‹ L'histoire romaine à RomeChapitre 41 sur 90 · Capitolia ccrnens · texte numérisé non relu

Capitolia ccrnens

Quæ nostro frustra juncta fucre.lari.

(Ov., Trist , El., i, 3,29-30.

a Ovide suppose que Janus arrête les Sabins au moment où Us ont gravi le chemin qui conduisait à la citadelle, mais la tradition ne parle d'aucune attaque tentée par eux contre ta citadelle et repoussée par les Romains,* elle ne connaît que la trahison de Tarpéia par qui elle leur lut livrée sans coup férir.

* Servius [Æn., vm, 361) a mieux compris la situation respective des combattants. Pour lui, l’éruption des eaux bouillantes a délivré los Romains qui fuyaient et arrête les poursuites des Sabins. Des hommes qui fuient devant des ennemis qui les poursuivent ne sont pas des assiégés qui résistent.

SUITE DE ROMULUS

dieu des Sabins, protéger contre eux les Romains. Ce trait a dû être ajouté plus tard, quand les Sabins et les Romains s'étant fondus à la fin en un seul peuple, ceux-ci eurent adopté Janus, fait de la clôture de son temple le symbole d'un état de choses qui frappait d’autant plus les esprits qu’il était plus rare, la paix, et, fidèles à l'esprit tout pratique et souvent mesquin de leur mythologie propre, transformé le grand dieu solaire et guerrier des Sabins en un dieu qui présidait à l’ouverture et à la fermeture des portes; alors on lui attribua l'honneur d'avoir empêché, par un miracle dont on croyait voir l'effet, les Sabins de fermer la porte JamtaUs, autrefois porte de la cité Sabine, et qui, pour cette raison, avait reçu le nom du dieu sabin, dont le temple d'ailleurs était de ce côté. 11 n’en fallait pas tant aux Romains pour proclamer l'assistance du dieu dans un combat où ils l’usurpaient.

Quant aux faits qui n'ont rien de mythologique, je crois que les détails et les vicissitudes du combat peuvent contenir quelque vérité, car je suis convaincu que la source primitive du récit qui nous a été conservé par Tite Live et par llenys d llaliçarnasse est un vieux chant que certainement ils n'avaient ni l’un ni l'autre sous les yeux, mais d'où la tradition leur était venue *.

1 Je ne pense pas que les chants nationaux, que l’on récitait encore au temps de Pline, fussent de véritables épopées, mais quelque chose d'analogue anx romances héroïques de l'Espagne, aux ballades épiques des peuples du nord.

Or cerlains détails véritables d u» combat fameux peuvent être fixés par la poésie naïve des contemporains de ces faits; Seulement, je crois que ce chant était sabin1 et non romain; car, malgré la prédilection de l'historien latin pour ses compatriotes et la prédilection non moins grande de l’historien grec pour les Romains, ils n’ont pu effacer du récit, qui fut poétique avant d'être traditionnel, une inspiration hostile aux hommes du Palatin et favorable aux hommes du Quirinal et du Capitole.

Je rencontre d'abord CVirtius. Ce que l’on raconte de lui est un de ces fails qui n ord pas d'importance pour l'histoire, mais que la poésie du moment célèbre, parce qu’ils oïd frappé les témoins, excité l'intérêt et la crainte durant l’action, et qu’ils se détachent, par quelques circonstances extraordinaires, des autres faits guerriers. S'il y. avait des bardes . parmi les zouaves, ce ne serait pas l’ensemble d'un combat qu'ils célébreraient, mais tel exploit singulier, telle de ces aventures de la journée que le soldat aime raconter le soir au bivac. De plus, l’aventure de Cur- * tins était liée à une localité bien caractérisée, le marais du Forum, où il avait pensé périr. Enfin Curtius* est un héros sabin, et les chantres sabins ont dû sc

Silius 11 aliène (l'unie., vm, 422) parle des chanta sabins qui célébraient le dieu naliona Sancus.

3 l.t* radical curit, lance, se retrouve dans ce nom comme dans cet'e la ville Sabine de Cures, cl sous son autre forme quiru dans Qiwilet et Quirinal.

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