LA SALLE
C’est vers la fin de cette première administration de Frontenac que Robert Cavelier de La Salle fit ses
homme, ancien
qu'il y trouverait un Passage pour ’est même en pré-
donné le nom de Lachine à son. Premier comptoir, à trois lieues de
Montréal. I] explora les grands lacs, le Missis<' pi, la Louisiane, le Texas, et, finalement, il fut assassiné par un de ses Compagnons, en 1687. Il est le père de
la colonisation dans la grande vallée centrale de POuest.
— 4% Leon. — Les Français près des grands Jacs,
L’intendant Talon, durant les deux ans qu’il passa en France, s’occupa toujours des intérêts du Canada.
Louis XIV goûtait beaucoup ses plans, Ta-
DX lon insistait pour que DS) la France fit occuper la ?$ région des grands lacs, Ÿ par où lon espérait toujours trouver un Passage pour arriver à
l’océan Pacifique, aux —— Grandes-Indes et enfin à la Chine. Les mission-
naires, qui furent au Canada les vrais fondateurs
de la patrie, prirent de l'avant dans cette direction. Deux Sulpiciens planièrent la croix aux bords des lacs Erié et Ontario. Les PP. Jésuites avaient des missions sur les bords du lac Supérieur. D’autres Pères établirent une mission au saut Sainte-Marie, près de l’embouchure du Michigan, à l’endroit où le lac Supérieur verse le surplus de ses eaux dans le lac Huron. =
C’est à ce point central qu’on résolut de convoquer en assemblée les nations sauvages du Nord et de l’Ouest pour leur Proposer de se mettre sous le protectorat de la France. Ce grand conseil, présidé par Nicolas Perrot et M. Saint-Lusson, eut lieu le 4 juin 1671 et fut couronné de succès. Il fut le point de départ de nombreux voyages d’exploration.
Le premier de ces voyages de découvertes fut fait par Louis Jolliet, ancien séminariste de Québec, homme habile et entreprenant. Jolliet se fraya un passage du lac Huron au lac Erié, et de là, au lac Ontario. C’est à ce dernier poste qu’il rencontra La Salle. Plus tard, en 1673, Jolliet et le P. Marquette descendirent jusqu’au Mississipi. Durant quelques jours, ils suivirent le cours de ce fleuve vers le sud. Enfin ils revinrent au lac Michigan par la rivière Illinois et le portage de Chicago.
Le plan de Talon démontrait un esprit clairvoyant et supérieur. Il voulait se rendre maître de l’intérieur du continent, et ne laisser aux Anglais que l’étroite lisière qui fait côte à PAtlantique, à l’est des Alléghanys.
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#99 leon. — Français et Anglais à la baie d'Hudson.
Deux marchands actifs et industrieux des Trois-
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Dégoûté des règlements de la colonie, des Groseil. liers part Pour Boston: de là, en compagnie d’un il fait un voyage à la baie
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rendent en Angleterre et réussissent à faire entrer le prince Rupert et d’autres hommes influents dans le commerce des Peaux, pour la région de la baie d'Hudson.
En 16%0, Charles II donna à ces fins une charte au prince Rupert et à ses #ssociés, Leur société fut appelée “ Ia Compagnie des Marchands Aventureux d'Angleterre Commerçant dans la baie d'Hudson, ” une Compagnie qui existe cncore, après deux cent trente ans, et qui est connue sous le nom plus simple
baie, et un commerce rémunérateur fut ouvert avec les peuplades de Pintérieur.
Aussitôt que Talon eut vent de cette nouvelle, il €nvoya le P. Albanel prendre possession de ces régions de la baie d'Hudson, au nom de la France. De l’autre côté de lAtlantique il Y eut, en même temps, des protestations faites par les deux puissances ; mais la France ne 8agna rien, si ce n’est la simple satisfaction d’avoir protesté,
Ce fut en 1672, que Talon partit finalement du Canada. Il y avait séjourné pendant cinq ans, de 1665 à 1668 et de 1670 à 1672. Son administration générale fut très utile à la colonie. I] persuada les colons de fabriquer chez eux tout ce dont ils avaient besoin, étoffes, câble, savon, chapeaux, chaussures, etc. Il envoya des ingénieurs reconnaître les mines de fer de la baie Saint-Paul et des environs des Trois< Rivières. Il expédia aux Antilles du poisson, de l’huile, des pois, etc., sans ‘beaucoup de succès-—il est vrai—mais en donnant preuve, toutefois, de son esprit d’entreprise et en indiquant les voies de -commerce à ceux de ses successeurs qui seraient mieux préparés à les exploiter. On lui reproche de s’être beaucoup occupé des affaires personnelles des colons. Il faisait de fréquentes visites à domicile et dirigeait, beaucoup à sa guise, les travaux des colons, sans s’apercevoir qu’il privait ces derniers de l'esprit d’initiative auquel il leur était nécessaire de se former, pour réussir dans un pays nouveau.