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CHAPITRE V LES PROVINCES APRÈS LA GUERRE

Mouvement d'immigration en Canada

Les vingt-cinq ans qui suivent le traité de Gand ou la lutte américaine, depuis 1815 à-1840, sont des années d'immense progrès matériel, politique et religieux dans les provinces anglaises de l'Amérique du Nord. Les Iles Britanniques, c'est-à-dire, l'Angleterre, l'Irlande et l'Écosse nous envoient un grand nombre d'émigrés qui, avec les colons déjà implantés au Canada et dans iles provinces maritimes, forment le peuple canadien d'aujourd'hui. On accorde aux catholiques la pleine jouissance de leurs privilèges. Après une lutte héroïque, la faction officielle, qui opprimait les populations plutôt qu’elle ne les gouvernait, voit son mode de gouvernement irrévocablement condamné et remplacé par un genre d'administration nouveau, lequel sera désormais responsable au peuple.

L'émigration qui se fit alors de la Grande-Bretagne, fut aux frais de l'État. Celui-ci se chargea des dépenses de la traversée, pourvut les émigrés d’instruments de culture et leur fournit tout le nécessaire jusqu’après la première récolte. Les Anglais commencèrent à émigrer en 1816. Ils se fixèrent d’abord à Bathurst, Haut-Canada, aujourd’hui dans le comté de Lanark. Les Écossais s’établirent à Perth, Haut- Canada et sur le- bords de la rivière Saint-François, dans les districts de l'Est. L'immigration des Irlandais commença en 1923, et dura plusieurs années. Une grande détresse commerciale s'était alors répandue dans l'Irlande ; et ses enfants, qui cherchaient des pays plus avantageux, se disséminérent dans toutes les provinces anglaises de l’Amérique du Nord. La plus grande émigration de l'Irlande eut lieu en 1830. L'augmentation de population fut rapide dans toutes les provinces. Le Haut-Canada, qui, en 1812, n'avait qu'une population de 75,000, comptait 157,000 âmes en 1824, et avait atteint le chiffre de 470,000 en 1841.

En 1812, le Bas-Canada avait une population de 225,000 ; il comptait 430,000 âmes en 1824, et 630,000 en 1841.

L'n 1832, un vaisseau chargé d'émigrants apporta le choléra asiatique à Québec. Malgré toutes les précautions possibles, l'épidémie se répandit dans la province. Elle se déclara de nouveau, en 1834, avec un regain de sévérité et le nombre des mortalités fut considérable, L'immigration subventionnée par l’État, fut arrêtée immédiatement.

Industrie et grandes entreprises au Canada — L'Ère de la vapeur

Malgré l'agitation qui avait eu lieu dans le Pays, par suite des guerres de l’époque, certaines entreprises individuelles et des travaux encouragés par les administrations provinciales changèrent bien vite ] du Canada. Des logements plus spacieux et plus commodes furent

veloppée sensiblement et le commerce du bois se fit sur une plus large échelle, Dans le Bas-Canada et dans les provinces maritimes, la construction des navires prit de très grandes proportions.

Le premier bateau à Vapeur construit, dans l'Amérique britannique du Nord, fut l’Accomodation qui fit son premier service entre Québec et Montréal, en 1809. Le bateau General Smyth it son premier voyage sur la rivière Saint-Jean, N.-B. en 1816. L'American Eagle commença son parcours régulier entre Saint-Jean et Eastport en 1895. Le premier bateau à Vapeur qui traversa l'océan Atlantique, fut le Royal William, construit à Québec (1830-1831) par une compagnie dont la plupart des membres étaient Marchands de Pictou et d'Halifax. Il fit voile de Pictou,au mois d'août 1833, et se rendit à Londres en vingtcinq jours. Le Beaver est le premier navire à vapeur qui soit entré dans l’océan Pacifique ; il doubla le cap Horn en 1835. Ce fut Samuel Cunard, de la Nouvelle-Écosse, qui établit la première ligne régulière de paquebots pour la traversée de l'océan Atlantique. Ce service a été inauguré en 1840.

La première locomotive qui ait servi au trafic régulier en Canada, fut placée, en 1836, sur une petite ligne de chemin de fer de cinq lieues, entre Laprairie et Chambly. Ce ne fut qu'en 1850 qu’on s’occupa sérieusement de la construction des chemins de fer.

A cette époque, plusieurs canaux importants avaient été creusés dans le pays. Le canal Lachine fut construit par une compagnie particulière (1820-1824) ; mais l'entreprise fut fortement subventionnée par les chambres du Bas et du Haut-Canada. Le canal Welland dut sa construction à l'esprit d'initiative de William Merritt (1825-1829). Ce canal relie les lacs Ontario et Érié, entre lesquels la nature a jeté la cataracte de Niagara. Les gouvernements des deux provinces intéressées contribuèrent généreusement à la réussite de cette entreprise, . À cause des rapides de Chambly, un autre canal fut creusé pour relier le : lac Champlain à la rivière Richelieu. Le canal Rideau entre Kingston et Bytown (appelé maintenant Ottawa) a été une entreprise impériale. Il s'agissait d'ouvrir, entre Montréal et le lac Ontario, une voie de communication qui ne serait pas exposée à être obstruée, en cas de guerre avec les États-Unis.

Nouveau-Brunswick

Dans la province du Nouveau-Brunswick, l'augmentation de la population commence à se faire sentir vers l’année 1819. Sept mille émigrants débarquent alors au port de Saint-Jean. Sur ce nombre, à peu près douze cents sont Écossais ou habitants du pays de Galles ; les autres sont Irlandais. Après le choléra, l'émigration irlandaise se dirige, en plus grande partie, vers les rives du Nouveau-Brunswick.

Entre 1834 et 1840, 30,000 Irlandais viennent se fixer dans la pro-

vince, à Saint-Jean et sur les terres qui bordent la rivière de ce nom, en remontant vers Fredericton. La presque totalité de ces immigrants étaient pauvres et sans instruction, mais comme leur émigration des Îles Britanniques était encouragée par le gouvernement et qu'ils connaissaient la langue anglaise, ils virent bientôt quelques-uns des leurs arriver aux postes de distinction, dans l’Église et dans l'État.

De 1824 à 1847, la population du Nouveau-Brunswick se douhle. De 75,000 imes que comptait cette province en 1824, elle parvient au chiffre de 150,000 en 1847.

Les premiers députés acadiens à la législature furent Amand Landry, de Memramcook, et Vital Hébert, de Madawaska. Ce fut George Stracey Smyth qui succéda au gouverneur Carleton, en 1817. Depuis quatorze ans, la province n'avait pas eu de gouverneur résident. Cette fonction était remplie par le président du conseil exécutif de la province. Smyth favorisa la cause de l'éducation,mais pendant les quatre dernières années de son administration, il ne put s'entendre avec la chambre d'Assemblée, relativement à la distribution des subsides. Il mourut subitement en 1823.

Sir Howard Douglas devint lieutenant-gouverneur, en 1824. Il encouragea l’agriculture, fit des réformes utiles pour l'amélioration des chemins et mania les questions d’administration provinciale avec prudence, sagesse et habileté, C'était un homme de letires, et il contribua beaucoup à établir le collège de Fredericton sur des bases solides.

En 1825, au mois d'octobre, un terrible feu éclata dans la vallée de Miramichi. Jamais, en Canada, on ne vit incendie couvrir une telle étendue. Les flammes s'étendaient de Miramichi à Brockville, du Saint-Laurent au Penobscot. Les pertes s’élevèrent à plus d'un million de dollars, sans tenir compte des belles forêts brûlées sur les terres de la Couronne. Cent soixante personnes perdirent la vie dans les flammes ou par suite des blessures infligées par le feu.

En 1827, il y eut, au Madawaska, diverses émeutes et rixes au sujet des lignes de délimitation avec le Maine. La question fut portée devant des commissaires nommés par les pays intéressés : elle ne fut pas complètement réglée. Cependant, il fut statué que toutes les îles de la baie Passamaquoddy appartiendraient au Nouveau-Brunswick, excepté Caribou et Frederick. Quant à la délimitation du territoire situé au haut de la rivière Sainte-Croix, elle fut soumise à l'arbitrage du roi des Pays-Bas.

Sir Archibald Campbell remplaça sir Howard dans les fonctions de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick. Il appuya énergiquement le Family Compact contre les demandes de la chambre d’Assemblée, mais le fameux réformiste, Samuel A. Wilmot, plaida si habilement les droits du peuple au bureau des colonies, à Londres, que sir Archibald fut rappelé. Sir John Harvey le remplaça.

En 1831, le roi des Pays-Bas donna sa décision concernant la partie des frontières encore en litige, entre le Maine et le Nouveau-Brunswick. Au lieu de décider ce qu'il fallait entendre par le terme ferres hautes mentionné dans le traité de Versailles, il fixa arbitrairement la rivière Saint-Jean comme limite des deux pays. Après cette décision, acceptée d’ailleurs par personne, il ÿ eut sur les frontières de petites escarmouches durant lesquelles le réformateur Wilmot, avec ses volontaires,

répandit beaucoup plus de bruit que de sang. Heureusement, le général américain Scott et sir John Harvey, le ommandant des troupes anglaises, arrangèrent les choses à l'amiable, en attendant les négociations définitives qui régleraient plus tard la question. En 1841, sir John Harvey fut nommé 8ouverneur de Terre-Neuve et remplacé au Nouveau-Brunswick par sir William Colebrooke

Île du Prince-Édouard — Érection de sièges épiscopaux dans les provinces maritimes

prélevée sur les propriétés foncières absorba toutes les autres questions et atteignit même une phase aiguë. Le gouverneur se mit en tête qu'il était temps de percevoir les arrérages de ces rentes et envoya des collecteurs à domicile. Comme les habitants de l’île ne pouvaient alors se

Sous sir Charles Fitzroy qui succéda à sir John Harvey, en 1837, le conseil exécutif et le conseil législatif devinrent deux corps séparés. Sir Charles Fitzroy fut remplacé par sir H.-V. Huntley, en 1841.

Le même système de tenure des terres subsistait toujours. Le développement des ressources agricoles de l’île était paralysé par l'inaction ou l’insouciance des propriétaires absentéistes, ces soi-disant seigneurs de la Grande-Bretagne qui n’avaient jamais vu leurs terres et n’en payaient pas les taxes.

En dépit de tout cela, « l’île Saint-Jean »

faisait quelques progrès. Sous l’administration de Huntley, les chemins publics furent améliorés ; plusieurs ponts et quais furent construits. L'éducation fut encouragée et, en 1837, il y avait, dans l’île, 51 écoles où l’on relève une moyenne de 30 élèves par école.

Le premier prêtre acadien de l’île du Prince-Édouard a été l'abbé S.-E. Poirier, ordon- Mgr BURKE né le 28 juin 1828.

Le premier journal a été le Prince Edward Island Register, publié en 1823. En 1827, la population était de 23,000 ; en 1833, 32,000 et, en 1848, 62,000 âmes.

Durant cette époque, un nouveau régime ecclésiastique est introduit dans les provinces maritimes et dans le Haut-Canada. Sur la demande

de Mgr Plessis, évêque de Québec, une hiérarchie catholique anglaise est organisée par le Saint-Siège, En 1817, l'abbé Edmund Burke est nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-Écosse, et en 1821, M. Mac- Eachren, vicaire apostolique de l’île du Prince-Édouard et du Nouveau- Brunswick. En même temps, M. MacDonnell était nommé vicaire apostolique du Haut-Canada. Cependant les archevêques de Québec continuèrent toujours à fournir des missionnaires de langue française aux Acadiens, lorsque les nouveaux évêques des provinces maritimes en firent la demande.

La Nouvelle-Écosse et le Cap-Breton

Sir John Sherbrooke était 8ouverneur de la Nouvelle-Écosse, durant la guerre anglo-américaine. Quand, en 1816, il fut nommé gouverneur général du Canada; le comte de Dalhousie fut désigné gouverneur de la Nouvelle-Écosse, A la suite de certaines lettres célèbres, publiées dans l'Acadien Recorder et signées du pseudonyme « Agricola », le comte organisa une société d'Agriculture provinciale. On apprit plus tard, et non sans étonnement, que l’auteur de ces lettres virulentes était l'honorable John Young, celui que le Souverneur avait choisi pour être le secrétaire de la nouvelle société agricole.

Sir James Kempt remplaça le comte de Dalhousie et exerça les fonctions de gouverneur de la Nouvelle-Écosse, de 1820 à 1828.” Il donna beaucoup d'attention à l'amélioration des routes publiques de la province. Ce fut sous son administration que l’on commença à creuser le canal Shubenacadie, afin de relier le havre d’Halifax avec la baie de Fundy. L'entreprise ne tarda pas à être abandonnée.

En 1820, l’île du Cap-Breton fut annexée à la province de Nouvelle- Écosse — non sans une vive opposition de la part des insulaires. Ceuxci eurent le privilège d'envoyer deux représentants à la chambre d'Assemblée. Un des premiers députés de l’île à la chambre provinciale fut Lawrence Kavanagh qui, en sa qualité de catholique romain, refusa de prononcer le serment du test. Le gouverneur écrivit à ce sujet au roi d'Angleterre qui dispensa les catholiques de ce serment odieux.

En 1821, le collège provincial de Dalhousie est fondé dans la ville d'Halifax.

C’est le comte de Dalhousie, alors gouverneur général du Canada, qui en pusa la pierre angulaire. Ce dernier, en même

D'ENTREMONT temps, verse au profit du nouvel établisse-

ment, $40,000 des fonds Castin — revenus

de douane perçus sur les côtes de l'État du Maine, pendant la récente Suerre anglo-américaine.

En 1827, MM. Uniacke et Haliburton font voter une adresse par la Chambre, demandant à Sa Majesté l'abolition du serment du test. En 1830, on passe un acte d'émancipation grâce auquel les députés catholiques sont désormais dispensés de faire une pareille déclaration.

Cependant la mise en vigueur de cet acte ne fut pas immédiste. Six

ans plus tard, en 1836, un comité fut char nature du serment d'État que les futurs députés ter, et un bill fut voté à cet effet par la chambre,

Ce fut à cette époque que les deux premiers députés acadiens à la législature de la Nouvelle- cosse, Simon d’Entremont et Frédéric Robicheau, reçurent leur mandat. Quand vint le moment de prendre son siège et de prêter le serment, le greffier de la chambre apporta à Simond'Entremont la formule de serment qui se lit à peu près comme celle que nous avons donnée à la 63e leçon.

«— Et je dois faire serment de ça? demanda l'intrépide représentant d'Argyle.

" — Sans doute, lui répondit-on, votre glorieux roi, Guillaume IV.

— Vous pouvez remporter votre formule, répliqua d'Entremont, avec beaucoup de calme. J'avalerais plutôt un chien de mer, la queue la Première, que de jurer cela ».

Cette réponse de marin eut son effet sur le ministère,

d'Entremont et son Compagnon Robicheau ne prêté serment. ;

afin de témoigner de votre loyauté à

Le brave rent pas le fameux

Au Nord-Ouest

©” fut au commencement de cette troisième époque que se fit l’établisscment du territoire de la Rivière-Rouge, dans ce qu'on appelait alors le Nord-Ouest. En 1812, lord Selkirk y amena des Irlandais et des Écossais, Le premier « gouverneur » de la jeune colonie fut le capitaine Miles McDonell. Il avait douze familles sous son commandement. Ces pauvres colons subirent des épreuves sans nombre dans les premières années de cette fondation.

De 1814 à 1821, la Compagnie de la baie d'Hudson et celle du Nord- Ouest furent presque toujours à couteaux tirés. Au mois de juin 1816, il y eut, près du fort Douglas, une rencontre d'hommes armés représentant les deux compagnies. Une vingtaine d'entre eux furent tués et un plus grand nombre blessés. Le fort Douglas resta aux mains de la Compagnie de la baie d'Hudson ; mais lord Selkirk, qui était absent à Montréal, se hâta de retourner au Nord-Ouest. comme futurs colons, une centaine de sol régiment licencié de Meuron, et reprit immédiatement tous le occupés autrefois par la Compagnie du Nord-Ouest. Enfin, un acte du

En 1819, il y eut une grande immigration de Canadiens-Français à la Rivière-Rouge. Ils avaient À leur tête, l'abbé J.-N. Provencher qui, trois ans plus tard, fut sacré évêque auxiliaire de Québec pour le Nord- Ouest.

Lord Selkirk mourut en 1820. Il a été surnommé « le père du Mani-

toba » ; c'était un homme vraiment supérieur. Jamais les obstacles ne le rebutérent. Ses colons furent exposés à toutes sortes de misères, le froid, les inondations, la famine, un fléau extra qui dura deux ans et détruisit tout vestige der d'épreuves, Selkirk fut leur soutien, leur consola

ordinaire de sauterelles écolte. Dans ces jours teur et leur Pourvoyeur.

gamme vs

A plusieurs reprises et à ses propres frais, il fournit à ses colons des approvisionnements de vivres, de grains de semence et d'instruments aratoires, afin d'assurer le succès de son œuvre de colonisation sur le territoire de 116,000 milles carrés qui lui avait été concédé en 1811. De plus, il favorisa d'une manière spéciale l'établissement de l'Église catholique au Nord-Ouest, et, plus d'une fois, lady Selkirk envoya des contributions généreuses à Mgr Provencher et aux autres missionnaires catholiques de cette région.

Sur le littoral de l'océan Pacifique, un territoire nommé « Nouvelle Calédonie » était alors réclamé par trois grandes puissances, la Grande Bretagne, les États-Unis et la Russie. La convention de Londres, en 1818, fixa la ligne de délimitation, entre les États-Unis et le territoire britannique, sur la 49e parallèle de latitude nord, du lac des Bois aux montagnes Rocheuses. Au delà de cette zone, les frontières ne furent pas déterminées. Le traité d'Orégon, en 1846, fit prolonger cette ligne de délimitation jusqu’à l'océan Pacifique.

En 1825, la Grande-Bretagne et la Russie posèrent une ligne de démarcation entre leurs territoires respectifs. Comme tous les contrats de déiimitation faits pour les territoires du nouveau monde, celui-ci fut très peu explicatif, II suflisait de le lire, il sembie, pour prévoir se prêterait à des interprétations bien différentes. En 1867, les

‘tats-Unis ayant acheté l'Alaska du 8gouvernement de la Russie, des difficultés ne tardèrent pas à survenir entre la république et le Canada, relativement à la mer de Behring et aux limites de l'Alaska non sufisamment fixées par le traité de 1825. Nous verrons, dans la suite, que cette question des lignes frontières de l’Alaska-Canada a été le sujet d’autres conférences internationales et qu’elle n’est pas encore réglée.

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