ALEXANDRE LE GRAND
DéTsIappeniaDt pnsqas aabit ds U pDiieansa maeédonieno». — Philippe et Ai»uidie*ODtd«t bubusi vïciaui: IraUta d'helléniiias. — EpniaeiDsal dar Adiétpénidea at ditlooalion de i^empira pana. — BdaulLon, adoLeuanca d'Ateuodie; >h Urai ataviqnei at lei qaoULéa panODnenai. — Roi i tiagt •u, il riprima arec rapidité et BDeoèt Isa inennioua dei Tiibsllat al la rtiolte da l'HaLlede* — 11 débarque an Troade al visita la tombeau d'AcbiLle. —
Aleuindra aaumat et dilirn l'Ionia. ~- li ae montre dana Isa régioiu aentralai da l'Aiie Mioears, truicbe la oœai gordico et gagne aa and lea dtflliiqDi minaot an Syna. — Aseia de Siire aprèi do bain dant le Cydnna. — Viotoire d'Iaua. — Canqnèta de la Syrie, de la Pbiniaia. — nérolama at ruina da Tyr. — Ooeapation triomphale de l'Egypte; tondatian d'AJaiandrie. — Harnaantla paii aile partage de l'Asie, Aleiaudra joint Darius ï Arbileaaur la rivanord- •at du Tigre. — Priae de Babylone, da Soie, da Peraipoli*. — Pouranils de Dariua Tara la Bactriana, la Sogdlane. ~ Temps pordn en Ticteirea alériles entre la Caspienua at l'Hiodou-Koucb, — Orgies : meurtre da Clilos. — Supplice da Calliathine. — Ditgr&ca da ParmËuion et de PbUolas. — Guerre de l'Inde; wuqntte du Pendjab — Murmurai de l'arméamaeédonianH.— Mpart da NiarquB par lludus el rOoAan, d'Alaïaudra par U Gédrosia et la Caramanie ; aoulTrances del'armie. — Rijouluancea ï Suse. — Aleiandre jone an Parau, a'entoora de trente mille pagai, épousa ploilaura femmes el filles da Darius. — HéoonteDtamant de l'armas, riconclliatioti. — Projeli at activité d'Aleiandre. — Snrpria li Babylone par nue Séire paludéenne, il meurt sans atoir réglé son héritage. — Démembrement, rivalités, guerre» snharnéaa de aas géDéraux. — Servitude da la Gréoa. — Déplorable* eoaaéquenoae de l'an- Irepriaa d'Alexandre, — iDtrnaion des [aaatiimas et des énarvemante oneu' taux dans l'eapril belléuiqae. — La Oréca, l'Aeie. brisées, boinilifes, «ont prêtas RU jong romalu.
Le développement soudain de la puisi l'élrangâ forlune d'Alexandre, l'universelle le passante Tulgurant de ce météoio ioattei déconceiter les partisans de l'ordre dans I (ion rationnelle et sage des cboses liumaii peine moindre pour les esprits plus ouvert constatent dans t'iivolution un enchainei
régulier el fatal, de causes et d'eltels, effets devenus causes à leur tour, et qui vont s'engrenaut, s 'impliquant et s'eipliquant les uns las autres. Ici, les conséquences seraient liors de proportion avec les antécédents, si l'on ne tenait compte de certains facteurs, trop exaltés par les inventeurs du heroworship, du a culte des héios », mais trop négligés, trop subordonnés, par les doctrinaires du milieu incoercible et infaillible. Ces facteurs, i:e sont les individus. Ils n'échappent pas, sans doute, à la lot générale du déterminisme; pas plus que la bombe, longtemps enfouie dans la terre, et dont un choc fortuit provoque l'explosion ; pas plus que l'eau, goutte h goutte accumulée dans une poche sans issue, et dont la vapeur fuit éclater une montagne en laves, en cendres, en pluies de pierres dévastatrices. Il va sans dire que le passé îeur a frayé la voie, que les circonstances (es aident, les poussent, les arrêtent aussi et les écrasent. Hais, parmi les circonstances, il faut compter leur personne physique et morale, leur caractère, leur tempérament, leurs vices et leurs vertus, toutes choses dont les origines, nullement inconnaissables, demeurent inconnues parce qu'elles se dérobent à l'analyse. En fait, ils paraissent, et l'histoire oscille, s'ébranle, recule, se précipite en progrès rapide, ou s'écarte en déviations incalculables, sans qu'on puisse dire en quoi l'existence de pareils hommes a pu être nécessaire, ou seulement utile. Voilà pourquoi l'hisloire est une suite d'à-coups et de soubresauts, pourn'admet pas ces règles fixes d'une logique abstraite, s invariables de la nature. (Eavre des individus autant lasses, elle participe de la vie humaine par son inceria mobilité.
n petites parfois sont les causes prochaines des grands its! Un otage, retenu à Thèbes pendant peu d'années, )rès l'épuisement d'Athènes et de Sparte, l'incurable isme des cités grecques; il se dit qu'il serait piquant re à la Grèce son nom et son prestige. Ce mSrae otage dans ses entretiens avec Epaminondas, l'idée d'une tactique à la fois souple et résistante, la phalange.
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sorte de bataillon cane en marche. U a désormais an bat«l une arme. Mais que d'obstacles entre son ikve et lui! Prince csd<I d'une branche cadette, il lui faut tenir loin du trAne le fils mineur d'un Trère assassiné. Bien plus, d'unroyaume vague, timilé aux bassins.d^ deux petits fleuves, sans cesse menacé, humilié, soit par des vassaux immédiats : Orestes, Lyncestes. Pélagons, Bîsalles, soil par des voisins barbares : Thraces, Péoniens, Triballes, lllyriens; de cette obscure Macédoine, il lui faut faire un Etat solide, d'une étendue suffisante, bien pourvu d'or pour payer des dévouements, de bois pour construire des flottes. Il lui faut s'insinuer en Grèce entre les deux partis qui minent toutes les villes, entre les aristocraties et les démocraties, et pour concilier les réactions locales, se présenter en soutien de la religion, en vengeur des temples détroussés par de hardis patriotes. Tout cela, Philippe, en vingt ans (337-336), l'a accompli, avec une très grande habileté, mais aussi avec une chance aussi constante qu'improbable. Très avisé, très ambitieux, très brave «t très persévérant, Philippe n'en est pas moins un demibarbare, non pas un primitif, comme les vieux Achéens, mais un vicieux, un corrompu, qui va se faire assassiner dans une orgie. Cest un de ces hommes d'énergie et de talent comme le monde en a tant vu, qui, non contents d'Mre totalement inutiles it l'humanité, la détournent de son chemin.
En se faisant proclamer généralissime des Grecs contre les Perses, Philippe spéculait très judicieusement, et sur un vieux ressentiment national aigri par le remords de compromissions
honteuses et d'humiliantes vénalités, et sur l'éclat prodigieux
d'un succès probable, sur la fragilité évidente d'un empire incohérent et fatigué.
Rien de plus certain que lamine pt
Quelle famille eût résisté à la vie, aux
harem, à ces meurtres qui se renou'
ment? Le seul roi énergique de la :
bâtard, Darios Ochos ou Nothos, ne
cadavres de ses cent dix-huit fritres!
longtemps survivre à de telles saignées ? La monarchie persique était condamnée. Déjà l'Asie Mineure tout entière n^était plus qu'une juxtaposition variable de satrapies révoltées, de provinces laissées à elles-mêmes et de principautés indépendantes. Nul doute même que, par ses condottieri soldés, par ses généraux, ses intrigants adroits^ ses artistes, ses négociants, la Grèce, à son détriment hélas ! n*étendit bientôt son influence, sa langue et sa culture, depuis la côte de l'Egée jusqu*à la Mésopotamie.
Mais autre chose est une infiltration progressive, autre chose une conquête soudaine et violente. L'une se concilie avec la libération et le renouvellement des peuples ; l'autre achève leur asservissement et complète leur ruine. L'entreprise annoncée par Philippe, exécutée par Alexandre, aussi désastreuse pour les vainqueurs que pour les vaincus, va éteindre en Asie le peu de vitalité qui pouvait y couver encore et, en Europe, précipiter la décadence de la Grèce.
Lorsque Philippe mourut, Alexandre n'avait pas vingt ans. Mais ce n'était pas, il faut le dire, un jeune homme ordinaire. A seize ans, chargé de la régence pendant une expédition de son père, il avait, en personne, vaillamment repoussé une incursion illyriennc ; à dix-huit, il avait décidé, par une fougueuse attaque, le succès de Ghéronée. Instruit aux armes par les Parménion et les Perdiccas, il avait reçu d^Aristote toutes les notions, tous les goûts littéraires et artistes qui pouvaient orner l'esprit d'un Hellène accompli. Il savait par cœur VIliade et enviait la gloire d'Achille. Cette admiration pour les héros des vieux âges est un précieux indice de sa nature intime. Les raffinements de la culture, la science militaire, l'habileté politique, recouvrent chez lui un fonds barbare, un emportement de courage et de fureur aveugle, de frénésie et de cruauté, que surexcitent le danger, le soupçon ou l'ivresse ,* une âme archaïque sous des dehors civilisés. Et le contraste entre ces deux natures mal soudées apparaît dans toutes ses actions.
11 s'en fallait que la domination macédonienne, si nouvelle, formât un tout homogène et solide. Minée à l'intérieur par des
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haines de faraille, menacée du dehors par des hordes li peine soumises, elle Taillit se dissoudre quand la forte main du Tondateur cessa d'en comprimer le faisceau, d'en serrer les liens. Hais lamain d'Alexandre, plus lourde encore, s'abattit surles intrigues de palais, suf les révoltes de la Thrace et de l'Illyrie, sur Us agitations de la Grèce. Laissant à sa mère, Olympias, le soin de le débarrasser, par le meurtre et le poison, des frères, demifrères et oncles gfinants, il court de l'Hellespont à l'Adriatique, et del'HelladeauDanube. Ici il effraye, là il écrase. Victorieur dasTriballes avec le concours des Gaulois, ou mieux des Celtes orientaux, il jette un pont sur le Danube, passe le Qeuve, et montre sa terrible phalange aux bandes confuses des Gètes, des Scythes, des futurs Germains et Slaves ; en treize jours, il tombe sur Thèbes insurgée, la prend et la rase, n'épargnant que la maison de Findare, lue six mille hommes, en vend trente mille. Il ménage cependant Athènes, où professe Aristote ; et vient à Corinthe se faire confirmer le litre de généralissime des Grecs.
Dès 334, deux ans après la mort de Philippe, ses préparatifs sont terminés, sa petite mais solide armée, phalange et cavalerie nationales, corps auxiliaires, appareils de siè^ — environ quarante raille hommes — est massée à Sestos. Il confie à Anlipatros la Macédoine et la Grèce pacifiées. L'Hellespont est franchi sans obstacle, et l'épopée commence par les visites fameuses aux tombeaux d'Achille et de Patrocle, par les sacrifices expiatoires à Priam et autres victimes de Néoplolème, ancêtre légendaire des rois d'Epire et de Macédoine.
La Perse, sous un troisième Darius, Kodomannos, parent éloigné des derniers Achéménides, conservait, du moins en apparence, toutes ses possessions, de l'fonie à l'Indus, de la Bactriane à l'océan Indien, du Caucase à la première cataracte du Nil. Elle regorgeait do richesses et de soldat!!, comm de Xerxës. Ses Hottes étaient considérables, et biei déee par un amiral grec du nom de Momnon. Mais plus d'àme en cet énorme corps et, dans la tête, da voir central, ni décision, ni prévision, ni persévéranci
iTait proposé d'intercepter rHollesponl et la Proponlide. C'était, de toute évidence, la première cliose à faire, à essayer du moins. On pouvait aussi jeter des années en Grèce, en Thessalie, en Uacédoine — un vrai Darius, même un Arlaxercès, d'j aurait pas manqué — établir plusieurs lignes de défense en Lydie, en PhrjRie, en Cappadoce. Kodomannos se borne à envoyer sur le petit fleuve Granique, au nord de la Troade, une seule et insuffisante armée. Dans ces conditions, nous l'avons trop vu, un premier éciiec, un premier succès, décident de tout le reste. La bataille du Grnnifue, si modeste en ses proportions, est donc un de ces points critiques, un de ces tournants où la fortune hésite, où l'histoire chauffe de route. Elle a tous les droits du monde à une description sommaire.
Les dispositions des deux armées ne font pas grand honneur à la stratégie antique. L'infanterie des Perses (100000 hommes], rangée sur une éminence, attend que la cavalerie (iO ou 30000), déployée an bord du fleuve, ait été rompue par l'avant-garde ennemie pour se mettre en mouvement. Il est trop tard ; la phalange, forte de douze mille hommes, entre comme un coin dans la masse épaisse, que la cavalerie macédonienne, victorieuse, harcèle sur les flancs. « La déroute, dit Arrien, fut rapide et complète. » La conduite d'Alexandre, en cette journée, fut d'un paladin plus que d'un général ; et cependant, on ne saurait dire que sa fougue extraordinaire n'ait pas été la cause principale de la victoire. En passant le Deuve, des premiers, à la Ifite de sa garde, de ses hitatroi, il exaltait l'enthousiasme des siens; ruant k coups de lance et de pique sur le gros de lacavapcrse, il stupéfiait l'ennemi ; il courut des risques sérieux, un violent coup de sabre sur la tète et ne fut sauvé d'un d'épée que par Clilos, qui trancha le bras du meurtrier ; il eut la chance de blesser et d'abattre à ses pieds Uithrigendre de Darius. En somme, l'action avait coûté peu de ; 25 hétairoi, auxquels Lysippe éleva des statues d'airain, valiers, 30 hommes de pied, en tout 115, telle fut la perte ainqueurs. Il est vrai qu'ils eurent un certain nombre de
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blessés, qu'Alexandre (il savait son métier de roi) eut soin de visiter et de consoler par des paroles et des préseats. Les Perses, é^deraraent, ne s'en tirèrent pas i. si boo compte ; 2 000 envirOD furent pris et veodus, et Alexandre put envoyer h la seule Athènes trois cents trophées, avec. cette inscription curieuse : d Sur les Barbares d'Asie, Alexandre et les Grecs, à rexception des LaeédémonieTts. n Hais ce fut une dispersion bien plus qu'un massacre. Nul pourtant ne parait avoir songé & réunir les débris d'une armée qui eût encore été supérieure en nombre à celle des Grecs.
Alexandre put, en toute sécurité, redescendre la cMe d'ionie, visiter Sardes, Ëphèse, faire occuper Magnésie et Tralles, rétablissant volontiers les vieilles libertés locales et rompant tout lien entre l'administration des satrapies et la Grèce asiatique. Milet, Halicarnasse [où s'était réfugie un banni athénien, Ephialtes), opposèrent seules quelque résistance. Arrivé en Lycie, le conquérant remonta droit au nord, aGn de montrer ses armes dans le centre de la péninsule, en Pisîdie, en Phrygie, en Cappadoce. Sur son chemin se trouvaient le tombeau de Uidas et te vieux sanctuaire de Gordien, célèbre par le nœud indissoluble qu'il trancha, plus ou moins spirituellement, d'un coup de sabre. Ce nœud était un souvenir des temps naïfs ofl Ulysse fermait ses portes avec une courroie. D'Ancyre, il remonta l'Halys jusqu'à Hazaca; puis, longeant le massif du Taurus, il gagna la Cilicie, après avoir décrit dans l'intérieur des terres une sorte de pentagone. Nulle part, il n'avait renconlré l'ennemi. L'Asie Mineure était abandonnée.
C'est k Tarse, en Cilicie, que se place le fameux épisode du Cydnus, le premier accès de ces fièvres auxquelles Alexandre devait succomber et par où s'échappait, par moment, la flamme intérieure que l'ambition, le vin, la tension de l'esprit et du corps allumaient dans ses veines. Un breuvage le quinine pourtant], à moins que la jeunesse et le i opéré sa guérison. Il est facile de se figurer l'angi néraux et des soldats, les transports qui accueillir^
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coDvalescence. On avait déjà tenté de l'empoisonner ; Parménion lui écrivait que son médecin était vendu aux Perses. Alexandre eut confiance et but la potion. Les belles phrases qu'on a faites sur sa grandeur d'âme semblent légèrement ridicules.
Darius, cependant, s'était résolu à défendre la Syrie ; et rien n'était plus facile avec les cinq ou six cent mille hommes dont il disposait. 11 n'avait qu'à fermer solidement trois cols étroits ouverts dans la chaîne de TAmanus et, avant tout^ le défilé des Pyles ou Portes syriennes^ entre le golfe d'Issos et Tembouchure de TOronte. Mais, lassé d'attendre, vaniteux et brave, il voulut marcher au-devant de son rival. Les deux rois se croisèrent dans les montagnes, le Macédonien longeant la mer au sud, le Perse, au nord, se dirigeant vers Issos ; si bien que les positions se trouvèrent renversées. Alexandre fit volte-face et combattit le dos à la Syrie ; Darius, le dos à la Grèce. Ces changements de front ne sont guère favorables à des armées trop nombreuses en des espaces trop étroits. De ses multitudes, Darius ne put utiliser qu'environ cent mille hommes bien armés, dont trente mille mercenaires grecs, placés au centre, derrière le petit fleuve Pinaros ; sa droite bordait la mer ; sa gauche avait passé l'eau et dessinait un mouvement tournant. Alexandre y para, faisant déborder, par sa droite, la gauche ennemie; lui-même, au centre, en avant de sa phalange, traversa le fleuve à toute bride pour éviter les flèches. Il y eut là un véritable combat. Cent vingt Macédoniens de distinction y périrent, et, parmi eux, un Ptolémée, fils de Séleucus. Les mercenaires grecs entamèrent la redoutable phalange. Mais la droite d'Alexandre, ayant rabattu et enfoncé la gauche perse, vint prendre en flanc les mercenaires et en fit un horrible carnage. La journée était perdue pour Darius ; de toutes parts, sa cohue s'éparpilla dans les montagnes, écrasée sous les pieds des chevaux ; des ravins furent comblés par les cadavres. Darius, laissant aux mains du vainqueur bouclier, robe de pourpre, char royal, s'enfuit à cheval par des gorges inaccessibles. Son camp, sa mère, sa sœur, son fils enfant, sa femme et deux de ses filles, trois mille talents.
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cent mille morts, tel fut le butin d'Alexandre. A celui-ci, la victoire avait coûté trois cents hommes et une blessure à la cuisse. Tandis qu'Alexandre consolait avec courtoisie ta Famille de Darius, Parménion courait k Damas saisir le trésor royal (nov. 333).
CommeaprèsieCraniqueet pour les mêmes raisons, Alexandre, au lieu de s'enroncer dans la lointaine Asie, continua de suivre les câtes : il séparait ainsi la Perse de la Grâce et, en occupant la Pbénicie,paralysaitlaflotte ennemie, encore maîtresse delà mer. Toutes les villes ouvraient leurs portes et rappelaient leurs vaisseaux. Tyr, seule, demanda la paix et offrit son alliance. C'était trop peu. Assiégée par terre et par mer, elle résista sept mois; prise, elle se défendit pied & pied dans ses rues et dans ses tem* pies. Huit mille Tyriens furent égorgés ou pendus le long du rivage, trente mille vendus à l'encan. Ainsi pérît, glorieusement, un des peuples qui ont le plus contribué à la civilisation. Alexandre a célébré par des sacrifices et des jeux solennels ce triomphe néfaste dont il pouvait, semble-t-il, se dispenser.
Avant et pendant le siège de Tyr, Darius avait demandé la paix, offrant sa fille, ses trésors, son amitié, l'Asie jusqu'à l'Eilpbrate. « Acceptez, disait Parménîon; j'accepterais si j'étais Alexandre. — Et moi, si j'étais Parménion. n o II ne peut j avoir deux maîtres, écrivit-il à Darius, pas plus qu'il n'y à deux soleils, t Et le conquérant, dédaigneux, poursuivit sa marcbe à travers la Judée. Josèp lie raconte, mais sans preuves, qu'il visita Jérusalem et voulut bien se reconnaître dans les prophéties de Daniel, qui n'étaient pas rédigées encore. Le siège de Gaza lui fit perdre trois mois ; il y fut même blessé ; ce qui ne l'empêcha pas de traîner neuf fois autour des murs, pour renchérir sur Achille, le cadavre du gouverneur. Bétis. Conte, peut-être, mais non invraisemblable : rinfatuation, autre m commençait à se trahir par de nombreux s;
Entré en Egypte par Péluse, reçu en IM et à Uemphis, associé, comme les pharaoi les dieux, il accepta volontiers le titre de
cornes symboliques du Zeus égyptien. 11 est assez difGcile d'admettre, chez un élève d'Âiistote, une foi sincère en ces apothéoses; mais à quel dieu n'était-il pas égal ou supérieur par les exploits et la puissance? Puisque les peuples lui décernaient la divinité, pourquoi Taurait-il refusée? Aristote ne dit-il pas : « Le prince doué d'un génie supérieur est un dieu parmi les hommes, p Ainsi raisonnait sans doute ce jeune homme qui, à vingt-trois ans» avait dépassé les Totmès et les Cyrus. « Zeus, disait-il, est le père de tous les hommes, mais il n'adopte pour ses fils que les meilleurs. » L'Egypte était déjà fort hellénisée. Pour achever de la rattacher à la Grèce, Alexandre conçut l'idée, vraiment heureuse, et traça lui-même le plan d'une grande cité maritime, d'abord facile et de défense assurée, gardée en arrière par le lac Maréotîs, reliée à la vallée du Nil par tous les canaux du Della, entrepôt de l'Orient et de l'Occident, point de rencontre de tous les dieux, de toutes les nations, de toutes les sciences et de toutes les doctrines : Alexandrie, enfin, qui porte justement son nom, puisqu'elle naquit d'une de ses pensées.
Pendant les quelques mois qu'il put consacrer à l'Egypte, il reçut les nouvelles quMl attendait pour se risquer dans la haute Asie. La flotte perse s*était dispersée d'elle-même ; les quelques îles rebelles de la mer Egée se rangeaient à l'alliance macédonienne; l'Occident était calme. L'heure était venue d*en finir, et d'un coup, avec l'immense rassemblement que Darius avait à peu près organisé derrière le Tigre, entre Gaugamèle et Arbèles, dans les lieux mêmes où Ninive s'était élevée jadis; il y avait là un million de fantassins, plus de quarante mille cavaliers et des chars de guerre, et des éléphants, inconnus encore aux soldats d'Alexandre. Une défaite en ces pays reculés de l'Assyrie était sans retour et sans remède. Le conquérant aurait pu s'emparer d'abord de Babylone, de Suse, de Persépolis, abandonnées. Mais il voulut jouer avant tout la partie suprême. Parti de Tyr ea août 33i, coupant la Mésopotamie de l'ouest à Test, il atteignit, dans les derniers jours de septembre, la plaine de Gaugamèle. Il avait une petite armée excellente, comme renouvelée par de
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nombreux renforts, et portée an chi&e de (purtote^sepl hommes. La bataille fut liyrée le 2 octobre.
Dès le début, Darius désespéra et s*enfuil. n s'était placé en face d^Alexandre, dont il essayait de faire déborder la droite par sa cavalerie ; il avait opposé à la phalange ses caTaliers badriens bardés de fer^ les cataphractaires ; il avait lancé ses chars armés de faux, qui furent démontés par quelques volées de flèches. Tout avait plié devant Alexandre et sa colonoe hérissée de lances. Et cependant, si le malheureux roi des rois eût laissé passer la phalange, en se bornant à la contenir, à l'écarter, la fortune était prête à tourner. Le centre macédonien^ dégarni, s^était vu rejeté jusqu'à ses bagages, et, sur Textrème gauche, Parménion et sa cavalerie se maintenaient avec peine ; Alexandre, avec ses Hétaïres, put se jeter vivement de droite à gauche. C'est alors seulement que la bataille fut perdue pour les Perses, et qu'Alexandre put se lancer à la poursuite de Darius; il ne trouva à Arbèles (à 50 kilomètres du champ de bataille) que les armes, le char et le trésor du fugitif. Il fallut remettre la chasse à quelques mois : il importait de prendre aussitôt que possible possession des capitales.
A Babylone, Alexandre sacrifia à Bel et fit relever les temples détruits par Xerxès; à Suse, qu'il gagna en vingt jours, il trouva beaucoup d'or en lingots et en numéraire, et fut rejoint par quinze mille hommes de choix, levés par Antipatros en Thrace, en Macédoine et jusque dans le Péloponèse. De Suse à Persépolis, la route fut plus dure. Plaines arides, monts escarpés, gorges où le satrape Ariobarzane faisait rouler des quartiers de rocs, embuscades d^un peuple belliqueux, les Uxiens, exercèrent rénergie comme la vaillance d'Alexandre. Céda-t>il à un mouvement d'exaspération .lorsqu'il abandonna au pillage et à rincendieles palais de Persépolis,ou bien à une pensée politique? 11 est probable que l'orgie fut pour une forte part en ces dévastations, très exagérées d'ailleurs. Persépolis était encore debout à la mort d'Alexandre.
Après avoir visité à Pasargade le tombeau de Cyrus, et sur-
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tout après avoir mis la main sur une réserve de 120 000 talents d'or (700 millions), il laissa dans le sud des garnisons sufGsantes et reprit, par la Médie, l'Hyrcanie, la Parthie, le chemin de l'Arie, où s'était tétaf^é Darius. Il n'atteint, à Hécatompyles (sud d'Asterabad), après quinze jours de marche, que son cadane (juin 330). Un satrape avait égorgé sod roi et pris la couronne. Ses courses d'une rapidité vertigineuse, tantôt à gauche vers la Caspieaue, tantûi à droite vers l'Arie (Khorassan), vers l'Arachosie (Seistan), où sont fondées deux Alexandrie». Hérat et Candahar, conduisent enfin Alexandre dans les domaines de Bessus, le meurtrier de Darius, bientôt livré par un coilègue jaloux, puis de rOxus à la Sogde (Samarcande), et de la Sogde au laxartes, au milieu des Khorasmiens, des Scythes et des Saces. Cette campagne laborieuse, périlleuse et si inutile, parmi les rochers, les frimas, les peuplades batailleuses, n'avait guère plu à l'armée, encore moins aux généraux. Plusieurs chefs d'élite, entre autres Pliilotas et son père, le vieux Parménion, furent ' cruellement sacrifiés â des soupçons, excessifs peut-être (330). Alexandre est toujours courageux jusqu'à la folie, plus habile capitaine que jamais; il a encore de l'esprit : apprenant qu'Antipatros a dissipé, près de Mégalopolis, une ligue pélop on é sienne, il dit négligemment : u Pendant que nous abattons ici l'empire des Perses, on fait lâ-bas des batailles de rats [Uiaik et SofmAAomyomachie). » Mais son humeur s'assombrit. Il perd deux années entières h dompter des peuples inconnus, à fonder quelques Aleiandries plus ou moins viables, entre temps ï épouser la belle " Eane. 11 terrasse des lions, prend seul d'assaut une citadelle, Be repose que dans les excès. Le vin le rend terrible. Une nuit, ue son vieil ami Clitus, son sauveur du Granique, puis il le ure pendant trois jours. Il fait pendre ou lapider un naveu ristote, lo philosophe Caliisthène, qui désapprouvait ses fas de despote oriental.
lientôt (327} un coup de folie l'emporte vers le Cophèue boul) et le haut Indus, en d'inextricables déGlés, parmi des lUs indomptées, Aspiens, Assskénes, Guréens, et pourquoi!
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Pour mettre la paix entre deux rois du Pendjab. Dans cette aventure véritablement Insensée, il déploie, il est vrai^ un héroïsme extraordinaire^ le génie d'un grand capitaine, au passage de rindus et de THydaspès ; il échange avec Porus vaincu {Pourousha) de nobles propos, se fait bien venir des peuples, comme partout, en respectant leurs dieux et leurs usages; mais les murmures de ses lieutenants^ Tétonnement douloureux de ses soldats, l'avertissent en vain qu'il va passer les bornes extrêmes de la raison. Il ne voit plus le monde qu'à travers un mirage. 11 estBacchus, dont il vient de retrouver la ville natale, Nysa; il est Osiris; il va, comme eux, toucher aux portes de TOrient. De Bucéphalie, une ville qu'il élève ou qu'il consacre aux mânes de son fameux coursier, il va descendre dans la vallée du Gange, faire le tour de l'Inde et du monde. Il développe ses rêves à son conseil, à son armée épouvantée. Aux bords de THyphase, profond et rapide, ses soldatsépuisés par soixante-dix jours d'orages, de pluies^ de fatigues continuelles, montrent leurs habits en lambeaux, leurs armes émoussées; il ne les voit pas. « Qu'ils Tabandonnent, il ira seul en avant! Qulls retournent annoncer à la Grèce qu'ils ont déserté la gloire, trahi leur compagnon, leur général! p Trois jours, seul dans sa tente^il s'enferme, il se cache. Enfin le morne silence qui Tenvironne le réveille et le rend à lui-même? « Partons donc, puisque tout me rappelle, d Alors éclatent la joie et l'enthousiasme. On le bénit d'avoir cédé à l'amour de ses soldats. Toutefois il donne quelques semaines encore au songe évanoui. Douze autels immenses, hauts comme des tours, dressés sur le rivage, marqueront le terme de sa course triomphale. Des sacrifices, des jeux gymniques et équestres célèbrent ses victoires. Porus reçoit en don toutes ses conquêtes.
Cependant, Alexandre a préparé tout pour le départ avec une habileté consommée. Deux mille navires, qu'il a fait construire par Cratère et lancer sur tous les afQuents de Tlndus, épargneront aux douze corps de son armée les fatigues d'une longu marche. A chaque confluent, il offre des libations aux dieux d
fleuves, à Héraklès, auteur de sa race, à son père Ammon. 11 émerveille encore^ il anime^ parfois il désole ses fidèles, par quelque exploit fabuleux contre des Malliens^ des Oxydraques ; dans un assaut, il tombe frappé d'une flèche. Le bruit de sa mort se répandait, lorsque debout, quoique blessé, il apparaît comme un dieu sur la proue du navire où il s'est fait porter. On baise ses mains, son manteau, on le couvre de fleurs. C'est par des traits pareils qu'il abrège les ennuis du retour. Entrée dans rindus^ la flottille descend jusqu'à Pattala, où commence le delta de ce fleuve. Sous les ordres de Néarque, elle gagnera l'océan Indien et en relèvera les rivages jusqu'au golfe Persique, pendant que lui-même, avec l'armée, traversera les provinces méridionales, qu'il ne connaît pas encore (août 325).
Malgré l'activité surhumaine d'Alexandre, son désir de fonder partout des Alexandries^ des Nicées, des Bucéphalies, d'établir des relations amicales entre les Grecs, les Perses, les Hindous, une année de domination apparente ne pouvait modifier sensiblement les habitudes et les institutions. Son passage laissa néanmoins un long souvenir ; son nom pénétra jusqu'aux îles de la Sonde; Iskander aux deux cornes est encore cité dans des chroniques malaises du x* siècle après notre ère. C'est à lui que rinde doit la première date certaine de son histoire, et l'Europe ses premières notions exactes sur le Pendjab et l'Indus, sur les mœurs et les croyances de l'Inde occidentale. Le brahmanisme y florissait encore. Ni le bouddhisme, ni le djaïnisme n'y avaient pénétré. Les ascètes, dont les austérités étonnèrent les Grecs, y exerçaient un pouvoir égal à celui des rois locaux, riches et guerriers. Le nom de Porus est authentique, soit comme titre royal, soit comme nom d*homme. A l'orient s'étendait l'empire des Gangarides, dont les souverains, prédécesseurs des Chandragupta (Sandracottos) et des Açoka bouddhistes (in« siècle), pouvaient mettre en ligne deux cent mille hommes et des centaines de chars et d'éléphants. Les profondeurs de la grande péninsule demeuraient terra incognita.
Le retour d'Alexandre fut pénible dans les déserts de la Gé-
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drosie, où les dattiers épara sur les ri?es des torrents soulageaient à peine la misère des soldats afTamés. BnGn, aubout de deux mois, en Caramanie, des envois de vivres Grent succéder aux privations les festins, les sacrifices, les joules, la joie d'une marche triomphale. Néarque, arrivé à Ormuzdavaut Alexandre, put le rejoindre et lui raconter son aventureux voyage; et le conquérant, après avoir restauré, à Pasargade, le tombeau de Cyrus, vint à Snse (eb 324) fonder enQn l'empire qu'il avait conquis, récompenser et punir, hâter par des milliers de mariages la fusion des Perseset des Grecs. Lui-même, donnant l'exemple, épousa Barsine ot Statira, les filles de Darius. Il s'entoura d'une ^arde perse de trente mille jeunes pages, et affecta les mœurs, le costume, l'étiquette asiatiques. Il ne négligeait pas ses soldats, payait leurs dettes (20 000 talents), leur ouvrait des mains libérales. Uais ses innovations n'allaient pas sans surprise et sans mécontentement; il eut à comprimer une révolte, c Partez, s'écria-t-il, dites qu'Alexandre, abandonné des siens, s'est remis^ h la foi des barbares qu'il a vaincus *, et il se mit à organiser une armée toute persique. Les Macédoniens, désespérés, assiègent sa tente, implorent son pardon. C'est. ce qu'il voulait. Enfin il se laisse fléchir, pleure avec eux, leur dit qu'ils sont tous sa famille, qu'il n'a triomphé que pour eux. Un festin de neuf mille convives scelle la réconcilialion.
En 333, après une campagne nécessaire contra les Cosséens, qui interceptaient la route de Suse h Ecbatane, il se reposait à Babylone, au milieu des ambassadeurs du monde entier. Italiens, Étrusques, Carthaginois, Libyens, Scylbes et Celtes du Danube, lorsque la mort l'abattit sur son œuvre écroulée.
Il avait éprouvé récemment une grande douleur, la perte de son amileplusintimB,Héphestion, qu'il venait de marier richement à une princesse; et le suicide thé&tral du brahmane Calanos, brûlé volontairement sur un bûcher, avait pu l'a- ""- '" -'-— des grandeurs mortelles. Mais lui, tout entier à ganlesques, envoyait trois flottes sur les cotes d chercher sur la Caspienne un passage vers l'Eux
parait même, la conquête de TÉthiopie, de la Libye et des colonnes d'Hercule. En attendant, il draguait le Tigre; il creusait^ à Babylone, un port pour mille galères ; il réglait par des barrages récoulement de TËuphrate dans le lac Pallacopas. Un jour que, monté sur une barque^ il surveillait le travail de dix mille ouvriers dans les marécages, le vent emporta son diadème. C'était la fièvre paludéenne qui déclarait la guerre à ce tempérament miné par dix années de combats, de blessures, de privations^ d'excès, de tension cérébrale. En dix jours, elle eut raison de ce prodigieux génie, séduisant amalgame de toutes les vertus, de toutes les grâces, de tous les talents militaires et politiques et de quelques vices originels. 11 n'avait pas trente-trois ans lorsqu'il expira (21 avril 323).
11 laissait un fils en bas âge, un enfant à naître, un demi-frère idiot, des femmes rivales, une mère cruelle et perfide, des généraux habiles et ambitieux. Quant aux peuples, ils n'existaient plus. Il avait voulu les fondre et il les avait fondus. Ce qui pouvait rester en eux de vitalité et d'énergie s^était évaporé dans la fusion.
La Grèce seule conservait un souffle de vie. Antipatros l'étouffa. Vaincu à Lamia par l'Athénien Léosthène, il vainquit à Crannon. Démosthène, banni, s'empoisonna dans un temple. Phocion but la ciguë. L'antique champion de laliberté, le centre des arts et de la pensée, Athènes, gardée par une garnison macédonienne, rampa, adulatrice avilie, sous des Démétrius, des Cassandre et desGonatas, jusqu'à l'heure lointaine où le dédain de Flaminin us, vainqueur à Cynoscéphales (196), proclamera l'émancipation illusoire de toutes les cités de la Grèce. Il est vrai que la nation athénienne avait péri dans les agitations de la guerre et des discordes civiles. Ce n'était plus qu'un détritus, un ramassis d'étrangers amenés par le négoce ou la curiosité, l'épave de vingt naufrages. Et le génie grec? Disséminé par le conquérant aux quatre coins du monde, il allait trouver des refuges à Fergame, à Êphèse, à Rhodes, à Tarse, à Samosate, à Antioche, à Cyrène, à Alexandrie, à Syracuse, brillant encore et subtil, mais