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DES DIFFÉRENTES RELIGIONS

Programme d'un cours supérieur d'histoire des religions, au point de vue de l'enseignement secondaire

PAR M. J. HOOYKAAS *.

§ i. — Diflérence entre la Religion et les Religions. Etymologie et usage du mot latin Religio. Elément commun à toutes les religions; manifestations nombreuses et variées. Origine et analyse du phénomène de la religion. — Celui qui ne connaît qu'une seule religion n'en connaît aucune. Eléments universels et particuliers. Toutes les religions ont droit à notre appréciation et à notre respect.

§ 2. — La religion est un phénomène historique. — Développement et dégénérescence ; causes de ces deux phénomènes. Religions civilisées et religions incultes.

» Extrait de la Revue de l'/tistoire des religions ('1880^.

PROGRAMME d'uN COURS SECONDAIRE 251

La religion du livre. — Sources de notre connaissance de l'histoire des religions.

§ 3. — Classification des religions d'après leur pouvoir de créer des associations. Religions de famille ; religions nationales ; religions universelles. — Classifications erronées ou insuffisantes : religions monothéistes et polythéistes; religion naturelle et religion révélée ; religions primitives (culte de la nature), religions civilisées (subissant l'influence de la culture), religions morales. A repousser également la classification des religions d'après un principe philosophique ou morphologique. Le critérium de Lessing (iVaf/ian der Welse) est excellent pour l'appréciation, mais inutile pour la classification scientifique des religions.

§ 4. — La religion des tribus incultes et les restes'de ce point de vue dans toutes les religions supérieures. Animisme, fétichisme, spiritisme, chamanisme.

§ 5. — Les Noyées (et les Germains). Religion poétique, fantastique, personnification des phénomènes et des forces de la nature. L'élément esthétique, l'élément intellectuel, l'élément national, l'élément moral y existent tous en germe, sans qu'aucun d'eux y prenne de plus grandes proportions.

§ 6. — La Chine. Religion très inférieure par suH^ de l'absence de fantaisie tant au point de vue intellectuel et poétique, qu'au point de vue moral: utilitaire

et conservatrice, elle manque absoLonifiDt de mysticismef En Chine, la religion a été utilisée d'une façon remarquable en faveur de l'Etat et de la vie sociale, dont l'organisation est primitive et mécanique. (La question chinoise ; l'ancienne religion officielle ; Kongfu-tse, Meng^e. — Ensuite Lao-tse).

§ 7. — L'Egypte, Première religion vraiment nationale. Pourtant culte de la nature. En apparence, polythéisme bizarre et culte d'animaux. Belle idée fondamentale : I9. vie se maintient, même dans la mort. Ni doctrines secrètes, ni métempsycose. Religion symbolique , théocratique, mystique. Morale pure et élevée.

§ 8. — Les Romains. Religion pratique, mais pas élevée (elle a quelque analogie avec celle des Chinois). La religion est toute entière au service de l'idée nationale et des intérêts nationaux. Génies, dieux, culte. Le Romain divinise les réalités de la vie ordinaire ; sa religion est à la portée de tous, mais l'idéal lui échappe. Beaucoup d'ordre et de régularité, mais peu de progrès. Rome est tout (Jupiter optimus maximus ; adoration de l'empereur). — Les dieux grecs transportés à Rome y perdent leur éclat et leur charme. Cependant la religion des Romains a mis en relief l'idée du droit.

§ 9. — Lei Grecs. Influences heureuses (différenfes civilisations ; Homère et Hésiode ; le climat et le peuple). La religion s'y développe, du culte de la nature

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