‹ L'histoire générale des religionsChapitre 16 sur 53 · VENERATION DES PHENOMENES ATMOSPHERIQUES · texte numérisé non relu

VENERATION DES PHENOMENES ATMOSPHERIQUES

Il passe pour un monstre qui absorbe l’eau des sources et répand des maladies, chez les Birmans, les Zoulous, les Peaux-Rouges, les anciens Mexicains, les Finlandais, aujourd’hui encore dans les traditions populaires dés Slaves, des Germains et d’une partie de la France. Au Dahomey, au contraire, on en fait un être bienfaisant.

Même dépersonnifié, l’arc-en-ciel continue à jouer un rôle merveilleux.

Arc d’un être surhumain (Lapons) ; sa faucille (Esthoniens) ; son écharpe (Grecs); son panache (Caraïbes); son phallus (Australiens); sa couronne (la couronne de S* Bernard); l’ourlet de son vêtement (Samoyèdes) ; chemin des dieux (anciens Germains); pont des âmes (Hindous, Perses, Arabes, anc. Péruviens).

Chez les Juifs, symbole d’alliance ; chez les Romains, présage de guerre et de tempête.

F. Autres Phénomènes de V atmosphère. — L’Aurore boréale, danse des âmes chez les Groenlandais ; nombreuses légendes auxquelles ce phénomène a donné lieu dans l’Europe occidentale. — Les Trombes , regardées comme des dragons, des serpents, des géants dans les traditions de l’Europe, chez les Arabes, les Chinois, les Zoulous, etc. — Les Mirages, regardés comme des djinns par les Arabes, des mauvais génies par les Turkomans ; les palais de la Fata Morgana. — L ’Êcho ; croyance qu’une voix implique quelqu’un qui parle ; la nymphe Echo des anciens et l’Echofétiche des nègres sur le Niger. — Les Aérolithes, conçus soit comme des êtres animés ( Sanchoniathon ) pouvant encore se mouvoir après leur chute, — soit comme la demeure de quelque divinité ( bêth-êl ), — soit comme le présent d’un être céleste.

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