CHAPITRE III AFFERMISSEMENT DE LA CONFÉDÉRATION
Élections fédérales et premier parlement
Comme il à déjà été dit, lord Monck fut nommé, le 1er juin 1867, Souverneur général de la Puissan ce du Canada, A peine avait-il prêté son serment d'office qu'il conféra le titre de commandeur de l'ordre du Bain à l'honorable John-A. MacDonald auquel il confia, en même
temps, la charge de composer un ministère, Sir John organisa un cabinet de coalition dans lequel entrère
nt les principaux hommes qui avaient préparé la fédération des Provinces I] n'était pas facile d'or- Saniser un conseil exécutif de ce genre. Il fallait donner à chaque Province, à chaque race, à chaque dénomination religieuse iüportante, r des places pour douard et de la Constitué comme suit :
une représentation convenable de plus, il fallait laisse les représentants du Manitoba, de l'tle du Prince-É lombie Anglaise. Le Premier ministère se trouva co
trame mrge
has hr Qi SE enmngeh. EU A ‘
Premier ministre et ministre de la justice, sir John-A. MacDonald : ministre des finances, A.-P. Galt ; ministre des travaux publics, William McDougall ; ministre de la milice, sir G.-E. Cartier, ministre des douanes, S.-L. Tilley ; ministre de l'agriculture, J.-C. Chapais ; ministre des postes, Alexander Campbell ; ministre de la marine et des pêcheries, Peter Mitchell ; ministre du revenu de l'intérienr, W.-P, Howland ; président du conseil, A.-J. Ferguson-Blair ; receveur-général, Edward Kenny ; secrétaire d'État, H.-L. Langevin ; secrétaire d'État pour les provinces maritimes, A.-G. Archibald.
La première élection générale pour la chambre d'Ottawa eut lieu dans l'été de 1867. A la Nouvelle-Écosse, cette élection fédérale se fit presque à la même date que les élections provinciales. Trois unionistes reçurent leur mandat, à savoir, Charles Tupper pour la chambre des Communes, Hiram Blanchard et Henry Pineo pour la législature provinciale,
Au N ouveau-Brunswick, les unionistes élus pour le parlement fédéral
Alex. MACKENZIE, D’Arcy McGEE
formaient un peu plus que la moitié des représentants de la province, tandis qu'ils étaient en grande majorité dans la représentation de Québec et d'Ontario. En somme, le cabinet de sir John-A. MacDonald se trouva fortement appuyé.
Le premier parlement fédéral s'ouvrit le 7 novembre 1867, et put clore ses séances au mois de mai 1868. Les principales mesures soumises aux délibérations de la chambre furent l'organisation des divers départements du gouvernement fédéral ainsi que certains projets de loi relatifs aux tarifs de douane, aux règlements de la milice et au service des postes. A cette première session fédérale, il fut constaté que plusieurs représentants fédéraux avaient en même temps un mandat de députation à la législature de leur province. Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ne tardèrent pas à s'élever contre ce double mandat et à l’abolir. Les législatures d'Ontario et de Québec en firent autant, quelques années plus tard, Enfin, en 1872, le parlement fédéral passa un acte qui mettait fin à cette double représentation.
Dans cette première session, ie parti ministériel reçut l'appui d'une très grande majorité de la chambre, Alexander MacKenzie fut le chef
ald :
Wildes istre ries, nd ; vard Jour
lans resstes des )ro-
ral
SIXIÈME ÉPOQUE 183 de l'opposition, mais son parti n'avait pas encore une organisation ulière.
Un fait regrettable vint assombrir l'enceinte de la nouvelle chambre fédérale. Le 7 avril, dans les petites heures de la matinée et à la sortie d'une longue séance parlementaire, Thomas d'Arcy MecGee, écrivain, poète et orateur très distingué, fut lâchement assassiné, à la porte de son domicile.
MeGee avait désapprouvé les menées de la
autrement dit lord 1 verneur général de la Puissance du Canada,
onfédération. Ils étaient porteurs d'une Pétition adressée à la reine Victoria, Les pétitionnaires témoignaient
de leur grand attachement à la Grande-Bretagne, mais ils exprimaient leur profond regret de se voir réunis, par le pacte de la confédération, aux deux grandes provinces du Canada. Le docteur Tupper fut en- Voyé par ses chefs politiques pour contrebalancer l'influence des anticonfédérés, et ses efforts furent tels que le bureau des Colonies promit de ne pas intervenir dans la question.
Joseph Howe n'avait plus qu'à céder à la force
comme il le disait lui-même, « à tirer le Meilleur parti possible d’un vilain marché». Sous forme d'u i
de la même année, la Charge de secrétaire d'État position qu'il occupa jusqu'au ler mai 1873 quand il fut nommé gou-
osse, sa province natale, Il mourut le ler
En 1871, la législature de l'île du Prince-Édouard lequel elle autorise la
ysait le progrès de furent institués pour déen cas de conteste.
L'île entra dans
Depuis lors, ses progrès, tant en Population qu'en développement agricole, en industrie laitière, ete., ont êté remarquables et présagent &n avenir prospère à ces Barbades du golfe Saint-Laurent.