ROME SAISINE AU TEMPS UE NUMA
de Yeies on y porta la statue de la Junon de Veies, de la ■lunon Kalisque, qui était la Junon d’Argos.
Le culte de Minerve sur l’Aventin était vraisemblablement dans l’origine un culte sabin; car Minerve est une déesse sabine *.
Au mois d'octobre, on célébrait sur l'Aventin une fête toute sabine, près du tombeau de Tatius*; elle avait pour objet la purification des armes.
Les idées de purification, comme de pureté, étaient à Home des idées sabines. Cette léte de la purification des armes, tout empreinte d'un caractère martial, avait lieu dans le mois où l’on immolait un cheval andieu sabin de la guerre; elle était accompagnée de danses guerrières1 * * * 5, dans lesquelles on portait les boucliers sacrés appelés ancilia.
Dans tout cela, il est impossible de méconnaître un culte sabin ancien, et, par suite, une preuve de la présence des Sabins sur l'Aventin
1 Outre les raisons que j'ai données plus haut, Minerve était identifiée avec Nério, déesse sabine. (Porph. ad Dorai. ep. n, 2. 209.) C'était une déesse vierge, ce qui convient à l’austérité sabine. C'était la dresse de l'intelligence, des arts et des artisans, dont les confréries se rassemblèrent toujours dans son temple de l'Arenfm, et la fondation de la première confrérie d’artisans est attribuée au Sabin Numa. Minerve était honorée chei divers peuples de la famille sabellique
(Ambrosch, Stud., p. 151; Prell., Hum . Mylli , p. 258;, d'où elle a passé cher les Étrusques. (O. Millier, Elr., u. p. 48.)
* Plut., Homul., xxiii.
1 Lvd., De Ment. Mari., vi.
* Le théâtre de ces danses était dans le voisinage de Saint-Alexis,
Il y eut aussi sur l’Aventin un culte de Diane antérieur au temple que Servius Tullius érigea à celte déesse, et dont il fit le centre de la confédération latine. Ce culte dut être primitivement fondé par les Sabins; car Diane était, comme Minerve, une déesse Sabine 1 et sabellique*.
Le temple de Diane s’élevait sur la pente de l’Aventin qui regarde le Palatin5, au-dessus de la vallée des Myrtes, dont l’abondance en ce lieu fit donner à la déesse qui y était honorée le nom de Myrtea, la Vénus des Myrtes.
où l’on a 'trouvé une inscription qui se rapporte à la purification des armes { armilnstrium 1. (Voyez Becker, Handb., p. 450.) Ce qui détermine en même temps le lieu où la tradition plaçait le tombeau de Tatius, et le grand bois de laurier [laurrlum majut), dans lequel était ce tombeau. (Yarr., üe I. lai-, v, 52.) Ce lieu, le plus élevé de la colline et où fut le temple de limon, devait être le centre de l’établissement sabin sur l'Aventin.
* Voyez Varron, De I. lat., v, 74. Diana ou Jana était la lune, comme l'indique son nom formé du nom de Janus, qui était le soleil. Varron emploie le mot Jana en ce sens, quand il dit : Jana qui croit et décroît. (Varr., De R. Rust., i, 57; Del. lat., v, 68; Macr., Sal., i, 9.)
* Le culte de Diane se retrouve chez plusieurs peuples sabelliques, chez les Berniques, A Agnani, où il y avait un bois sacré de Diane (Tit. Liv., «vu, 4); chez les Éques. dans le célèbre sanctuaire du mont Algide, cette forteresse naturelle qu’ou les voit occuper sans cesse durant leurs guerres contre les Romains. [Abek. Mittel il. p. 215;. Hor., Carm. Sxc. 59.)
* b' ne épigramme de Martial Ep. vi,04, 12) démontre que le temple de Diane était voisin du Cirque. On ne peut donc, je crois, placer ce temple aussi haut et aussi loin du Cirque qu'on le fait d'ordinaire, dans le voisinage de Santa-Prisca.