‹ L'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 32 sur 75 · DRE · texte numérisé non relu

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fut contraint de les relâcher l'un après l'uutre, sans condition et avec les honneurs de La guerre, comme disait Bédard, leur chef.

Le gouverneur ne voulut pas s'arrêter en si beau chemin. Au cours de l'été de 1811, il entreprit de faire Passer une loi en vertu de laquelle la nomination des évêques et des curés serait désormais une prérogative royale, et il demanda à Mgr Plessis de donner d'avance son approbation à ce projet. Le digne évêque refusa, Après une longue discussion pendant laquelle Mgr Plessis fit entendre au 8ouverneur qu'aucun membre de l'Église S catholique ne pouvait reconnaître la suprématie religieuse du roi, l'irascible Craig lui répondit : « Et nous, nous ne reconnaissons point l'Église catholique». Le gouverneur

Mgr PLESSIS ne tarda pas à s'éloigner du pays. Il était atteint d'une maladie mortelle : il s'en retourna en Europe, où il mourut au mois de janvier 1812.

Sir George Provost

Sir James Craig eut pour successeur un général d'origine suisse, sir George Provost, qui depuis quelques années, était gouverneur de la Nouvelle-Écosse, C'était un homme modéré et Pourvu de bon sens pratique. Après son arrivée à Québec, en 1811, sir George travailla à concilier les esprits et à s'attacher les Canadiens, en témoignant une entière confiance en leur loyauté. 11 n'eut qu'à rendre justice aux victimes de Craig pour conquérir les sympathies des Canadiens-F rançais. Il obtint de la chambre tout ce qu'il demanda pour la défense du Canada, vu le danger d'une rupture avec les États-Unis. Le parlement vota les fonds nécessaires, autorisa le Souverneur à lever une troupe de 2,000 hommes, et, en cas de besoin, à mettre sur pied toute la milice disponible.

Le nouveau gouverneur eut plusieurs entrevues avec Mgr Plessis aux fins de mettre le clergé et la religion catholique dans une

Sir George PROVOST situation convenable, conformément aux con-

ditions des traités. Ce prélat profita des bonnes dispositions de sir George pour faire “connaître pleinement l'existence légale de la religion catholique au Canada.

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