‹ L'histoire sainte enseignée [microforme] (volume 2)Chapitre 15 sur 86 · IL. — Cours intermédiaire et supérieur · texte numérisé non relu

IL. — Cours intermédiaire et supérieur

Le récit de la création par Moïse est presqu'un poème, vu certaines répétitions qui font pour ainsi dire refrain dans le récit. On peut dire aussi que ce récit est un ensemble de tableaux ; chacun de ces tableaux représente d’une façon très concise le progrès des diverses catégories d'êtres, ou mieux encore une série de grandes œuvres. Plusieurs de ces séries d'œuvres s’entremélent parfois ; cependant, à une époque donnée, ces séries d'œuvres ont un point culminant de grandeur, de puissance ou de perfection ; c'est précisément alors qu’elles caractérisent une époque. Moïse nous dit que Dieu créa les poissons le 5e jour, parce que c'est précisément à cette époque que pullulèrent dans les eaux les monstres marins les plus considérables. Nors pourrions faire la même remarque pour les bêtes de la terre, leur création est rapportée au 6e jour ; est-ce à dire qu'il n’y avait aucune bête de la terre auparavant? Mais celles qui avaient existé n'avaient pas un organisme aussi parfait que les bêtes du 6e jour. On cite au 5e jour (5e époque, ère secondaire des géologues), on cite les marsupiaux, type dégradé de mammifères.

et du eaux, ne, le Je fut s œu-

lance.

ation

(4) — ŒUVRES DES s1X JOURS 41

ler jour : la lumière

‘La lumière avant le soleil, selon le texte de Moïse. Les ennemis de l'Eglise en ont pris occasion pour parler contre la Bible, à tort, comme d'habitude.

La science admet l'existence d'un fluide subtil qu'elle appel'2 ‘‘éther'”. ‘‘’Tant que ce fluide est en repos, dit Pouillet (Physique), il y a ténèbres; mais quand il est mis en vibration, le lumière est produite. La lumière est une vibration de l’éther, comme le son est une vibration de l'air’. Or la vibration de l'éther peut être produite par la combustion, par des actions chimiques, etc. Le soleil, sans doute, excita lui aussi, le mouvement vibratoire de l'éther ; sa présence, cependant, n'était pas nécessaire au ler jour, puisque ce mouvement vibratoire peut exister sans lui. La lumière avant le soleil, devient donc une chose toute naturelle’’.

Ne peut-on pas dire aussi que l'apparition de la lumière

date de l’époque ou la terre passa de l'état simplement nébuleux à l’état stellaire plus ou moins avancé?

D'autres auteurs veulent que cette lumière du premier jour soit la lumière solaire ; le soleil cependant ne paraissait point, parce que sa lumière, ayant à traverser d'épais brouillards, ne pouvait arriver à la-terre que très diffuse et très affaiblie.

La Bible parle de soirs et de matins. Le soir peut signifier le commencement, et le matin, la fin d'une catégorie d'œuvres.

2e jour : le firmament

“Dieu dit: ‘‘Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux’”’. Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus. Et cela fut ainsi. Dieu

appela l'étendue Ciel. Et il y eut un soir et il y eut un matin ; ce fut le second jour.”’ G. I » 6-7-8. .

La terre dans sa période stellaire n'était qu’une masse gazeuse. |

Cette masse perdit de la chaleur, par suite du rayonnement (à la surface) et des réactions chimiques (à l’intérieur).

Les éléments les plus denses se précipitèrent pour former un noyau dont l'écorce se solidifia.

Ce noyau à surface plus ou moins solide, était alors enveloppé de vapeurs. Toutes les eaux, et beaucoup d’autres matières étaient alors vaporisées, vu la température élevée.

La chaleur continuant à décroître, les matières les plus denses continuant également à se précipiter, épaissirent de plus en plus l'écorce du noyau primitif, c'est-à-dire le globe terrestre.

L'écorce du noyau primitif se refroidissant aüssi, les vapeurs d’eau, qui l'enveloppaient, commencèrent à se liquéfier, et l'eau couvrit la terre. Une épaisse ceinture de nuages planait encore dans l’espace.

L'’atmnosphère devenue libre, devint l'étendue, le firma-

ment, le ciel qui sépare les eaux inférieures des eaux supérieures encore en vapeur.

8e jour : séparation du sol et des eaux :

le règne végétal

“Dieu dit : ‘Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse”’. Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec Terre, et il appela Mer l’amas des eaux ; et Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : “Que la terre fasse pousser du gazon, des herbes portant semence, des arbres à fruits produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence sur la terre”’. Et la terre

fit sortir du gazon, des herbes portant semence selon leur espèce, et des arbres produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence ; et Dieu vit que cela était bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour. (G. I, 9-13).

Le trosième jour, il y a deux séries d'œuvres, elles sont mises au même jour, parce que la première n’est qu'un moyen pour la deuxième qui en est la fin.

1ère œuvre du 3e jour :

Séparation du sol et des eaux

La surface de la première croûte solide était vraisemblablement unie.

Le refroidissement du globe augmentant, le noyau igné se refroidissant, éprouva des contractions.

L'écorce solide forcée de se rapetisser, travaillée d’ailleurs par les éruptions volcaniques éprouva de gigantesques convulsions. Ici, elle se poussait, se plissait, se repliait, s’entassait, formait les collines, les plateaux, les montagnes ; ailleurs, l’écorce solide, plus faible, s’affaissait sur des étendues plus ou moins considérables, creusant des profondeurs, où les eaux se précipitaient pour devenir mers, océans... C'est ainsi que les eaux se séparèrent du sol, et que l’aride apparut, et que les continents commencèrent à se former. Nous disons : c'est alors que les continents commencèrent, car il faut remarquer que les catastrophes de ce genre, furent très nombreuses, comme effets des mêmes causes, en sorte que les mêmes terres ont pu émerger des eaux, et en être de nouveau couvertes.

(Une question peut se poser ici: ‘L'intérieur du globe est-il liquide ou solide”? Mgr I.-C.-K. Laflamme, professeur à l’université Laval, et auteur d'un excellent traité de Géologie, répond, p. 179:

L'hypothèse qui, tout en admettant que le noyau central est très chaud, affirmerait cependant, qu'il est solide, nous paraït la moins hasardée. Pour expliquer les phénomènes volcaniques, les temblements de terre, les oscillations, les plissements de la croûte terrestre, il suffit de supposer l'existence d’une zone semi-fluide, placée entre ce centre compact, et l'écorce extérieure.)

Les matières en fusion qui sortaient par les déchirures de l'écorce terrestre, se trouvant en contact avec l’eau, se cristallisèrent en roches ignées. C’est encore à la suite de ces éruptions que, dans d’autres circonstances, se formèrent des veines de métal dans le genre de celles que l'on exploite aujourd’hui. |

Ces soulèvements engendraient en même temps de violents courants d’eau qui désagrégeaient l'écorce solide pour faire des couches sédimentaires, de talc, de mica, de feldspath, de gneiss. Sous l’action des eaux se formèrent l'argile et le sable au détriment de roches plus anciennes (feldspath, mica). Les calcaires, les grès, les schistes se for mèrent plus tard.

Le travail d'ornementation va commencer.

2e œuvre du 3% jour:

Le règne végétal

La nature inorganique n’a pas la force de donner la vie. Le premier être vivant sur terre, la première cellule vivante, le premier œuf furent donc l'œuvre de Dieu. Un vrai savant ne parle plus aujourd'hui (après les expériences de- Pasteur) de génération spontanée, doctrine de ceux qui, veulent qu'un germe ne soit pas nécessaire à l’origine de la. vie.

Les végétaux les plus simples d'organisation parurent. les Premiers : algues, varechs, plantes cellulaires (à cause.

des petites cavités de diverses formes qu'elles renferment et qu'on appelle cellules) ;

L'acide carbonique, très favorable à la végétation, se trouvant alors en grande quantité dans l'atmosphère, les plantes prirent un développement gigantesque. ‘‘Nous trouvons, en effet, dit M. Ampère, à l’état fossile, des végétaux analogues à nos lycopodes et à nos mousses rampantes, qui atteignent 200 et même 300 pieds de longueur’’.

L'anthracite et la houille qui datent de cette époque sont les produits de l'altération d'arbres et de plantes enfouis à la suite d’affaisements du sol.

(Le trosième jour correspond à la période dévonienne, et à la période carbonifère (anthracite, houille) de l'ère primaire des Géologues.)

La végétation de l’époque, plutôt spongieuse, dénote une atmosphère humide et peu éclairée. Tout cela s'explique très bien puisque les astres ne brillaient pas encore dans les cieux.

4e jour : les astres

“Dieu dit : ‘Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel pour séparer le jour et la nuit ; qu’ils soient des signes ; qu’ils marquent les époques, les jours et les années, et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel pour éclairer la terre”. Et cela fut ainsi. Et il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le 4e jour’. (G. I, 14-19).

La nébuleuse solaire, beaucoup plus considérable que la nébuleuse terrestre, entre dans sa période’ stellaire, inondant tout à la fois la terre d’une lumière et d’une chaleur bienfaisantes. Cette théorie n’est pas sans valeur.

On peut dire encore que le soleil et les étoiles existaient, tels que dans la suite, mais sans expansion lumineuse pour la terre, vu l'épais rideau de nuages qui l’enveloppait ; que ces nuages s'étant avec le temps dissipés, les astres paru-

rent enfin dans toute leur splendeur, pour l’ornementation

de l'univers, dans le concours harmonieux des corps célestes.

La distinction des saisons date du 4e jour ; la distinction des jours et des nuits date du 1er jour.

(Le 4e jour correspond à la période permienne de l'ère primaire, et à la période triasique de l'ère secondaire des Géologues.)

L'influence de la lumière du soleil devient, pour ainsi dire, visible dans les arbres de l'époque dont le bois, à couches concentriques, est plus serré.

Les reptiles, proprement dits, font leur apparition: on trouve des débris dans le terrain permien. La pression atmosphérique, supérieure alors, à la pression actuelle, convenait mieux aux reptiles. (G., 52).

5e jour : les poissons et les oiseaux

“Dieu dit: ‘‘Que: les eaux foisonnent d’une multitude d'êtres animés, et que des oiseaux volent sur la terre sur la face de l'étendue du ciel...” et il y eut un soir et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour. (G. I, 20).

Le mot créé employé pour les poissons et les oiseaux n’a pas été employé pour les plantes, bien qu’une action spéciale de Dieu ait été nécessaire pour le règne végétal comme pour le règne animal.

Si Moïse appuie sur.le fait de la création des animaux, c'est sans doute, pour empêcher les Hébreux d’imiter les Egyptiens, qui, des animaux, faisaient des dieux.

Le texte hébreu ne dit Pas que les eaux produisirent les poissons, mais il parle des poissons dont pullulèrent les aux, ou encore ‘‘Que les eaux foisonnent d’une muititude d'être animnés’’.

‘es poissons et les oiseaux sont réunis dans la même œu-

vre, parce qu'ils sont l’ornementation des deux œuvres du 2e jour, la mer et l'air.

Dieu qui n'a pas donné sa bénédiction aux plantes, la donne aux poissons et aux oiseaux, à cause de leur instinct et de la faculté de se mouvoir, qui les placent si haut au-dessus des plantes. Dieu, semble-t-il, a créé plusieurs couples de chaque espèce, puisqu'il est dit: dont les eaux pullulèrent.

Cette époque voit le règne des reptiles à grande taille, et des oiseaux à face de reptiles, dans les eaux et sur la terre.

La faune (c’est l’ensemble des animaux), prend alors des proportions extraordinaires.

L'ichtyosaure, aux yeux énormes (à la queue verticale), mesure 30 pieds de longueur.

Le plésiosaure, au long cou de cygne et aux puissantes nageoires, atteint 24 pieds de longueur.

Le ptérodactyle tenait du reptile et de l'oiseau ; on présume qu'il avait une membrane de 25 à 30 pieds d’envergure, dans le genre de celle des chauves-souris.

Le mégalosaure, lézare très vorace, avait 48 pieds de longueur.

L'iguanodon était un animal gigantesque dont le museau était surmonté d’une corne pointue.

Les crocodiles de l’époque mesuraient jusqu’à 45 pieds de longueur

Au 6e jour, ces monstres avaient cessé d’exister. Les mammifères dont l'organisme plus délicat, demande une pression atmosphérique moins forte, vont bientôt paraître.

Les marsupiaux, type inférieur des mammifères, paraissent cependant dès le 5e jour.

(Le 5e jour correspond à l’époque jurassique et à l’époque crétacée (craie) de l'ère secondaire des géologues.) Les oiseaux, dont il est parlé au 5e jour, ne semblent pas

être nos oiseaux modernes, mais des reptiles atlés. ‘‘Comment, en effet, auraient-ils vécu, dit Zeebroek (p. 52) dans une atmosphère qui eut frappé de torpeur nos mammifères actuels”. Il y a cependant des indices d'oiseaux proprement dits, à la fin (de l'ère secondaire) du 5e jour.

Le nord de l'Europe s’affaisse dans les mers à cette époque, ef reçoit sous l’eau, de nouvelles couches. Ces couches sont formées de Carapaces appartenant à des foramini-

fères (animaux microscopiques, qui tiennent le milieu entre

les polypes et les infusoires. Ces Carapaces forment une roche blanche qui est la craie. Les rudistes (mollusques que Lamarck plaçait à côté des huîtres), avait en même temps de puissantes Constructions dans les bassins méditerrannéens.

Les régions arctiques se refroidi paraît.

L'ère secondaire, sauf les éruptions ignées du début, fut remarquable par son calme.

L'air devient plus pur, car les papillons, ainsi que les fleurs aux couleurs vives, font leur apparition.

ssant, le palmier en dis-

6e jour : les bêtes de la terre ; l'homme “Dieu dit aussi : “

Que la terre fasse sortir des êtres animés (des animaux)

selon leur espèce, les animaux domestiques, les reptiles, et les bêtes de la terre, selon leur espèce”. Et cela fut ainsi, Dieu dit: ‘Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance”. G. I, 24-25-96. L'ornementation du monde est bien est couverte de plantes et d'arbres de Les mers sont sillonnées en tous sens Poissons ; des oiseaux de plus en plus l'air de leurs chants joyeux.

L'atmosphère plus raréfiée, r cevoir des animaux plus parfait

avancée. La terre toutes les espèces.

Par d'innombrables variés font résonner

end la terre capable de re- 8 d'organisme,

A—Les bêtes de la terre (l'ère tertiaire)

Plusieurs faunes marines ont disparu ; les reptiles à grande taille disparaissent ; un règne nouveau s'ouvre pour la terre : celui des mammifères.

(L'apparition des bêtes de la terre, du 6e jour, correspond à l'ère tertiaire des géologues. ‘Pendant l'ère tertiaire, dit M. M. Lapparent (Géologie, p. 1119), les mammifères, longtemps atrophiés, se développent avec une vigueur extraordinaire, et prennent possession du globe’’.)

L'ère tertiaire comprend trois périodes principales : l’éocène, la plus ancienne ; la miocène, intermédiaire, la pliocène, plus récente.

On trouve dans l’éocène, 3 ou 4% des espèces actuelles de mollusques, ainsi que des ossements de grands oiseaux marcheurs et de pachydermes (rhinocéros, hippopotame).

Le genre cheval existe alors en Amérique.

La période miocène voit des pachydermes dont le genre subsiste encore : des rhinocéros, des tapirs, des hippopotames, ainsi que l’hipparion (précurseur du cheval en Europe.)

Le mastodonte, dans l'Amérique du nord, mesurait 9 pieds de haut.

Le dinothérium, plus gros que les plus gros éléphants, avait une tête qui mesurait 3 pieds de hauteur.

Le règne des ruminants commence a la fin du miocène. Ce sont les antilopes, les cerfs, etc., contemporains des baleines et des dauphins.

‘‘Les carnivores (l’hyène, etc.) et les singes prennent de l'importance. ’’

Les terrains miocènes renferment 20% des espèces actuelles de mollusques.

Durant la période pliocène, plusieurs espèces disparaissant, de nouvelles espèces font leur apparition, entre autres

le mégathérium, le Benre bœuf, le genre cheval (en Europe).

Le mégathérium (äans l'Amérique du sud) avait 12 pieds de longueur sur 9 pieds de hauteur. Le musée de Madrid en possède un beau spécimen.

L'Europe, dit l'abbé Salmon, avait alors des troupeaux de grands bœufs, qui paissaient dans les forêts ; des chevaux semblables aux nôtres, mais plus petits; des singes, des salamandres grandes comme un crocodile’? (Sainte Bible, p. 15).

Les terrains pliocènes renferment 40% des espèces actuelles de mollusques. (Résumé d'après le chanoine Van Zeebroek, p. I, XXI).

Durant le “ jour, (c'est-à-dire, durant l'ère tertiaire) avant l’apparition de l’homme, la température est encore élevée. (Il y avait des cocotiers en Angleterre).

La croûte terrestre est soumise à de fortes éruptions et à de multiples transformations.

L'activité intérieure ouvre aussi des fissures qui s’enrichissent de minerais d'or, d'argent, etc.

Le soulèvement de plusieurs chaînes de montagnes : les Pyrénées, les Apennins, les mouts Scandinaves, les Alpes, le Jura, l'Himalaya, les Andes, sous une température élevée, occasionne des pluies qui engendrent des lacs.

Les fleuves et les rivières creusent leurs lits.

Les continents prennent définitivement leurs reliefs et leurs contours.

Les reptiles actuels, et les oiseaux de types modernes, se multiplient surtout au 6e jour.

Les graminées font leur apparition, ‘‘table mise pour les herbivores’’.

La France eut alors la température de la zône torride, car On a trouvé dans les carrières de plâtre de Montmar-

tre, des espèces animales qui n'existent que dans les zônes torrides : des marsupiaux, des crocodiles, des singes.

B— L'apparition de l'homme : l'ère quaternaire

L'apparition de l'homme sur la terre correspond à l'ère quaternaire des géologues.

L'ère quaternaire, c'est notre ère, comprend une période glaciaire pour l’Europe septentrionale et centrale, ainsi que pour l'Amérique du nord, et la période actuelle, beaucoup plus douce.

La cause des grands froids qui ouvrent notre ère, n’est pas bien connue. Des glaciers gigantesques se formèrent, de gros blocs erratiques furent transportés par eux à de grandes distances, des millions d'animaux périrent.

L'Orient jouissait alors du plus beau climat.

Les géologues distinguent dans la période glaciaire : l'âge de l'éléphant antique, l'âge du mammouth, l’âge du renne et de l’auroch.

L'existence de l’homme, dit le chanoine Van Zeebroek, n'est pas établie pour l'âge de l'éléphant antique, mais sa contemporanéité avec le mammouth et le renne est démontrée. ÿ

A l'époque glaciaire, l’homme d'Europe cherche un abri dans les cavernes.

“Depuis l'apparition de l'homme, dit Lapparent, le monde organique ne s’est enrichi d’aucune espèce nouvelle, mais plusieurs formes ont disparu parmi celles qui formaient cortèges aux premiers hommes, et les grands mammifères herbivores, déjà sur leur déclin, vers la fin de la période pliocène, ont vu leurs principaux représentants quit. ter la scène du monde.’

Le chanoine Salmon, dit à ce sujet (Sainte Bible, p. 15) : Le grand fait qui domine l'ère quaternaire ‘‘c’est l'apparition de l’homme. Les animaux qu’elle vit naître sont ceux

qui peuplent le monde aujourd'hui, à part quelques espèces disparues, tels que l'ours des cavernes, le cerf mégacéros au bois gigantesque, un des plus magnifiques animaux antédiluviens, le mammouth, dont les os et l'ivoire fossiles sont répandus dans le monde entier, un genre de rhinocéros et le bœuf primitif’.

Les tourbières datent de l’époque actuelle. La tourbe se forme dans les marécages de certaines contrées : (France. Hollande, Ecosse). C'est une matière combustible qui provient de l’enfouissement et de la décomposition au fond de l’eau de plantes qui poussent dans les marécages. Il s’en forme encore aujourd'hui des dépôts, Dans la province de Québec, il y à des tourbières, dans le comté d’Arthabaska (à Balstrode} ; dans le comté de Chambly (à St-Hubert,

exploitation èn 1874) ; On en trouve aussi à l’île Verte, à Rimouski, à Matane, etc...

AU MAITRE ET A LA MAITRESSE

Divisons cette leçon

Les explications de la 6e leçon étant longues, chargées et plus ou moins scientifiques, il faudra les couper en trois leçons.

Il y a là des choses dont il est bon d’avoir au moins une idée.

Beaucoup d'enfants s'intéressent à ces questions. Plusieurs de ces enfants 3 prendront le goût d'une science qu'ils mettront au profit de la religion.

Vous ferez bien d'omettre les paragraphes qui sont entre crochets. Ces Paragraphes sont plutôt pour vous. .

Il y a là, dans tous les cas, un ensemble de renseignements que vous trouverez difficilement ailleurs.

La formation lente de ce grandiose univers n'enlève rien à la gloire de Dieu L'œuvre des jours, en jours de milliers d’années, rien à la gloire de Dieu et n'infirm au contraire.

Dieu crée la matière

n’enlève e en rien sa puissance, tout

; il donne à chaque élément ses pro-

priétés d'attraction ou de répulsion, d'activité ou de passivité, en rapport avec le plan qu'il veut réaliser. Ce simple acte de volonté suffit. Les éléments, sous le souffle primitif de la volonté divine, se mettront immédiatement à l'œuvre... Le chêne gigantesque sort d'une petite semence. L'incommenaurable harmonie des mondes surgira d'éléments mélés, confondus, épars, mais dirigés dès le principe vers une fin qu'ils atteindront pour former un monde habitable, palais superbe de l'humanité.

Quel gigantesque ouvrage que la formation de cet univers!

Ne nous en étonnons pas.

N'oublions pas que le Fils de Dieu devant descendre un jour eu cet univers, qu'il devait fouler de ses pieds, arroser de son sang, il fallait faire grand et beau!

Il convenait que la nature matérielle eût sa part dans la formation du monde; cette nature étant aveugle, il convenait qu'elle prit du temps à réaliser le plan divin. C'est ainsi que Dieu fait toute chose avec nombre, poids et mesure.

Dites ou lisez ce dernier paragraphe à vos élèves...

QUESTIONS 4e Leçon: l'œuvre des six jours

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