‹ L'histoire romaine, racontée aux enfansChapitre 16 sur 45 · LES GRACQUES · texte numérisé non relu

LES GRACQUES

Depuis l'an 146 jusqo'à l'an 121 avant J.-C.

Toutes les histoires que je viens de vou»

raconter, mes petits amis, nous appren* nent que les Romains, enorgueillis du succès de leurs armes, étaient devenus insatiables de richesses , et auraient voulu s^approprier celles du monde entier* La plus noire injustice ne leur coûtait plus rien , mais s^ils devenaient plus riches par suite de leurs victoires, ils n'en étaient pas pour cela meilleurs ni plus heureux.

Au lieu d'honorer leurs dieux , et de se livrer à Tagriculture , ainsi que Numa Pompilius le leur avait enseigné, ou d'imiter le noble désintéressement de Pu* blicola et de Gncinnatus , ils ne songeaient

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plus qu*à prendre leur part des trésors que leurs armées avaient enlevés depuis quelques années à Garthage, à Numance, à Corinthe , et dans un grand nombre de villes grecques, que la ruine totale de la ligue achéenne venait d'abandonner à leurs rapines.

En même temps, comme il arrive le plus souvent aux peuples qui oublient les mœurs simples de leurs ancêtres , Thabitude de compter pour rien les soufl^ances des autres nations les avaient rendus si durs et si impitoyables, que jusque dans leurs jeux leur plus grand plaisir était de "voir couler le sang des bommes et des animaux.

Au milieu de Rome même, était tracée une vaste enceinte sablée, à laquelle on donnait le nom de Cirqub , et qui fut décorée plus tard de deux magnifiques obélisques, apportés tout exprès d'Egypte, à force de travaux et de dépenses. Plusieurs milliers de spectateurs prenaient place sur des gradins élevés autour de cette enceinte - >Mr y voir des bommes presque entiàre-

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