer en conférence avec les Plénipotentiaires |ne les Estats députeraient pour négocier la paix sur les proposions que l'on avoit faites l'année passée au Sr. de Heemiteede, comme le moyen le plus propre pour y réussir. Mais iju'il jugeoit qu'elle ne pouvoit pas estre commodément négociée dans un lieu neutre, parce que cela ne ferait qu'éloigner l'effet des désirs de l'un et de l'autre Estât (1). Les Estats voyant que le changement arrivé en Angleterre kvoit point altéré l'inclination que l'on y avoit pour la paix, gèrent qu'il ne falloit pas aussy que cet Estât changeast d'intest, ny que l'on s'éloignast de la Résolution que l'on avoit rise touchant le renoûement de la négociation. Mais considérant 'ailleurs que les propositions sur lesquelles les Anglois vouloient fcitter n'estoient ny justes, ny honnestes, ils estoient d'avis que '•bord on en voyast. quelques Députés en Angleterre, qui n'ayant oint de caractère, pourraient déclarer à la Republique: Que cet «tat ne .traitteroit jamais avec elle, et ne renouerait jamais la
(1) Ait sema, S. van Staet. III. 33. p. 812.