‹ L'histoire par le théâtre, 1789-1851 (volume 2)Chapitre 37 sur 48 · AFFAIRE DE PAMÉLA · texte numérisé non relu

AFFAIRE DE PAMÉLA

Extrait du compte rendu de la séance de la Convention Nationale du 3 septembre 1793.

Barrère. — Le Comité a pris cette nuit des mesures pour raviver l'esprit public. Il est des choses plus utiles en apparence, mais que l'on trouvera nécessaires , quand on pensera aux commotions que l'opinion publique a souvent reçues1. Le Théâtre de la Nation, qui n'était rien moins que national, a été fermé. Cette disposition est une suite du décret du 2 août, portant qu'il ne serait joué sur les théâtres de la République que des pièces propres à animer le civisme des citoyens. La pièce de Paméla, comme celle de l'Ami des Lois, a fait époque sur la tranquillité publique. On y voyait non la vertu récompensée, mais la noblesse2 ; les aristocrates, les modérés, les feuillants, se réunissaient pour applaudir les maximes proférées par des mylords ; on y entendait des éloges du gouvernement anglais, et dans ce moment où ce duc d'York ravage notre territoire. Le Comité fit arrêter les représentations de la pièce. L'auteur y fit des corrections; cependant, il y

1. Le sens semble indiquer qu'il faut lire : moins nécessaires. J'ai copié scrupuleusement le texte du Moniteur, dont l'impression laissait beaucoup à désirer.

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