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l'idée de verser le sang de leur prophète leur était insupportable, et au moment même du combat , un chef arabe , suivi de trente de^ siens , vint se joindre aux Fatimites , sans autre espoir que de partager leur sort^ qu'ils regardaient comme un martyre , dont le paradis de Mahomet devait être la récompense, l^eu s'en fallut alors , mes enfans , que toute l'armée de Yëzid ne tombât aux pieds d'Hosein , et ne tournât ses armes contre le calife ; mais le général arabe ordonna qu'on lançât de 4oin contre les compagnons du prince une makitude de flèches , sous lesciuelles ces infortunés périrent tous Jusqu^au dernier, plutôt que d'abandonner leur maître : luimême, après avoir vu tomber à ses côtés son filsetson neveu, qu'il chérissait, s'assit accablé de fatigue et de dotrleur à l'entrée de sa tehte, et y attendit son sort avec résignation. Mais comme il avalait quelques gouttes d'eau pour se désaltérer, une flèche lui ayant traversé le visage , il leva vers le
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ciel ses mains toutes sanglantes , et adressa encore à Dieu une courte prière.
Dans celte extrémité sa sœur Fatime ^ au comble du désespoir , était parvenue jusqu'aux pieds du général des ennemis , qu'elle suppliait en pleurant de ne point laisser égorger ce rejeton glorieux de la famille des Hashemites, lorsqu'un soldat arabe, plus féroce q le tous. les autreS9.se précipita sur Hosein, et le perça de trentedeux coups de lance. Son corps fut foulé aux pieds par d'autres misérables ^ comme il s'en trouve toujours à la suite des armées , et sa tête fut portée en triomphe devant le général vainqueur , qui lui-même ne put retenir ses larmes en voyant ce triste trophée. Les sœurs d'Hosein et les autres enfans d'Ali qui lui avaient survé^ eu , furent conduits , chargés de chaînes , jusqu'aux pieds du calife de Damas , à qui l'on conseillait de les faire mourir tous .
pour éteindre d'un seul coup la race des Falimites^ mais Yezid , lout cruel qu'il
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«lait , ne put se résoudre à un pareil crime , et ordonna qu'ils fussent recon^ duils à JVIédine , pour y être traités avec les égards dus au malheur et à leur iU lustre origine, ,
Ali, Hassan, Hosein et les descendans de ce dernier j usqu'à son neuvième arrièrepetit-fils , sont nommés les douze Imans par les Mahométans de la Perse , qui re^ gardent ces princes comme les saints et les docteurs de leur religion^ tandis qu'au contraire les musulmans de Syrie maudissent leur mémoire , et ne reconnaissent pour héritiers du prophète que le calife Omar et ses successeurs. Quoi qu'il en soi(, cette vénération pour la poslérité de Mahomet et d'Ali 9 qui s'est beaucoup multi- , pliée depuis cette époque , a fondé rilhistration de presque tous les princes qui ont régné sur l'empire musulman jusqu'à nos jours , où ils se distinguent iincore par les titres d'Emirs et de Scheiks , et la couleur vertie de leurs lurl)ans; Dans les villes de Vî^ Mevx\vx^ ^V ^*^
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Médine , c'est à une famille de trois cents personnes , qui prétend tirer son origine du pieux Hassan, qu'est encore confiée aujourd'hui la garde de la Kaba et la souveraineté de cette partie de l'Arabie.
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