‹ L'histoire générale des religionsChapitre 12 sur 53 · SIXIEME LEÇON · texte numérisé non relu

SIXIEME LEÇON

Vénération des plantes et des arbres.

(Dendrolâtrie).

Rôle que les arbres et les plantes jouent dans l’existence du sauvage. - Universalité du culte rendu à la végétation ; il se retrouve chez tous les peuples et dans tous les temps.

On trouve les arbres adorés :

1° Pour les services qu’ils rendent.

Adoration de la plante nourricière au Nicaragua, au Pérou, au Congo, en Arabie, en Birmanie, chez les Finnois — chez les peuples indo-européens, dans l’ancienne Egypte et chez les Sémites.

2° Pour leur antiquité.

Vénération des vieux arbres à Sumatra, aux Philippines — dans l’ancien Mexique, en Gaule, chez les Romains.

3° Pour leur forme.

Le mélèze de Bérézof ; les arbres à deux troncs chez les Peaux-Rouges.

4° A raison de certaines propriétés particulières.

Le tremble chez les Kirghiz; l’acacia chez les orientaux; les plantes que leurs fleurs rouges faisaient passer pour être produites par la foudre ou pour renfermer du feu (chez les Indo-Européens).

5° Pour leur situation.

Lorsqu’ils couronnent les montagnes chez les Sibériens. — Culte fréquent des arbres isolés.

6° Pour leur association avec certains phénomènes ou certains événements.

Les arbres qui donnent la fièvre chez les Taleins de la Birmanie, chez les Sénégambiens, etc. — Arbres tutélaires : la coutume de planter, à la fondation d’un village ou même à la naissance d’un enfant, un arbre,

Page 1