‹ L'histoire romaine à RomeChapitre 2 sur 90 · I N T II OD UCT ION · texte numérisé non relu

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histoire étaient impossibles et absurdes; on n’avait pas attendu pour cela Nichuhr, dont la gloire n’est point, comme on le dit souvent, d’avoir rejeté ce que d’autres avaient rejeté avant lui : sa gloire est d’avoir cherché, avec l’admirable sagacité dont il était doué, à reconstituer l’organisation politique de Home à cette époque dont il semblait parfois ne vouloir rien connaître, tentative dans laquelle il a échoué souvent et quelquefois a merveilleusement réussi.

Mais ne pas tout croire, est-ce une raison de tout nier? Qui donne le droit de repousser les témoignages que nous a transmis l’antiquité et auxquels l’antiquité a ajouté foi? Pourquoi tout serait-il faux dans les origines de Home, même dans ce que nous apprennent sur les populations qui ont précédé Romulus, les traditions recueillies par Caton, Vairon, Verrius Flaeeus, pourvu que nous apportions dans la discussion une critique prudente qui, j’en conviens, leur a souvent manqué? Quel intérêt avaient-ils à faire figurer dans les antécédents de Rome des peuples obscurs comme les Sicules, les Ligures, les Aboi igènes, des peuples, de leur temps, étrangers à l’Italie comme les Pélasges, s’il ne leur était arrivé, par des voies que nous ignorons, quelque

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