VIII PRÉFACE
Lorsque je rédigeais le feuilleton dramatique d'un des journaux de Paris, voilà comment j'ai considéré le théâtre. Dans le livre que je publie aujourd'hui, j'ai saisi, à travers le développement de mon sujet, et sans le perdre de vue, toutes les occasions de rappeler ces mêmes idées. J'ai jeté aussi çà et là quelques observations de pratique théâtrale qui avaient envie de se produire, et qui, peut-être, ne passeront pas inaperçues pour les personnes du métier.
Avec cet amour de l'art choisi, pur et élevé, on voudra bien, j'espère, reconnaître dans mon livre la conscience du travail et le caractère de sincérité des jugements. Ce sont les mérites auxquels je tiens le plus, et sur lesquels j'ose m'appuyer pour réclamer l'attention et la bienveillance des critiques dont j'ai longtemps eu l'honneur d'être le confrère.
Th. M.
Margency, près Montmorency, septembre 1864.