‹ L'histoire générale des religionsChapitre 37 sur 53 · DIX-HUITIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME LEÇON

De la sorcellerie et du sacerdoce.

Il est probable qu’à l’origine le culte a été purement individuel.

L’homme s’adressait librement aux puissances surhumaines avec lesquelles il voulait nouer des rapports.

Cependant certains individus auront été bientôt considérés comme spécialement aptes à entrer en communication avec ces puissances et à guider leur intervention dans les affaires humaines.

C’est sur cette croyance que reposent à la fois la sorcellerie et le sacerdoce.

La sorcellerie a plus spécialement pour but d’asservir les puissances surhumaines ; le sacerdoce, de les concilier ou de les honorer.

Aux étages inférieurs, ces deux fonctions sont le plus souvent réunies avec prédominance de la sorcellerie.

Même dans des religions relativement avancées, on voit encore le prêtre jouer le rôle d’exorciste; seulement alors c’est au nom d’une divinité supérieure et non en vertu de son propre pouvoir qu’il commande aux esprits inférieurs.

A. De la sorcellerie. — La sorcellerie, qui se rencontre dans toutes les sociétés primitives, fleurit particulièrement où domine le spiritisme (Afrique).

Le sorcier y cumule un certain nombre de fonctions qui plus tard constitueront des professions distinctes : on croit, qu’il' peut commander non-seulement aux esprits, mais encore aux phénomènes de la nature, particulièrement à la pluie, interpréter les songes, découvrir les coupa-

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