‹ L'histoire et l'infaillibilité des papesChapitre 46 sur 86 · IV · texte numérisé non relu

IV

jesté de TEglise. Le savant Daguerre nous a montré ce qu'il pensait de ces letti'cs , lorsqu'il a écrit : « Le cardinal Baronius s'est efforcé de combattre leur sincérité, et d'autres à son exemple. » Remarquez cette réserve : s'est efforcé', le judicieux cardinal n'ajoute plus rien, il arrête sa phrase, et prive le lecteur de ses propres remarques qu'il semblait annoncer. Sans doute il aura craint d'avouer, dans la candeur de son âme et la certitude de son jugement, que la sincérité des actes du sixième concile est établie par les monuments authentiques de l'illustre Eglise d'Espagne K »

Nous verrons, dans la suite de cette discussion, que tout n'est pas exact dans le langage de l'auteur de \'à Défense delà Déclaralion; mais tout en faisant cette réserve, nous trouvons que ses arguments sont mieux établis que ceux de Baronius : nous concluons donc, jusqu'à plus amples lumières, que les actes du sixième concile général sont tels aujourd'hui qu'ils ont été dès leur orighie. Nous n'en dirons pas autant de la lettre <l'Honorius : nous avons des preuves très-fortes (|u'elle a été altérée; mais, avant de les déve]oj)per, nous allons tacher de fixer le sens et la portée

I Iicf. litd. G'i.lL orthod.. c, oMj7.

<les actes et des lettres, en les supposant tous sincères.

Il est fait plusieurs fois mention d'Honorius dans les actes du sixième concile œcuménique.

A la première session, sommés par les légats du Pape et par l'empereur d'indiquer l'origine des nouveautés qu'ils professaient, Macaire d'Antiocîie et ses disciples répondirent : « TS'ous n'avons point proposé de nouveautés, mais ce que nous ont appris les conciles œcuméniques et les Pores approuvés , notamment Sorgius , Paul , Pyrrhus et Pierre qui ont gouverné l'Eglise de Constanlinople , llonorius pape de Tancienne Rome, et Cyrus pape d'Alexandrie. »

Dans la douzième on lut un recueil de pièces dont faisaient partie la lettre de Sergiusà llonorius et la réponse de celui-ci. Le jugement sur ces divers écrits et sur leurs auteurs fut porté en ces termes dans la session suivante :

« Considérant que les lettres qui ont été écrites

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