‹ L'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 64 sur 75 · RÉBELLION DE LA RIVIÈRE ROUGE · texte numérisé non relu

RÉBELLION DE LA RIVIÈRE ROUGE

més pour aller en expliquer la teneur devant l'Exécutif fédéral. Le 8ouvernement provisoire fut réorganisé sur d’autres bases. Riel était encore président ; mais, cette fois, le cabinet se composait de dix membres : cinq Français et cinq Anglais. De plus, il y avait une assemblée élective de vingt-quatre membres.

Exécution de Thomas Scott

Le docteur Sch évadé de la urant les districts il avait réuni une trou i

de coup celle-ci passait en arrière

II n’en fut pas ainsi au sujet de Thomas Scott, un autre prisonnier du Portage. Scott, accusé d’avoir frappé son gardien, est amené, le 3 mars, devant une cour martiale qui le condamne à être fusillé le lendemain. Malgré les supplications de M. Smith et de plusieurs autres amis de la paix, la sentence est exécutée.

Au Canada, surtout dans la province d'Ontario, la nouvelle de cet événement souleva une profonde indignation. Des mesures immédiates furent prises pou: réprimer l'insurrection. Une expédition fut organisée et confiée au colonel Wolseley, qui était alors à la tête de quelques troupes régulières dans Ontario. Elle se composait d'environ 1,200 hommes. En mai 1870, cet effectif part de Toronto pour se rendre à la rivière Rouge qu’il remonte, le 24 août, à travers la pluie et l'obscurité, après avoir parcouru plus de mille milles de déserts et enduré des misères et des obstacles presque indicibles. A son approche, Riel, Lépine et O’Donohue se retirèrent sur le territoire américain.

L'exécution de Scott avait été décrétée par un tribunal sévère, peutêtre, mais existant de fait. Sur ces entrefaites, Mgr Taché, qui assistait aux séances du Concile du Vatican, revint à Saint-Boniface. A la demande des chefs du gouvernement fédérai, il fit usage de son influence pour calmer les esprits, et grâce à son intervention, une amnistie fut proclamée.

Une députation est envoyée à Ottawa afin de présenter au gouvernement des explications sur la « déclaration des droits » des Métis. L’exécutif fédéral décide que les terres occupées par ces derniers, sur les rivières Rouge et Aisiniboine, ne subi-

Mur TACHÉ ront pas les règles du nouveau système d’arpentage et que les titres de ces terres

seront dressés conformément aux anciennes bornes et limites qu'elles avaient avant la rébellion. ‘ |

Pendant que les insurgés du Manitoba embarrassent le gouvernement fédéral, O’Neill, le général fénien, organise une troupe et envahit la province de Québec, en traversant la rivière à la Truite. L'expédition fénienne est refoulée par les volontaires canadiens.

Le 20 juillet 1871, la Colombie Anglaise entra dans la Confédération et un gouvernement responsable ne tarda pas à lui être accordé. La principale condition posée par la nouvelle province était la construction d’un chemin de fer transcontinental, aux frais du gouvernement fédéial. A cause de la lourde responsabilité que comportait un tel engagement, la mesure fut chaudement débattue à la chambre des Communes, à Ottawa. Cependant elle fut finalement adoptée et le Dominion vit s'ajouter à ses possessions une province dont les montagnes veinées d'or, les vastes gisements de houille, les épaisses forêts, les eaux poissonneuses et les terres fertiles font l’orgueil et la richesse de ses habitants.

Au mois d'octobre 1871, W.-B. O'Donohue se mit, à son tour, à la tête d'un raïd fénien. Cette invasion, faite sur les frontières du Manitoba, n’obtint pas plus de snccès que ses devancières.

sa art dede nurh ont vb

Page 1