‹ L'histoire du Canada en 200 leçons [microforme]Chapitre 18 sur 88 · PIERRE BOUCHER · texte numérisé non relu

PIERRE BOUCHER

leur charte. On fit de la Nouvelle-France une province royale désormais gouvernée comme les provinces de la vieille France, c’est-à-dire, directement du palais du roi. =

La population du Canada n’excédait pas alors 2,000 âmes et l’on ne comptait pas plus que-800 habitants ou colons. == =

Par son édit du mois d’avril 1663, le 1 conseil supérieur chargé d’administrer la jnatice et de régler le commerce royal ainsi que toutes les affaires de police. Ce conseil devait être composé du gouverneur, de l’évêque, de l'intendant. qui en était le président d'office, d’un procureur général, d’un greffier en chef et de quatre conseillers nommés par le gouverneur, l’évêque et l’intendant. Trois ‘cours de justice furent établies: l’une à Québec ; Pautre à Montréal, et l’autre aux Trois-Rivières.

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44e Leçon. — De Mésy, de Tracy, Talon et de Courcelles.

M. d’Avaugour fut remplacé, dans le gouvernement de la Nouvelle-France, par M. le chevalier de Mésy qui, trois mois après le retour de Mgr de Laval, arriva à Québec en septembre 1663, avec plusieurs officiers de guerre et de justice, des troupes et une centaine de familles. =

Bien que proposé au roi par Mgr de Laval lui. même, M. de Mésy ne fut pas plus tôt gouverneur de la Nouvelle-France, qu’il adopta une ligne de con-

duite tout opposée à Par son entourage, c'

celle de son évêque. Trompé est-à-dire par ceux qui avaient lancé M. d’Auvaugour dans la fausse voie, M, de Mésy se laissa telle.

ment entraîner par la violence de son caractère, qu’il commit des fautes très déplorables,

Le roi venait de donner L}

ordre de le rappeler, lorsque ce gouverneur tomba malade. De Mé.

W 5 mai 1665, après Mer de LAVAL, s’ètre heureusement ré-

concilié avec tous et avoir reçu avec piété les sacrements de l’Eglise,

Au mois suivant, le Marquis de Tracy était envoyé dans la N, ouvelle-Fran

nant-général.. M de Courcell neur du pays, et M. Talon, intendan de la même expédition ; cependant, ils arrivèrent au Pays plus tard que le Marquis. La même escadre ‘amenait un grand nombre de fa puis des chevaux— les Premiers q nada—<t une moyenne

Pour garantir la colonie contre les Troquois, le nouveau lieutenant tement construire trois forts: ]

attaques des -Sénéral fit immédia-

© premier à Sorel; le second à Chambly, et le troisième à Sainte-Thérège.

Au printemps suivant, il marcha contre ces sauvages. Il était à la tête de 600 soldats du régiment de Carignan, d’un nombre aussi grand de Canadiens et d’une centaine d’alliés indigènes. Effrayés, les Iroquois se sauvèrent en toute hâte: il ne fut pas: possible aux Français de les atteindre.

Avant de repasser en France, le marquis de Tracy établit la Compagnie des Indes Occidentales dans tous les droits de celle des Cent-Associés. Cette compagnie des Indes exista dix ans (1664-1674) ; mais elle s’occupa très peu des sffaires de la colonie.

En 1668, Mgr de Laval fonda un petit séminaire à Québec. I1 y avait déjà établi un grand séminaire, cinq ans auparavant. (C’est vers ce même temps que l'intendant Talon obtint du roi, pour cause de maladie, son retour en France. Ce départ fut regretté, car, par son administration active ct intelligente, Talon avait fort contribué au développement du

pays.

-45e Leçon. — Les troupes licenciées. Perrot, gouverneur : . de Montréal.

Après la campagne du marquis de Tracy contre les Iroquois, le régiment de Carignan-Salières fut licencié. Cependant, afin de former une chaîne de défense contre les futures invasions des Iroquois, les soldats zurent en partage des seigneuries qu’ils allèrent se tailler sur les rives du Saint-Laurent et du Richelieu. Nombre de villages ont tiré leur nom des officiers de

ce régiment, Sorel, . Chambly, Saint-Ours, Varennes, Verchères, Berthier et plusieurs autres. Il y en eut

i i t sur i ries ; la plupart s’en retournèrent en France. ers cette époque, l'immigration en Canada se fit qu'on comptait en 1663, il Y €n avait près de 10,000 en 1680. Les prêtres de Saint-Sulpice et M. Giffard, un seigneur is, firent beaucoup d'efforts Pour amener de nouveaux colons. derniers sortirent, en grande

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