ABUS DE POUVOIR AU CANADA
1310 Leçon, — L'alliance
Pays. Vivant dans ] villes de chaque Province, ils formèrent une aristocratie officielle dont Je B0uverneur était le personnage le plus important. Des mariages se faisaient Parmi les familles de ce cercle aristocratique. Des intérêts communs, matériels ou sociaux tenaient ces BToupes unis, et ceux-ci ne tardèrent point à prendre en main Je monopole des fonctions publiques et du Pouvoir. Le conseil exécutif de chaque province était composé des principaux membres de cette “ A]. liance de Famille ?, qui sera désignée dorénavant par son appellation historique, le Family Compact.
Dans les provinces maritimes et dans le Bas- Canada, le Family Compact était formé des marc chands les Plus influents et des Principaux. actionnaires de la Compagnie du Nord-Ouest. Qu: 1d un Nouveau fonctionnaire arrivait d’Angleterre, il était introduit sans retard dans le cercle des privilégiés, Ceux qui, par divergence d’opinion, etc., refusaient de s'associer au Family Compact, ne tardaient pas à perdre leur position.
Mêm
pendant nombre d’années, les revenus des colonies furent tirés de sources sur lesquelles les chambres d’assemblée n'avaient aucun contrôle, Ces revenus
pouvaient alors se diviser en trois classes: 1e classe, les revenus casuels et territoriaux de la Couronne, fournis par la vente des terres publiques, par les droits régaliens perçus sur l'exploitation des mines, par les revenus des bureaux publics, tels qu’amendes, etc. ; 2e classe, les revenus provenant des droits payés sur certaines marchandises importées dans le pays; 3e classe, les taxes et les droits prélevés en vertu d’Actes passés par les parlements provinciaux.
Le traitement de la plupart des fonctionnsires publics était payé par la caisse des deux premières classes — revenu sur lequel la chambre d’assemblée n’avait aucun contrôle. La “ liste civile”, sur laquelle était fixé le traitement des fonctionnaires publics, était faite en Angleterre. Tout ce que la chambre d’assemblée pouvait faire, lorsqu’elle jugeait ces honoraires trop élevés, c'était de faire parvenir au bureau colonial de Londres des réclamations qui, en définitive, restaient vaines et sans résultat.
D’un autre côte, la représentation légtslative n’était pas répartie au prorata de la population. Une ville de dix à quinze mille âmes pouvait avoir cinq ou six représentants, tandis que des comtés entiers, possédant une population aussi grande, n’avaient souvent qu’un ou deux députés.
Le Family Compact, qui était groupé dans les principales villes, avait toujours soin de ehoisir et de faire élire les siens. Là où l’on voyait surtout l'intrigue de cette alliance néfaste, c’était dans la composition du conseil législatif, et dès que celui-ci était rémpli de membres du cercle privilégié, la chambre d’Assemblée avait pratiquement les mains liées,
132e Leçon, — Favoritisme et administration arbitraire du “Family Compact ”,
subventionnés par juste et impartiale criti ile et moins écoutée. Même
galement organisées, étaient des machines politiques
dont le Family Compact se servit ascez souvent pour les intérêts du gouvernement. D’immenses concessions de terres étaient accordées à des favoris du conseil exécutif, sous le moindre prétexte de services rendus. Quand sir Gordon Drummond voulut récompenser les soldats et les officiers de la milice, en leur donnant des terres, il se trouva que toutes les meilleures avaient été distribuées,
En vingt ans, l’on avait ainsi donné trois millions d’acres de terre à une centaine de favoris—le gouverneur Milnes s’en étant adjugé, à lui seul, soixante dix mille acres. Ces terres ne coûtaient à peu près rien aux membres du Family Compact, et, comme Ceux-ci les revendaient à prix élevé, il est facile de comprendre comment les parents ct les amis du pouvoir faisaient vite fortune.
A tous les autres points de vue, l’administration de cette époque était peu satisfaisante. Les routes publiques étaient mal entretenues, car l'argent voté par les chambres pour l’amélioration des chemins du roi s’en allait, en bonne partie, au profit de certaines personnes, sans qu’on pôût se faire rendre compte publiquement de la dépense des subsides accordés. Dans les provinces maritimes, les marchands du Family Compact ne voulaient pas, pour les marchandises étrangères, d’autres ports d’entrée que Halifax, Pictou, Sydney, Saint-Jean et Saint-Andrews, tandis que d’autres excellents ports, tels que Yarmouth, Louisbourg, Arichat, Windsor, Lunenburg, ete, se voyaient interdire ce privilège, au détriment du commerce du pays.
Joseph Howe, journaliste d’Halifax, Duvernay, de Montréal, et William Lyon Mackenzie, éditeur de Toronto. En plein midi, les émissaires du Family Compact entrèrent dans les bureaux de Mackenzie qui Publiait alors le journal Colonial Advocate. Ils s’emparèrent de ses Presses, de son papier, de son mobilier et jetèrent le tout dans la baie de Toronto. On alla jusqu’à enchaîner la liberté de la parole. Au Haut-Canada, un Acte appelé par le peuple “bill du bafllon” (fe gagging bill), fut adopté par le conseil législatif de 1818. Cet acte donnait aux ma- &istrats le pouvoir de disperser toute assemblée qui avait pour but de prendre en considération les plaintes du peuple. Cétte même année, le colonel Beardsley se vit privé de sa commission, parce qu’il avait présidé une assemblée convoquée pour organiser une délégation en Angleterre. Le représentant de Mid-
Au Bas-Canada, les griefs étaient encore plus nombreux. Dans cette Province, les réclamations du peu-
ple se résumaient
réformistes
Le système
ne le sont aujo
5° Suppression des o que les réserves dites du clergé, etc. :
posé brièventent, é oins, en désapprouva
ABUS DE POUVOIR Au CANADA 2° Responsabilité 8° Un plus &rand nombre de Canadiens-Français
4° Biens des Jésuites affectés à l'éducation en généra] ;
de l'Exécutif.
réforme, Réserves du clergé.
d'administration qui vient d’être ex.
tait évidemment fertile en abus,
té aussi attachés à PAngloterre qu’ils
urd’hui.
bstacles à la Colonisation, tels
ns 1330 Leçon, … Bonne foi de Certains membres anti.
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nt le système, il ne faut
Une autre raison à la décharge des anti-réformis. tes, c’est qu’ils se rappelaient la perte des colonies an.
Province, devait être réservée pour le soutien du cler. gé protestant. De plus, il était dit que le gouverneur pourrait faire construire, dans chaque district, les édifices voulus pour l'établissement de l'Eglise angli- Cane et pourrait en m
Posa. À ce sujet, ils dans les cham
Au parlement impérial, cet Acte fut modifié de mamière à ne laisser bénéficier que les anglicans et les
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QUESTION ps RÉroRug 251 Presbytériens seulement, Les dissensions recom.
t. Enfin, en 1854, la Question fut réglée, Il fut décidé que les sommes Provenant de l’aliéna.. tion des ; s0rves, formernient un fonds qui ærait af. fecté à des fung d'éd iCation et d'améliorations ] dans Je: Fowuhiss Où cey terres étaient situées, Les Presh}tires clablis À cette ’9que ne devaient Pas être dérangés »: ‘ertaines sonne furent destinées au sou lagerient Je. ‘euVes cl des orphelins du clergé an.
&lican et Presbriérien, — ms