LÀ GUBERB DE TRENTE ANS
bles, allait devenir le théâtre d'une nouvelle lutte , et ce n'était plus simplement la querelle de Ferdinand et de Frédéric y mais la haine ûivétérée des protestants et des catholiques qui les mettait en présence. Dans les premiers moments, à la vérité , le sort des armes ne fut point favorable à Tempereur; en plusieurs rencontres ses généraux furent vaincus par les Bohémiens ; Bethlem-Gabor , maître de la Hongrie, après s'être fait couronner roi à Prèsbourg, capitale de ce royaume, vint une seconde fois avec le comte de Thurn assiéger Ferdinand dans Vienne. Mais la résolution ne manqua point encore à ce prince , qu'un événement inattendu sembla récompenser de son inébranlable fermeté ; car un froid excessif s'étant élevé tout à coup (on était alors en plein hiver), ses adversaires , ayant perdu un grand nombre de leurs soldats , virent leur armée se disperser, et "Vienne fut encore une fois délivrée de ce danger.
Mais tandis que la fortune semblait