‹ L'histoire et l'infaillibilité des papesChapitre 20 sur 70 · DE TA VIE · texte numérisé non relu

DE TA VIE

« Les Eglises de l'Islrie gômissanl depuis longtemps sous un scbisme cruel, les aveilissemenls les oui ramenées au giron de 1 Eglise.

«Tu découvres et réprimes les perfidies de la ualion juive , cl c'est ainsi que tu établis l'unité dans le bercail du Sauveur.

« Rien n'échappait à son active surveillance, qui fit régner partout une paix désirée.

« Il a pris une place glorieuse parmi les Pontifes, par sa doctrine puissante aussi bien que par la sainle régularité de sa vie.

« Les doctrines du Maître éloquent, ranimées sous ta main, ont toujours brillé en toi.

« En suivant avec ardeur les traces du grand et pieux Grégoire, lu as bérité de ses mérites.

« Possède à jamais, par la grâce du Christ, la lumière éternelle dans 'e séjour des Saints. »

■I Tecum virginitas ab incunabulis vixif.

Tecumque veritas ad vitœ melam permanet.

« Le faussaire avait attendu, pour se hasarder à produire son oeuvre w-a-

Et c'est un de ses disciples qui, peu de temps après la mortd'Honorlus, a voulu, dans un mouvement de reconnaissance, graver ces paroles sur sa tombe ^ , alors que Severin ou Jean IV ses successeurs continuaient la lutte qu il avait commencée avec les Monothélites de Constantinople.

Tel est denc le langage des monuments contemporains. Honorius a été puissant ^n doctrine; jl a constamment marché sur les traces de saint Grégoire qu'il avait pris pour modèle; la pureté de sa foi a égalé la pureté de ses mœurs, et de son berceau à sa tombe on ne peut rien trouver de répréhensible : précieux témoignages, que n'affaibliront pas les impostures des Grecs, que nous ferons bientôt connaître.

Peut-être dira-t-on que la lettre à Sergius

lomnieuse, qu'Honorius fût enseveli dans le silence de la lonibej mais sa (orabe même a parlé.» (Gerbet, Esquisse sur Rome chrétienne, i, 389.)

i His ego epilaphiis merilb libi carmina solvi, Qubd Patris eximii sim bonus ipso memor.

( Pr. Epis t.) Hïc ia lacrymis singultus verba erunipunt :

De le ccrlissimus, tuus discipuliis, loi|uor.

[Sec. Epist.)

« 3'ai voulu faire à ton bonneur ceKe épi laphc que je te devais , parce que je conserve avec amour la mémoire de celui qui fut pour moi un excellent père. »

« Bien que cbacune de mes paroles passe à travers mes sanglots et mes larmes, je parle de toi avec certitude, moi qui suis ton disciple. »

1?9 iHait restée secrète. Cette supposition ne nous paraît pas fondée. Le peuple romain ne pouvait ignorer Fexistenee d'une lettre que l'on suppose adressée tout à la fois ou successivement à Sergius, à Cyrus et à Sophrone, et dont le but était d'indiquer la règle de conduite qu'il fallait suivre dans les circonstances oîi Ton se trouvait. Mais admettons le contraire : nous répondrons alors que nous n'avons pas à nous occuper de ce qui est un acte de correspondance privée, et non une décision pontificale. Le secrétaire d'Honorius, dont nous ferons bientôt connaître le nom et le caractère, a pu sous le rapport de la doctrine être plus ou moins exact en répondant à une lettre de Sergius ; le chef de l'Eglise ne doit être jugé que d'après les actes authentiques et solennels qui nous restent de lui.

La seconde preuve qu'Honorius n'a pas favorisé rhérésie et que nous n'avons pas telle qu'elle fut écrite sa lettre à Sergius , c'est le silence complet sur ce document gardé par celui-ci. Qu'on nous permette de rappeler brièvement les faits.

Cyrus, évêque de Phaside, ayant été élevé sur le siège patriarcal d'Alexandrie, voulut inaugurer son administration par un coup d'éclat. Il entra en pourparler avec les hérétiques de diver-

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