‹ L'histoire moderne, racontée aux enfans ;Chapitre 7 sur 69 · LE CARDINAL XIME!VÈS · texte numérisé non relu

LE CARDINAL XIME!VÈS

plus frugale. Un pareil homme, comme vous le comprendrez aisément, attachait peu de priît à toutes les douceurs dont les personnes riches et puissantes se font si proraptement une habitude, et le seul défaut qu'on pût lui reprocher dans un rang où la plupart deshommes se laissent éblouir parla prospérité, c'était d'être quelquefois aussi rude et aussi sévère pour les autres, qu'il l'était pour lui-même, tandis qu'une douce indulgence n'eût fait que relever ses belles qualités, en lui conciliant les cœurs de tous ceux qui lui obéissaient. Cependant la confiance que Charles lui témoigna ne fut pas trompée, et pendant vingt mois qu'il gouverna la Castille et l'Aragon, il sut faire respecter le nom de son raaitre, et j)répara eu quelque sorte par sa sagesse, l'éclat que le règne de ce prince devait obtenir.

Depuis que ce grand ministre était revêtu de cette éminente dignité , il ne cessait de conjurer le jeune roi de se rendre en Espagne, où l'appelaient les vœux de tous ses sujets de Castille et d'Aragon ; et lorsqu'enfin Charles se décida à passer dans ce royaume , il y fut accueilli avec des transports de joie par la foule du peuple accouru dans tous les lieux que le roi devait traverser pour se rendre à Tolède. Mais je dois vous dire que la satisfaction de tous les Castillans eût été bien plus vive s'ils n'eussent vu leur jeune monarque environné de seigneurs flamands qui affectaient de traiter les Espagnols avec un dédain et

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