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dilc, épouse d’un mari ridicule : il avait une femme légitime, Nérien, la déesse de la Force.
("est ce nom que les Romains traduisirent par Vit •• tus, dont le vrai sens est la force1.
De celte déesse sabine ils firent Bellona’. Le premier temple de Bellone dont l' histoire fasse mention fut consacré par un Claudius5, appartenant à celte forte race des Claudius que nous savons avoir été Sabins, et dans laquelle Nero (lc.forl) fut un surnom que Tibère, un Claudius, porta encore.
l.a colonne de Rellonc élait dans le champ de Mars, à son extrémité, près du Capitole, de ce côté se trouvaient aussi les terres consacrées à l’entretien des corps de prêtres par Numa; tradition qui n'est pas sans vérité, car l’organisation religieuse de Rome procédait presque entièrement des Sabins
On voit que le dieu Mars est un dieu commun aux
1 Nerio... Sabinum verbum est, coque significatur Virtus et forliludo. (Gril., i Sort. Alt-, nu, 35.)
1 Deæ Virtuli Bellonie. (Orell. 4985.) Elle s'appelait aussi tout simplement la guerre, betlum , et selon l'ancienne forme, diiellum. Elle figurait sous ce nom dans une inscription trouvée prés de l’aulel soûler- ' rain de Cousus, avec ce dieu et les lares, ce qui achève de déterminer le caractère subin de Consus.
Par Appins Claudius Itcgillcnsis.qui y plaça, comme dans un sanctuaire national les images de ses ancêtres. Un autre Claudius, Appins Claudius Camus, répara le inén e temple. (PI. , Ililt. nul .. xxx*
5; Ov., Fa»t., vi, 305.)
* Loca publica quie in circuilu Capitolii ponlifleibus, auguribus, decemviris et flamiuibus in possessionem tradita eront. (Oros , v, 18 )
ill L'HISTOIRE ROMAINE A ROME
races sabelliqucs, dont le culte, étranger aux populations latines, a été apporté à Rome par les Sabins, qui ont institué l’antique sacrifice du cheval dans la plaine située au pied des collines occupées par eux, plaine qu'ils durent pareillement occuper. C'est sans doute à cause du rapport dont j’ai parlé entre le dieu Mars et le cheval qu'avaient lieu dans le champ de Mars les courses de chevaux, les equiria , ces courses qui se faisaient dans l’origine entre deux murs de glaives Mais, me dira-t-on, vous oubliez la légende de Romulus, et que Mars est le père de Romulus.
D’après tout ce que je viens de dire, convaincu, à n'en pouvoir douter, que Mars n'est pas un dieu romain, il m’est impossible d’admettre que ce trait de la légende soit romain, et, par conséquent, de croire qu’il entrât dans la légende primitive.
J’y vois une interpolation sabine introduite par un des deux peuples, acceptée par l’autre. C'est le môme principe qui avait porté les Sabins à identifier Romulus avec Quirinus, et à transporter sur leur territoire la cabane de Romulus, son tombeau, et jusqu'au figuier sous lequel la louve l’avait allaité.
Romulus avait laissé sur le mont Palatin une forte
1 Ovide place ces courses sous la dircctiou immédiate du dieu Mars.
Marsque suot junctis cursibus urget equos.
(Ov., F*sl„ il, 857.)
Le cheval appartient donc à Mars. Equus Marti immolabatur... quud eo genere animulis Mars delcctari putaretur. (P. Diae., p. 81.)