HOME SA BISE AU TEMPS DE HUMA
pareil ne pouvait se produire chez les aventuriers du Palatin, qui, ainsi que le disait un patricien des plébéiens, pour la plupart ne savaient pas le nom .de leur père ( nec patrem ciere possunt).
La nature de cet ouvrage ne comporte point la recherche approfondie de ces influences des Sabins sur
la religion, les institutions et la langue des Ito-
mains.
Tout cela sera discuté, et, j'espère, démontré dans l'ouvrage dont je viens de parler.
On y verra qu'à Home presque rien ne fut d'origine romaine, et qu'en retranchant du développement romain tout ce qui appartient aux Étrusques, surtout aux Sabins, et ce que les Grecs y ajoutèrent plus tard, il reste fort peu de chose.
Mais tout cela est devenu romain. Il y avait dans cette poignée de Latins campés sur leur étroite colline une énergie extraordinaire. Grâce à cetle énergie native, grâce à des circonstances que nous indiquerons, la molécule romaine a fini par tout absorber.
Je vois sur le Palatin une petite plante dont le germe y est par hasard tombé, qui, douée d'une vitalité singulière, s’est assimilé tous les éléments à sa portée, et, fortifiée par cette assimilation puissante, a grandi, a poussé des rameaux, et a fini par être un arbre immense qui a couvert le monde.
qui fait dériver l’organisation si forte de la famille chez les Romains de leur condition de brigands (Schwegier, llôm. Gest h , i, 240.’
TU l.LUS 11 0ST1 1.1 U S
Tullus Hostilius est un roi sabin. — Guerre d'Albe. — Le combat des Horacéfe et des Curiaccs, les uns et les autres Sabins ; leurs tombeaux. — Meurtre d’Horatia. — Jugement de Marcus Horatius, Pila Horatia. — La poutre de la Sœur, lieu de l'habitation de la famille Iloratia. — Bataille contre les Yéiens et les Fidénates. — Destruction d'Albe. — Les Albains sur le Cælius. — César est Latin. — La Curia Hostilia, origine sabinc des curies. — Guerre contre les Sabins expliquée. — Tullus Hostilius d'impie devient dévot. — Il veut attirer la foudre et périt. — Autre version de sa mort.
Après ce qu’on a vu de la prépondérance numérique et politique des Sabins, il serait assez singulier que la royauté sabinc, paisiblement reconnue sous Numa, se fût changée tout à coup en une royauté latine. Aussi le successeur de Numa fut-il un Sabin comme lui.
Tullus Hostilius descendait, selon la tradition, de la Sabine Hersilic; son aïeul, appelé aussi Hostilius, le fils d’Hoslus ou de l'étranger, était venu de Medullia, où il était né, avait épousé une fille d'Her-
TlLLli S HOSTILIUS.
silie et avait embrassé la cause de Romulus. Il était mort, disait-on, en combattant, et il avait été enterré dans la partie la plus élevée du Forum *, c'est-à-dire sur la pente de la colline appelée Velia, là où l'on plaçait la demeure de son petit-lils, celle d'Ancus Marlius et la maison de Yalerius Publicola, Sabin comme T. Hostilius et Ancus Marlius; son origine paternelle et maternelle, ainsi que le lieu de sa sépulture, rattachcul donc la famille Hostilia au peuple sabin.
Il en étail de mémo du berceau de cette famille.
Mcdullia était alors une ville sabine5. Hostilius est un nom sabin*. 11 n'est pas impossible que celui qui le
1 Ou Hersilie elle-même. (Plut., Rom., 18.)
1 Deii. d'Hal., ni, 1.
* Quel que soit l'emplacement précis de Hedullia, sur lequel on n’esl pas parfaitement d'accord, il faut le chercher certainement au délà de l’Anio, et par conséquent dans un pays qui était sabin, car la Sabine s’étendait jusque là. (Nibby, Dint .u, p. 327.) Titc Lire (i, 38) la nomme avec Corniculurn, Cameria, Crustumeriuin, Ameriola, Nomenlum, imites sur la rive droite de l'Anio, toutes par conséquent en pays originairement sabin ; il importe asseï peu après cela que Tile Live les dise latines, et encore, ajoute-t-il, qu’au moins en partie elles étaient habitées par les Rrisci I/Uini, les mêmes que les Casci dans lesquels nous avons reconnu des Sabins. (Voy. la page 112.) Peu importe aussi que Denys d’Halicamasse fasse de Medullia une colonie d’Albe; je suis de ceux qui ne croient pas beaucoup plus aux treute colonies d’Atbe qu’aux trente marcassins de la fameuse truie blanche, dont le nombre impossible, d’après \' Histoire naturelle, a déterminé le leur. J’en ai donné les raisons.
* liosti/iiu. IIosti-/ftfifs; son père s’appelait llostus. Je trouve en 325 un Hostus Lucrelius Tricipitinus, consul. Or, le père de Lucrèce s'ap-