‹ L'histoire romaine à RomeChapitre 52 sur 90 · ROJIF, SABINE AU TEMPS DE N I M A · texte numérisé non relu

ROJIF, SABINE AU TEMPS DE N I M A

cidenlale du Quirinal, au vieux Capitole.

• Flore, qui présidait dans l'origine non à la floraison, mais à la fructification des plantes utiles1, était une divinité pélasgc, devenue Sabine’; car la Home sabine avait été aussi une Home pélasgc, cl la religion des Sabins, dans ce contact, avait été pénétrée par la religion pélasgc. File s’était beaucoup approprié de cette religion.

Sans remonter jusqu’à l'antique occupation du Quirinal par le premier flot de l’immigration sabine, au temps des Aborigènes et des Pélasges, à laquelle le vieux Capitole peut appartenir, je trouve sur le Qui-

Rospigliosi) et une montée conduisant du temple de Flore au vieux Capitole, on ne peut placer ce temple près de la place Barberini, et on n’a pu trouver dans ces parages les restes d’un prétendu cirque de Flore qui, dans aucun cas, li a pu exister là. Selon Becker, F existence de ce cirque de Flore est imaginaire et repose sur une mauvaise lecture d’un calendrier romain. 11 faut placer le temple de Flore aux environs de la rue de la Dalaria. Martial qui logeait tout auprès (Ep., v, 233-5} voyait de sou troisième, car il logeait au troisième, les arbres du portique d’Agrippa, situé là où est le palais Doria. il n’aurait pu les voir de la place Barberini. (Mari., Ep , i. 109.)

1 Ce qui le prouve, c’est tin temple dédié à Flore, Proptcr sicrilitalem fruginn (Cal., Præn., 28 apr.). L’été, l’époque de la moisson, était consacré à Flore chez les Sabins : ils appelaient le mois de juillet floralis; mais avec le temps le côté gracieux des attributs de Flore prévalut sur le côté sérieux et utile, alors on mil la fête de Flore au printemps. Florerc s appliquait aux moissons, à la vigne, à l’olivier. (Ov., Fast t, 263-4.)

* Yarr., De /. fat., v, 7i, vu, 45. Il y avait un temple de Floroâ Moment uni, dans la Sabine.

rinal de plus nombreuses Iraces du nouveau ban de

Sabins amenés par Tatius.

En cfTct, selon la tradition, Tatius avait élevé un certain nombre d’autels à des divinités dont le culle faisait partie de la religion des Sabins ou avait été emprunté par eux1 aux Etrusques. Plusieurs de ces autels étaient sur le Quirinal, à en juger par les temples qui les remplacèrent.

C'étaient ceux de Flore, de Quirinus, de la déesse Salus, du dieu Sancus, temples dont on peut déterminer la situation sur le Quirinal.

Nous connaissons celle du temple de Flore.

Nous connaissons également celle du temple de Ouirinus*. 11 était à peu près où est aujourd’hui l'hôpital

militaire français, un peu plus au nord.

Ce qui suit va le montrer.

Le temple de la déesse sabine 3 Salus, la Santé, qui

1 Varr., De I. lai-, v, 7 1 ; Den. d’Hal , u, 50. Ces divinités sont on tout au nombre de quinze. Saturne, le dieu latin, s'y rencontre, associé à Jupiter; mais Vairon nous avertit qu’il peut se trouver là pour une autre raison, et 11e pas venir des Sabins.

* Par le nom de vnllit Quirini, donné à une rue qui suivait le Tond de la vallée placée entre le Quirinal et le Viminal, et qui s’appelle aujourd’hui Via di S. Vitale. Le temple qui donnait son nom à la vallée devait être au-dessus, par conséquent entre la place de Monle-Cavallo et la place Delle qualtro Fontane.

5 Varr., De I. lai., r, 74. Elleétait honorée pardivers peuples sabclliqucs, à Signia, chez les llemiqucs (Orell., huer., I8S7); dans l'Ombric (Pisaurum),où l'on a trouvé une coupe qui se conserve au Musée grégorien, avec celle inscription : Salmis poculum; à Fcrenlum, ville dont

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