PREMIERE EPOQUE
es
Des principales découvertes faites Amérique jusqu'aux premiers établiasenonts fondés on Acadie of au me"
CHAPITRE I EXPLORATIONS ET DÉCOUVERTES EN AMÉRIQUE ———————— te Leçon. — Eric Je Roux.
En Amérique, l’histoire des premières découvertes
pectés par les historiens de nos jours, notre continent aurait été connu par des explorateurs scandinaves, <inq cents ans avant l'expédition de Christophe Colomb, re
Au commencenent du dixième siècle, Eric le Roux, roi de mer ou viking de la Norvège, chassé de son Pays à cause des cruautés qu’il avait exercées, s’embarqua, avec sa famille et ses biens meubles, pour ge diriger vers l'Islande, Cette tle était alors bien Connue.des marins du Nord. . Gardar, navigateur suédois, l'avait découverte en 853. Ingolf, chef norvégien, J’avait colonisée quelques années plus tard.
Eric ne séjourna pas longtemps en Islande. Après avoir causé'bidn des misères aùx autorités de l’île, force lui fut de partir, un bon jour, à la recherche d’une région plus à sa convenance. Il fit voile vers l’ouest, mit pied sur une terre qu'il nomma Groënland et, avec l’aidé des Islandais qui l'avaient suivi, il se mit à la coloniser. Pendant plusieurs années, il fut roi du Groënland, où il termina ses jours. A sa mort, la petite c ‘nie jouissait déjà d’une certaine prospérité. Au reste, Eric laisse, pour lui succéder, trois fils valeureux qui; se ressentant du caractère aventureux de leur père, continueront l’œuvre commencée et pousseront plus loin encore, dans la direction du soleil couchant, les explorations maritimes déjà entreprises.
2e Leçon. — Les fils d'Eric le Roux,
Les fils d’Eric le Roux furent: Lief, Thorwald et Thorstein.
Après la mort de son père, dit la tradition, Lief, au cours d'un voyage en Norvège, se convertit au christianisme. 1] revint 4u Groënland, accompagné de missionnaires chargés d’annoncer la parole de Dieu aux peuplades de la colonie.
Un jour, on lui raconta qu'un marin d'Islande nommé Biorne, dans une tentative de voyage vers le Groënland, avait été poussé très loin dans l’ouest par des vents contraires. Ce Biorne disait avoir vu des terres d’une apparence bien différente de celles de son pays.
Lief se décide d’aller à la recherche de ces terres nouvelles. Naviguant vers le sud-ouest, i] aborde dans une région pauvre en végétation, couverte parfois de brume, et refroidie par des banquises de glacé flottant près de ses côtes. T1 l’appela Helluland, la terre des rochers nus. C'était Terre-Neuve. . Poussant ses découvertes vers le sud, il attéint un pays à surface plate, au sol sablonneux et couvert de belles forêts. I1 le nomme Markland, probablement la région connue aujourd’hui sous.lè nom de Nouvelle-Ecosse, EE PS
Plus loin, dans la même directipn, il visite des contrées où l’on trouve du fourrage en abondance,
vage.
Les frères de Lief et les descendants de cette famille maintinrent des colons dans ces parties de
notre continent. D’après la même tradition, Eric, évêque du Groënlan » partit, en 1121, pour Vinland, afin de ramener au devoir ses compatriotes qui avaient abandonné les pratiques religieuses de leurs pères. Cependant, vers la fin du douzième siècle, à
la suite de malheurs répétés, ces colonies furent abandonnées,
3e Leçon. — Christophe Colomb.
Un jour, en l'an 1485, un Voyageur génois, exténué de fatigue, tout couvert de poussière, frappait à la porte d’un monastère d’Espagne ct demandait un morceau de pain pour lui et pour le jeune enfant qui l’accompagnait.
Le supérieur du couvent fut frappé de la physionomie de l'inconnu. Il le pria d’entrer. La conversation de cet homme lui plut au point
CHRISTOPHE COLOMB, qu’il linvita à passer quel- ‘
ques jours au couvent.
L’étranger, nommé Christophe Colomb, put raconter longuement son histoire. Il avait consacré, disait-il, beaucoup de temps à l'étude dela géographie et de la navigation. I] voulait aller explorer
les riches terres découvertes par le Vénitien Marco Polo, ou par les hardis N orvégiens d'autrefois, Dir , ajoutait-il, lui avait donné l'ordre d’aller planter a croix sur des rives idolâtres, loin de l’Europe, au delà du grand Océan.
Touché par la grandeur de ces projets, le supérieur donna à Colomb de l'argent ct des provisions. En
tite flotte d'exploration. Une reine d’Espagne, nommée Isabelle, s’intéressa à cette expédition. Fi. nalement, le 3 août 1492, Christophe Colomb partait du port de Palos, cinglant vers l’ouest, à la recherche du Cathay ( Chine) de Marco Polo.
Le 12 octobre 1492, il aborda dans une des îles Lucayes: il la nomma: Saint-Sauveur. 11 y planta une croix, et, au milieu de cérémonies imposantes, prit possession de ces terres, au nom du roi d’Espagne,
Colomb fit quatre voyages en Amérique. Ce ne fut qu’au troisième qu’il découvrit la terre ferme. Pour ces immenses bienfaits, il fut payé d’ingratitude. En butte à la calomnie, abreuvé de chagrins et chargé d’infirmités, il mourut en 1506, dans la soixante et sixième année de sa vie,
40 Leçon. — Les Cabot et l'méric Vespuce,
soumettre leur projet d’aller aux Indes orientales par :
la direction du nord-ouest, * il les accueillit favorable:
) ment. | ——
En 1496, ils furent char:
gés d’une expédition dans 7 ce but, mais ils furent ar:
“rêtés par les glaces. -
L’année suivante, au mois de mai, ils partirent encore de’ Bristol. Jean a”ait avec lui ses trois fils,
. Sébastien, Louis et Sanzio.
JBAN CABOT. | Trois cents hommes dan compagnaient, ÿ
Après une traversée de six semaines, ils aperç trent les côtes: au Labrador, qu’ils nommèrent arima Vista. Quelques historiens disent qu’ils poussèrent même leurs explorations juequ’aux côtes du Cap- Breton.
En 1499, un pilote florentin, Améric Vespuce, s’embarqua sur un vaisseau d’une flottille espagnuie , commandée par un des anciens compagnons de Colomb, I] ent nne grande part au succès de cette ex-
pédition dans laquelle furent explorées les côtes septentrionales de l'Amérique du Sud. Au retour, Améric Vespuce aûressa an duc de Lorraine une relation un peu exagérée de ces voyages.
Ce rapport, étant tombé entre les mains d’un imprimeur de Saint-Dié, fut prblié en 1507.
Par \ne:erreur de chiffres, l’imprimeur, qui s’appeleit Martin Hilacomilus, plaça lé premier voyage de Vespuce en 1497. Comme Colomb ne vit. l’Amérique . méridionale propremen dite qu’à son troisième voyage, en 1498, Hilacomilus concluait que Vespuce avait, le premier, découvert la terre ferme. 11 proposa donc de donner le nom d'Amérique au nouveau continent, et ce nom lui est resté, |
On ne peut blâmer Vespuce pour cette erreur à laquelle il ne prit aucune part, et qu’il ignora probablement jusqu’à sa mort,
AMÉRIC VTSPUCE,
PR nr te
ET es gene mg
Éirtrbrrsns
+ e Phcee Pape TT rreters
Een che me nm
HISTOIRE ‘Du CANADA
se Leçon. — Expédition Portugaise et pêcheries en Amérique.
A son tour, le Portugal tourna son attention vers les rives du nouveau monde. En 1500, Cortéréal explora les région: septentrionales de cette terre inconnuc. Il n’y a rien de certain sur la route qu’il suivit. Tout ce qu’on sait, c’est qu’il amena de ces pays une troupe d’Indiens qu’il vendit comme esclaves. C’est peut-être ce qui a valu à ces côtes le nom de Labrador qui, selon certains interprètes,
d'esclavés. An cours du rapport de Cortéréal, il est
Pendant que des explorateurs munis de commissions royales Parcourent ainsi les mers de l’Ouest Pour ÿ trouver de nouvelles terres, les N ormands, les Bretons et les Basques viennent chaque année pêcher sur les bancs de Terre-Neuve.
Quelques-uns croient qu'ils s’y aventurèrent bien des années avant la première expédition de Cabot. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’on les y trouve en 1504. Ils y étaient attirés par l’abondance de la morue et surtout par les imm
enses profits que leur assurait la pêche de la baleire.
nn
6e Leçon. — Autres explorations dans l’Amérique du Sud.
Ce fut vers l’année 1523 que furent entrepris les Premiers voyages de découvertes en Amérique, au nom du roi de France. Jean Vérazzani, navigateur florentin qui était au service de François Ier, commanda la première expédition officielle envoyée par les rois de France, à la découverte de royaumes nouveaux. Ïl sortit de Madère, le 17 janvier 1524 et, le
monta depuis le j4e degré de latitude, jusqu’au Cap- Breton et Terre-N euve. Selon l’opinion commune, c’est Vérazzani qui donna à cette région le nom de Nouvelle-France.
Au commencement du seizième siècle, il y eut plus au sud,"nombre d’explorations et de décr vertes. En 1500, Pinzon découvrit le Brésil. 11 explora quatre cents milles de côtes non encore aperçues. (est alors qu’il fit la découverte du fleuve des Amazones, qu’il nomma ainsi, parce qu’il crut voir sur ses bords des peuplades de femmes armées.
En 1519, Fernand Cortez, capitaine espagnol, aborda le Mexique avec une petite flotte de dix vaisseaux, et en fit la conquête. I] n'avait à sa disposition que six cents hommes, dix-huit chevaux et quelques pièces de canon. Montézuma, empereur du Mexique, commandait, d’autre part, à trente vassaux dont chacun pouvait armer cent mille hommes munis de flèches et de casse-tête, Les populations effrayées n’osèrent pas faire de résistance, parce qu’elles regardaient les Espagnols comme des dieux.
En 1520, Magellan, célèbre navigateur portug: s faisant le service pour l'Espagne, découvrit le détrat qui porte son nom, entre l'Amérique méridionale et la Terre-de-Feu.
Quelques années plus tard, François Pizarre .:. la conquête du Pérou, empire alors très vaste et gouverné par des souverains appelés Incas. Il y ‘eut encore Balboa qui, après avoir traversé l’isthme de Pañama, aperçut un jour, sur le haut des montagnes de l’ouest, l'immense océan Pacifique. Il tombe à genoux pour rendre grâce au Seigneur. Puis se tournant vers ses compagnons de route : Suivez-moi, dit-il. -Et il descend ces montagnes en toute hâte, courant jusqu’à la mer dans les eaux de laquelle il va se plonger afin, disait-il, d’en prendre véritablement possession, au nom de son souverain et son maître.
7e Leçon. — Les Indiens en Amérique.
Les peuplades sauvages de l'Amérique ont été appelés Indiens, parce que les premiers explorateurs, Colomb et les autres, croyaient n’avoir découvert, dans notre continent, qu’une partie des Indes ou. du Cathay de Marco Polo. A l’époque des découvertes que nous venons de mentionner, il y avait une différence très apparente sous le rapport de la civilisation, entre les sauvages du Mexique et du Pérou et ceux de l'Amérique septentrionale, Quelques-uns en ont
conclu que les Indiens de l'Amérique du Nord étaient descendants des Mongols ou des Tartares, tandis que les Péruviens et les Mexicains étaient des races métisses d’origine européenne et tartare. Il n’y a là-dessus qne des conjectures. :
Au commencement du seizième siècle, les sauvages de PAmériqu du Sud ont une civilisation relativement avancée. On. voit par leurs temples et leurs palais qu’ils ont des notions d'architecture et de sculpture. Ils ont un système régulier de gouvernement: ils entendent bien l'agriculture, l’art d’exploiter les mines et celui de travailler les métaux. En outre, ils possèdent un code complet de lois civiles et religieuses. Mais, chez les Mexicains, quelques-unes de ces lois étaient cruelles et parfois très sanguinaires. Ainsi, un auteur mexicain estime à plus de cent mille le nombre des victimes humaines qu’on immola, en 1447, lors de la grande dédicace du temple édifié en l’honneur du démon de la guerre. “Le sang humain, dit-il, coulait le long des degrés du temple, comme l’eau pendant les averses de l’hiver. ?
Quant aux sauvages de l'Amérique du Nord, leur éducation se bornait aux arts de la guerre, de la chasse et de la pêche. Ils n'avaient pas de gouvernement régulièrement établi. Semblables aux Hindous, ils croyaient à l'existence de deux puissances invisibles—le mauvais génie et le Grand-Esprit.
es
; “RER étre PR PT EEE O Pre rar
pe
Émis