‹ L'histoire moderne, racontée aux enfans ;Chapitre 10 sur 69 · LE COIVNÉTABLE DE BOURBON · texte numérisé non relu

LE COIVNÉTABLE DE BOURBON

quérir de la gloire (car ces qualités, qui suffisent à un simple soldat, sont plus nuisibles qu'utiles à un général, dont la prudence doit être le premier mérite); mais Bonnivet était si vaillant, si gai dans les périls, si entreprenant, que François P', dont l'humeur était aussi vive et légère, lui avait donné la préférence sur tous les généraux plus expérimentés dont il était entouré.

Cependant le roi , ayant été informé qu'une ville de Lombardie nommée Pavie renfermait une grande quantité d'armes et de provisions que les ennemis y avaient déposées, résolut de s'en rendre maître, et vint l'assiéger avec toutes ses troupes; mais comme Pavie était défendue par un capitaine espagnol d'une bravoure éprouvée, l'armée impériale, conduite par Lannoy et le traître Bourbon lui-même , eut le temps d'arriver à son «ecours. La plupart des vieux capitaines qui accompagnaient François T"^ le conjurèrent d'éviter la bataille que les ennemis venaient lui offrir, «n lui représentant qu'un simple revers pouvait lui être fatal; mais l'impétueux Bonnivet fut d'un avis contraire, et ce sentiment, plus conforme au caractère impatient du roi , devint cause d'un grand malheur.

En effet, mes bons amis, une terrible bataille s'étant engagée sous les murs de Pavie, la victoire, après avoir été vivement disputée de part et d'autre, se déclara pour les Espagnols, et je dois vous dire que depuis les désastreuses journées do

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