CHAPITRE III
LA SITUATION DANS LES DIVERSES PROVINCES ANGLAISES, AVANT LA GUERRE DE 1812
Au Haut-Canada
Le premier flot d'immigration des loyalistes au Haut-Canada cut lieu en 1784. Dès les premières années de leur établissement, ces populations anglaises demandérent une province séparée, et ils l’obtinrent par l'Acte de 1791. La ligne de limitation fut fixée par une proclamation royale. On ne tarda pas à y former un Souvernement dont le siège fut d’abord à Newark, aujourd’hui Niagara. La première assemblée parlementaire fut tenue le 17 septembre 1792. La session dura quatre semaines et seulement huit actes du parlement furent votés. Newark était près des frontières américaines, exposé par là même à des incursions désagréables de la part de ses voisins de la jeune république. Il fut résolu de choisir une autre localité pour être la capitale de la province. Le lieutenant-gouverneur, John Graves Simcoe, désirait qu’on fit choix du village nommé aujourd’hui la ville de London. Lord Dorchester, gouverneur général, préférait Kingston. Les deux gouverneurs tombèrent d'accord quand ils se rencontrèrent à mi-chemin,
et ils adoptèrent pour capitale le port de York (Toronto). La première Chambre s'y réunit en 1797.
Quand Simcoe prorogea la première session du parlement à Niagara, il termina son discours par ces paroles : « Notre province est bénie d'une manière particulière. Nous n'avons pas une Constitution mutilée, mais une constitution qui a fait ses preuves, qui est la véritable image de celle qui régit la Grande-Bretagne, et cette constitution a donné aux sujets anglais autant de liberté et de bonheur que le comporte le degré de subordination nécessaire à la bonne administration d'une nation civilisée ».
Les pionniers loyalistes, heureux de n'être plus exposés aux persécutions qu'ils avaient endurées aux États-Unis, se mirent à l'œuvre pour défricher leurs terres, sans s'occuper des détails de l'administration du pays. Les taxes étaient légères ; de plus, par nature et par éducation de famille, ces colons étaient pleins de respect pour l'autorité. Malheureusement, les administrateurs en abusèrent pour former, comme dans les autres provinces, leur célèbre « Family Compact». Le conseil exécutif et les fonctionnaires du Souvernement formèrent un cercle social où étaient admis, exclusivement, les parents et amis intimes des administrateurs de la chose publique. Aucun autre sujet de la province ne pouvait aspirer à prendre place dans ce cercle des dieux.
furent les tristes résultats de ce mode d'administration injuste et contraire aux lois de la Constitution an-
Question de frontières
A part l'immigration écossaise qui se fit à la Nouvelle-Écosse, en 1773, et dont nous avons déjà parlé dans une leçon précédente, il y en eut une autre vers le commencement du dernier siècle, surtout de 1801 à 1805. Dans une seule année, 1,300 de ces émigrés se fixèrent dans le seul comté de Pictou. Dès l’année 1791, des sujets de la première colonie s'étaient aussi établis sur l’île du Cap-Breton, et, avec ceux qui vinrent les rejoindre dans la suite, ils comptaient, en 1828, vingt-cinq mille âmes.
Après le licenciement des soldats écossais qui composaient le régiment des Glengarry Fencibles, ceux-ci remontèrent le Saint-Laurent et allérent se fixer au Haut-Canada. Ils étaient pour la plupart catholiques, et c'est un de leurs prêtres, le révérend M. Alexander Macdonell, qui devint le premier évêque catholique du Haut-Canada.
Sur ces entrefaites, les limites du Maine, mal définies par le traité de Versailles (1783), occupaient l'attention des nations intéressées. Le traité de Versailles marquait la rivière Sainte-Croix comme ligne de délimitation entre le Maine et ce qu'on appelait encore, à cette époque, la province de la Nouvelle-Écosse, Mais cette rivière Sainte-Croix, où était-elle ? Les noms français donnés à ces divers cours d’eau, en 1606, par de Monts, Champlain et autres, étaient complètement oubliés. Depuis cent ans et plus, on avait repris les vieux noms sauvages par lesquels ces rivières étaient désignées de temps immémorial. Les États- Unis disaient que c'était la Magaguadavik qui faisait la limite. Au Nouveau-Brunswick, on assurait que c'était la Schoodique. En 1789, une décision fut donnée en faveur de la Schoodique. Il fut prouvé que
cette rivière était celle que Champlain appela autrefois Sainte-Croix, et ce fut ce cours d'eau qui devint la frontière orientale entre le Nouveau- Brunswick et les États-Unis. Les limites du côté du nord et la question des îles, dans la baie de Passamaquoddy, ne devaient être réglées que plus tard.
Au Nord-Ouest — Une nouvelle compagnie
La compagnie de la baie d'Hudson, après avoir reçu sa charte en 1670, n'avait eu qu'à intéresser les Indiens au commerce des fourrures et à percevoir les gros bénéfices qui lui revenaient de cette traite. Elle ne s'était pas encore occupée d’explorations dans ces vastes régions. Tout au plus s’était-elle efforcée, pour garder son monopole, d'explorer quelque peu l'intérieur de la baie d'Hudson, quand La Vérendryc et ses successeurs vinrent faire le commerce à côté de la compagnie.
La France avait été obligée de se retirer, en 1763, lorsqu'elle perdit le Canada, mais la Compagnie de la baie d'Hudson allait encore avoir des sociétés rivales. Cette fois, ce fut une association de marchands écossais qui prit le nom de « Compagnie du Nord-Ouest ». Cette dernière opérait au nord et à l'ouest du lac Supérieur. Il faut savoir que la charte de la compagnie de la baie d'Hudson donnait à ses membres une juridiction exclusive de commerce sur tout le territoire arrosé par les cours d’eau qui se jettent dans la baie d'Hudson. Or, quelle était l'étendue de ce territoire ? Pour s’en assurer, les membres des deux compagnies se mirent à faire de longues explorations, lesquelles aboutirent à des découvertes importantes. Ce furent des négociants de la compagnie du Nord-Ouest qui trouvèrent les différents passages par lesquels on traverse les montagnes Rocheuses pour arriver sur les côtes du Pacifique. C'est Par une de ces vieilles routes que s'engage aujourd’hui la ligne du chemin de fer Pacifique canadien qui aboutit à l’île Vancouver, sur l’Océan Pacifique.
En 1778, le capitaine Cook découvrit l’île de Vancouver ainsi que la baie appelée Nootka par les Indiens Mongoloides de ces régions. Dans son journal de voyage, Cook donne des détails très curieux sur ces tribus sauvages.
En 1792, le capitaine George Vancouver fut envoyé par l’Angleterre pour prendre possession formelle de Nootka. Il passa deux ou trois ans sur ces côtes, et fit diverses explorations. Nootka, appelée désormais Vancouver, fut mise en possession de ja Grande-Bretagne en 1795. Le plus célèbre des explorateurs de la compagnie du Nord-Ouest fut sir Alexander MacKenzie. Entre autres découvertes, il remonta, en 1789, la rivière qui porte son nom et se rendit jusqu’à l’océan Arctique.
L'ile de Terre-Neuve
Par le traité de Paris, signé en 1763, la France renonça à toutes ses possessions en Canada, dans les îles du golfe et à Terre-Neuve. Toutefois, ce traité confirma et étendit même les privilèges de pêche donnés déjà aux Français par le traité d'Utrecht. Les îles Saint-Pierre et Miquelon furent concédécs à la France, à titre de place de refuge pour les pêcheurs français. :
Un recensement, fait en 1763, nous apprend qu'il y avait alors une population de 13,112 âmes sur l’île de Terre-Neuve. Sur ce nombre,
nn D
Re
- te deux dollars le baril, et le porc, trente-six.
7,500 résidaient en Permanence ; 4,795 étaient c testants. Les catholiques étaient pour la plupa de Cork, Waterford et Belfast. Durant cette 6 d'injustices exercées par les marchands envers les régions. Les catholiques ne souffrirent pas moins religieuse des gouverneurs. Les prêtres ne
atholiques et 2,705 prort des Irlandais émigrés poque, il y eut une foule
vicaire apostolique de t'île de Terre-Neuve.
Ce fut en 1783 que le traité de Versailles donna aux Français « le droit exclusif de pêche sur le littoral de l'île Terre-Neuve, à partir du cap
jusqu'au cap Ray, à l’ouest, en contournant l’île
L'’Angleterre n’a jamais admis cette interprétation de la clause du traité de Versailles, et le différend n’est pas encore
réglé. A l'époque dont nous parlons, tout le Labrador appartenait au Canada. Aujourd’hui, une étroite lisière, à l’est de la grande péninsuie, est sous la juridiction de Terre-N euve : le reste est annexé à la Puissance du Canada. La ligne de délimitation va du nord au sud, du cap Chudleigh au détroit de Belle-Isle.
Durant la guerre d'indépendance des États-U ments de Terre-Neuve furent la proie des flibustiers américains. Plus tard, après la révolution française, pendant la Buerre qui éclata entre la France et l'Anglet..:« en 1793, une petite flotte française se dirigea vers Saint-Jean de Ter. Neuve, dans le but apparent de s'emparer de cette nouvelle ville, Elle n'entra pas dans le port. Après avoir rôdé quelque temps sur les côtes et brûlé un village, elle fit voile pour la France.
Dès les premières années du dix-neuvième siècle, tation rapide dans l'établissement de l’île qui comptait déjà, en 1804, une population fixe de 20,380. En 1812, la population de la ville de Saint-Jean, était de 7,075 âmes. Les capitalistes qui étaient engagés, à cette époque, dans les pêcheries de Terre-Neuve, firent rapidement fortune. Quelques-uns retirèrent des profits nets de $60,000 à $100,000 par année. Il y eut telle année où l'exportation du poisson fut de 1,200,000 quintaux, ce qui donnait une valeur de $12,000,000. En
revanche, les provisions étaient très élevées. T , -1r se vendait tren-
nis, plusieurs établisse-
il y eut une augmen-
Le premier journal de l'île de Terre-Neuve a été le Royal Gazette, qui
parut en 1806, publié et rédigé par John Ryan. Cette publication se continue encore de nos jours.
Les Acadiens dans les provinces maritimes
Lorsque le Canada passa sous le régime anglais, et qu'il devint facile de prévoir une paix prochaine entre la France et l'Angleterre, les Acadiens prirent les moyens à leur disposition Pour sortir de l’intolérable condition dans laquelle ils avaient été forcément plongés. Le dernier &uerroyeur français, M. de Boishébert, se retira définitivement de la
lutte, en 1759. Les missionnaires engagèrent alors leurs paroissiens à s’aboucher avec qui de droit, pour obtenir des accommodements, un modus vivendi, Le 30 janvier 1760, un arrangement fut conclu entre le colonel Frye, commandant du fort Cumberland, et les délégués des Acadiens conduits par leur dévoué missionnaire, M. Manach. En vertu de ce traité, les Acadiens pouvaient désormais séjourner en paix dans leurs cantons respectifs, Leur occupation du sol, sans être officiellement approuvée, serait au moins ouvertement tolérée,
L'espoir revint au cœur de ces Pauvres proscrits. Les familles de Memramcook et de Petitcodiac reprirent la culture des anciens territoires. J1 y eut des groupes qui se fixérent ici et là, près des côtes, de Memramcook à Miramichi, et tout le long de la baie des Chaleurs.
Dans la Nouvelle-Écosse, des établissements se firent à Menoudy, à l’île Madame, sur les rives du détroit de Canseau, à Prospect, à Chezetcook et à la baie Sainte-Marie. Malheureusement, ces groupes se trouvaient dispersés et assez éloignés les uns des autres. Ceux qui n'étaient séparés que par des distances médiocres, arrivèrent peu à peu à se rapprocher et à se réunir par leur développement mutuel.
Aujourd'hui les Acadiens présentent huit groupes distincts que M. Rameau de Saint-Père présente comme suit : 10 celui de l'isthme de Shédiac, s'étendant de Richibouctou à la baie de F undy ; 2° celui de la baie de Sainte-Marie, compr2nant !
les Acadiens des comtés de Yarmouth et de Digby ; 3° celui de la baie des Chaleurs et du golfe, renfermant la partie du
Nouveau-Brunswick au nord de Richi- Charles be BOISHÉBERT bouctou ; 4° le groupe de l’île du Prince- Édouard ; 50 celui du Madawaska ; 60 les Acadiens du détroit de Canseau et du sud du Cap-Breton ; 7 les paroisses acadiennes de Chéticamp et les divers établissements acadiens répandus dans les comtés d’Inverness et de Victoria ; 8 le petit groupe de Chezetcook, près d'Halifax : et ceux qui sont domiciliés dans la capitale de la Nouvelle-Écosse ». Après la dispersion de 1755, un grand nombre d’Acadiens se refugièrent au Canada où l’on compte aujourd’hui, dans la province de Québec, près de cent vingt mille Acadiens d'origine. Les principaux groupes d’Acadiens, en cette dernière province, se trouvent dans le district de Joliette, dàns l’Acadie et autres paroisses des comtés avoisinants, dans Napierville, Iberville, Saint-Jean, Bécancour, Saint-Grégoire, Nicolet, aux Trois-Rivières, dans les comtés de Mégantic, Drummond et Arthabaska, dans la ville de Montréal, dans la Gaspésie, dans les comtés de Témiscouata, du Saguenay, etc. Ils se dirigèrent au Bas-Canada par
deux courants d'immigration : l'un venant de l'Acadie, l’autre, des États-Unis.
Missionnaires chez les Acadiens et les sauvages
De 1759 à 1765, les Acadiens demeurés dans le pays et ceux des tats-Unis ne reçurent d’autres secours spirituels que ceux sd 8 B
RQ era SEEN VAN JR PUMA :
furent donnés dans les visites peu fréquentés du P. Bonaventure. Leur premier missionnaire fut M. Bailly de Messcin, envoyé à la Nouvellecosse en 1768. Quelques années plus tard, arrivent les abbés Ledru et Leroux. Vers la fin du dix-huitième siècle, et au commencement du dix-neuvième, nous voyons l'abbé Le Jamtel à l'Ile-Madame et à la desserte de postes environnants ; l'abbé McEachern dans le sud du Cap-Breton ; les abbés de Calonne, Ciquard et Pichard dans l'île Saint- Jean, au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle-Écosse ; les abbés Burke, Phelan, Jones, à Halifax, et quelques autres disséminés ici et là ; mais, en somme, les missionnaires sont fort rares. Les Abénaquis et les Micmaes furent, ceux aussi, privés pendant quelque temps de secours spirituels ; mais la révolution française leur envoya des apôtres, Bien des fois auparavant, ces pauvres sauvages avaient fait des tentatives Pour avoir, au milieu d'eux, un prêtre qui pât les retenir dans le devoir : leurs démarches étaient toujours demeurées sans résultat. Le Canada lui-même était dépourvu de prêtres et n'avait plus de religieux.
Un jour, les Abénaquis de l'ancienne mission de Naransouac, ayant entendu parler du iévérend M. Carroll, supéricur général des missions à Baltimore, lui envoyèrent une députation spéciale pour lui demander un missionnaire. Le chef qui porta la parole, fit un touchant tableau des misères que l’ivrognerie engendrait parmi les indigènes ; puis, tirant de son sein un crucifix qu'il baisa à plusieurs reprises, il le donna au P. Carroll et il ajouta, la figure baignée de larmes : « Ce crucifix, c'est celui de notre Père Rasles que les Anglais ont immolé, il y a soixantedix ans. C'est le seul souvenir qui soit resté de lui dans notre tribu. De père en fils, nous l'avons conservé jusqu'à ce jour. Mon père, ce gage touchant de l'amour du Père Rasles pour nous, je te le donne ; mais c'est pour qu'il soit, entre tes mains, le gage et la promesse que tu nous enverras un prêtre ».
Le P. Carroll, profondément ému, baisa le crucifix teint du sang d’un martyr, ct, après des demandes réitérées, il réussit à obtenir des missionnaires pour ces enfants des bois.
Les abbés Berg et Sigogne
Deux missionnaires de cette époque méritent une mention spéciale, ce furent les abbés Bourg et Sigogne. L'abbé Jean-Mathurin Bourg était acadien d'origine. L'évêque de Québec l'envoya faire ses études théologiques en France. En 1777, l'abbé Bourg fut nommé missionnaire spécial des Acadiens. Durant seize ais, re saint prêtre exerça un apostolat bien extraordinaire. Il n'avait point, pour ainsi dire, de résidence fixe, quoique le centre de son action semblât être placé à Tracadie, dans le Nouveau-Brunswick. Au commencement de sa visite annuelle, il parcourait les paroisses établies le long du golfe, s’arrêt:nt plusieurs jours dans chacune d'elles. De Richibouctou à Menoudy, il avait le groupe le plus compact qui se trouvât sur tout le parcours. Il traversait alors À la baie Sainte-Marie pour y desservir les trois paroisses de Sainte-Marie, de Tousquet et de Pobomcoup (Pubnico). De là, il visitait les petits groupes acadiens épars aux alentours d’Halifax. Se rendant ensuite dans le détroit de Canseau, il évangélisait les Acadiens et les sauvages de ces régions. Enfin, après avoir donné les soins de son ministère aux fidèles du Cap-Breton, il passait par l’île Saint-
Jean, où se trouvaient un bon nombre de fidèles.
mission, le grand-vicaire Bourg retournait dans 1
a baie des Chaleurs, pour reprendre son laboricux pélérinage, après un court rcpos. Pendant seize ans, il fit cette série d'excursions, à pied, à cheval, en canot
ct en barque, presque toujours à travers des pays déserts. Sa santé fut vite ébranlée, et, vers 1794, l'évêque de Québec lui assigna pour retraite la paroisse de Saint-Laurent, près de Montréal, C'est ]à que ce zélé missionnaire est mort, en 1797,
L'abbé Jean-Mandé Sigogne, le zélé missionnaire de Marie, naquit à Tours, France, en 1760. Il était prêtre et exerçait même le ministère dans son diocèse natal, quand la révolution française
Constituante, il refusa de prêter le serment exigé par la nouvelle Constitution schismatique, et son refus se fit avec tant d'énergie et de mépris pour les fauteurs de cette loi inique, que le jeune prêtre fut condamné à la peine capitale. Des amis de son père, lequel avait déjà été maire de Lyon et fort républicain, trouvèrent moyen de soustraire le jeune abbé à la mort et Angleterre. C'est de là que l'abbé Sigogne fi 16 avril 1799. Il arriva à la Pointe de-l’ glise, le 20 juillet de la même année, Il était envoyé par Mgr de la Marche, évêque de Saint Pol de
Après cette dernière
la baie Sainte-
toute sa carrière apostolique, il édifia Par ses grandes vertus et se dé- Voua tout entier aux intérêts de ses paroissiens. Il est mort à la
Pointe-de l’Église, le 9 novembre 1844. Ses cendres reposent en face du collège: Sainte-Anne.