LA, VISITATION
Réponse : Parce qu'elles sont atribuces à la personne du Fils de Dieu.
* Qu'avez-vous à dire sur l'époque du mariage de la très sainte Vierge ?
VISITATION DE MARIE; LE MAGNIFICAT. — NATIVITE DU PRECURSEUR ; LE BENEDICTUS.
I— Cours élémentaire.
Lecture préliminaire (livre de l'élève).
Admirons la kromptitude du départ de Marie. Elle obéissait en même temps à une inspiration de l'Esprit saint, car il pla'sait à Jésus de sanctifier au plus tôt, le petit Jean, son futur précurseur.
Marie si jeune n'a pas dû faire seule un trajet de plus de trente lieues (5 ou 6 jours de marche). Bien que l’Ecriture ne mentionne point la présence de Joseph, il est rai. sonnable de cro're qu'il accompagna Marie, chez sa cousine.
El'sabeth et Zacharie résidaient-ils à Hébron, à Juttha, près d'Hébron, ou à Aïn Karem (Saint-Jean in Montana) ?
L'opinion est maintenant en faveur d’Aïn Karem (note à inscrire au livre de l'élève).
Plusieurs auteurs pensent que Marie fit une viste au temple et à ses anciennes compagnes et maîtresses.
Le simple salut de la Vierge à Elisabeth indique la douce familiarité qui exista:t déjà entre ces deux âmes.
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La scène cependant change subitement. Elisabeth s’attenda’t à la venue prochaine du Messie, mais d'où viendrait- | il?
Au salut de Marie, l'enfant d'Elisabeth tressaille dans son sein; Elisabeth voit alors ce que Marie a vu: elle entend ce que Marie a entendu. L'Esprit saint, après avoir illuminé l'enfant, révèle à la mère l'Incarnation! C'est alors qu’Elisabeth élevant la voix s’écrie : ‘Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d'où m'est-l donné que la mère de mon Sauveur vienne à moi, car votre vo:x, lorsque vous m'avez saluée, n’a pas plus 4ôt frappé mes oreilles que mon enfant à tressailli de joie dans mon sein. Heureuse celle qui a cru! Car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur !’’ (Luc, 1. 42-46.)
Marie dit à son tour :
‘Mon âme glorifie le Seigneur
Et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur.
Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante
Voici en effet que désormais toutes les générations m'appelleront bienheureuse,
Parce qu'il a fait en moi de grandes choses, Celui qui est pu'ssant,
Et dont le nom est saint,
Et dont la misér'corde demeure d'âge en âge, sur ceux qui le craignent,
I! a déployé la force de son bras ;
11 a diss:pé ceux qui s’énorgueillissaient dans les pensées de leur cœur,
Il à renversé de leur trône les potentats,
Et il a élevé les petits ;
11 a comblé de b'ens les affamés,
Et les riches, il lcs a renvoyés les mains vides.
Il à pris soin d'Israël, son serviteur,
(80) — LA vistraTIon
Se ressouvenant de sa miséricorde, Aïnsi qu'il l'avait promis à nos pères, Envers Abraham et sa race pour toujours. (Luc, 1, 46-55.)
Ces paroles ne sont autres que celles du Magnificat que l'on chante, tous les dimanches, à vêpres.
A la naissance de Jean, les voisins se réjouirent avec Elisabeth. (Luc, I, 58-67.)
Le 8° jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils le nommaient Zacharie d’après le nom de son père. Mais sa mère, prenant la parole : ‘Non, dit-elle, ‘‘mais il s’appellera Jean.” Ils lui d'rent : ‘Il n'y à personne dans votre famille qui soit appelé de ce nom."’ Et ile demandaient par signe à son père comment il voulait qu'on le nommât. S’étant fait apporter une tablette, il écrivit : ‘‘Jean est son nom, et tous furent dans l’étonnement. Au même instant, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia et il parlait bénissant Dieu.’
“La crainte s’empara de tous les habitants d’alentour, et partout dans les montagnes de la Judée, on racontait toutes ces merveilles. Tous ceux qui en entendirent parler, les recueillirent dans leur cœur, et ils disaient: Que sera donc cet enfant? Car la main du Seigneur était avec lui.’’
“Et Zacharie, son père, fut rempli du saint Esprit et il prophétisa en disant :
‘‘Béni soit le Se'gneur, le Dieu d'Israël, etc.
Benedictus Dominus Deus Israël, ete
C'est le Benedictus que les prêtres récitent à laudes.
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE Appuyez sur le fait que saint Jean-Baptiste, précurseur de
notre Seigneur, est le patron des Canadiens français, parce que les Canadiens, par le grand nombre de leurs vocations re-
RE ET RTE EME Gaara cas one men
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ligieuses, doivent être pour plusieurs, à l'étranger, les précurseurs du royaume de Dieu. De là, les nombreuses familles qui sont en même temps la gloire de nos pères et de nos mères, et la marque certaine que nous sommes encore des observateurs de la loi de Dieu, des lois du mariage en particulier.
En revenant sur cette leçon, vous parlerez de la Nouvelle- France, fille aînée de la France, et, par conséquent, petite-fille de l'Eglise, pour la propagation de la foi.
C'est la France qui nous fournit le plus grand nombre de missionnaires et le plus d'argent pour les missions.
Temps favorable aussi pour dire un mot de la vocation.
Penucoup de vocations se perdent. Ilest bon de fuire prier vos “lives pour qu'elles se multiplient.
IL — Cours intermédiaire.
La prophétie de Gabriel.
Gabriel, apparaissant à Zacharis dans le temple. lui avait dit en parlant de Jean: ‘Il sera rempli de l'Esprit saint, dès le sein de sa mère.”
Le tressaillement de joe de Jean-Baptiste fait voir que la prophétie de Gabriel fut admirablement remplie.
Analyse du Magnificat.
Le Magnificat résume les cantiques de l'ancienne alliance et commence ceux de la nouvelle alliance.
Si le Pater renferme toutes les prières, on peut dire du Magnificat qu'il embrasse toutes les actions de grâce.
Ce cantique nous introduit dans le cœur de Marie et dans celui de Jésus ; ce sont leurs sentiments qui se man'festent.
Marie, ayant une grande connaissance des Ecritures, puise dans les psaumes, dans le livre des Rois et dans l'Ecclésiastique, les textes qui expriment ses sentiments. (La suite des idées dans le Magnificat remet en mémoire Île
(80) — LA visrrariox 49
Cantique d'actions de grâce d'Anne, mère de Samuel.) (I Rois, 1-10.)
Somme toute, Marie, louée par Elisabeth, en prend occasion pour louer D'eu.
C'est tout d’abord un témoignage de reconnaissance : ‘Mon âme glorifie le Seigneur.‘
Puis un acte de parfaite humilité : “Il a regardé la bassesse de sa servante.’
Marie voit cependant qué son nom restera avec celui du Messie, qu'elle sera déclarée b'enheureuse à cause des grandes choses faites en elle par la puissance de Dieu.
Pus elle chante les attributs de Dieu d'une façon générale :
19 Sa sainteté — et sanctum nomen ejus, et son nom est saint ;’’
2° Sa puissance — Il à déployé la force de son bras.”’
Comment Dieu a-t-il exercé ga force ?
— Îl a dispersé les orgueilleux :
— Îl à renversé le trône des puissants ;'”
— Îl a élévé les humbles :’
— Îl a rassas'é les affamés :"
— Îl a renvoyé les riches les mains vides.”
39 Marie chante la miséricorde et la fidélité de Dieu à l'accomplissement de ses promesses :
“Il a relevé Israël, son serviteur, se souvenant de ça misér'corde, selon ce qu'il avait dit à nos pères, à Abraham et à sa postérité.’
(L'analyse du Bencdictus est renvoyée au Cours supérieur.)
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50 VIE DE N. 8. JÉSUS-CHRIST LIT — Cours supérieur ou académique.
Analyse du Benedictus.
(Cantique de Zacharie.) Luc, I, 68-79.
Dans la première partie de ce cantique, Zacharie loue le Seigneur (Béni soit le Seigneur) qui se montre fidèle à ses promesses (ainsi qu'il l'a promis par la bouche de ses saints), en visitant (Incarnation du Fils de Dieu) et en rachetant son peuple (Rédemption).
Zacharie revient sur la même idée, en spécifiant le serment que Dieu avait fait à Abraham (Gen., XXII. 16) : ‘Je l'ai juré par moi-même, dit Jéhovah... parce que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai... En ta postérité seront bénies toutes les nations de la terre..."
La seconde partie (76-79) est une allocution au petit saint Jean-Baptiste :
‘Quant à toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut. Car tu marcheras devant la face du Se‘gneur (précurseur du Christ), pour lui préparer les voies.’
Ces paroles font connaître quel sera l'office, quelle sera la mission de Jean-Baptiste à l'égard du Rédempteur à venir.
Comment Jean-Baptiste remplira-t-il sa mission ?
En apprenant a+ peuple à reconnaître le salut dans la rémission du péché. Le salut c'est la foi au Christ, mais cette foi doit être accompagnée du repentir des péchés. De là ces paroles de Jean-Baptiste (Matth. ITT, 2, 11-12) ‘‘Repentez-vous car le royaume des cieux est proche... , moi, je vous baptise dans l’eau, pour le repentir ; mais celui qui doit venir après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas d'gne de porter sa chaussure : il vous baptisera dans l’Esprit saint et dans le feu. Sa main tient le van ; il nettoiera
(80) — La VISITATION 51
son aire : i] aMassera son froment dans le Grenier, et i] brû. lera la paille dans un feu qui ne s'éteint point.”
D'où nous vient maintenant ce grand bienfait de l'In. carnation rédemptr:ce ?
C'est par l'effet de la tendre Miséricorde de notre Dieu — Per viscera Misericordiæ Dei nostri. Oui, ‘‘c'est à la tendre miséricorde de notre Dieu que nous devons le Soleil qui dissipe les ténèbres et dirige nos pas,’ (Luc, 1, 78),
Grâce à laquelle (miséri orde) nous a visités d'en haut, l Soleil lerant : “Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l'ombre de la mort, Pour diriger nos Pas vers la voie de la Paix. (Luc, I. 79.)
Notons, en terminant, que le Benedictus commence par où finit le Magnificat ; La fidélité de Dieu aux promesses faites à Abraham et aux anciens.
Tout nous vient par Marie.
Jésus nous vient par Marie! Don. toutes les grâces du salut nous arr:vent auss! par elle,
Marie, nouvelle Eve, nous regarde tous d'un œil de bienveillance, car c’est en chacun de nous qu’elle est l'ennemie de Satan. ‘Je mettrai une inimitié entre toi et la femme.”’
Marie, reine du ciel, doit être la dispensatrice des faveurs du c'e].
Marie, pour les saints, est réputée le canal de la grâce.
Tout à Jésus Par Marie.
Puisque toutes les grâces du salut Passent par les mains de Marie, il est log'que de conclure à l'excellence de la pratique d’un grand nombre, d'offrir à Jésus, par Marie, toutes leurs prières et leurs œuvres : “Tout à Jésus par Marie.”’
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VIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST Effets de la Visitation.
19 Jean-Baptiste est lavé de la tache originelle, puisqu'il tressaille de joie. D'après plusieurs, le réveil, qui s'opère en saint Jean, à la présence de Jésus, demeure, et il conserve l’usage de sa ra:son ;
2° Elisabeth est remplie du saint Esprit, qui lui révèle les détails de l’Incarnation ;
39 Elle fait l'éloge de Marie.
Premiers témoignages de l'Incarnation :
Le tressaillement de jo'e de Jean-Baptiste.
Les paroles d'Elisabeth.
Le trouble de saint Joseph.
L’Incarnation et la Visitation.
L'Incarnation s'opère dans le silence : la Visitation encadre l’Incarnation et lui donne une première splendeur.
La Visitation et les peintres.
Les musiciens et les peintres ont fait de la Visitation de Marie l’objet de leurs plus chères études.
Le tableau de Botticelli: Marie écrivant le Magnificat, est, dit R'o, ‘‘un incomparable chef-d'œuvre.” La Visitation de Bouguereau est aussi pleine de suavité.
(81) — XATIVITÉ pe Jo. 5)
Questions sur la 80° leçon (Visitation de Marie ; le Magnificat: Nativité du Précurseur: le Benedictus) :
Cours intermédiaire.
Quelle est la prophétie réalisée par la sanctification de Jean- Baptiste avant sa naissance ?
Origine et analyse du Magnificat ? Origine du Benedictus ? La naissance de Jean-Baptiste à lieu combien de mois avant la naissance de Jésus ?
Cours supérieur.
Analyse du Benedictus ?
Comment tout nous vient-il par Marie ? (Parce que Jésus ‘ nous vient par elle.)
Pourquoi tout à Jésus par Marie? (Vu que toutes les gràces du salut nous viennent par elle.)
Quelles ont été les conséquences de la Visitation ? (Sanctification de Jean-Baptiste ; l’Incarnation révélée à Elisabeth : l'éloge de Marie par Elisabeth.)
Quels sont les premiers témoignages en faveur de l’Incarnation ? (Joseph troublé : Jean-Baptiste tressaille de joie ; les paroles d’Elisabeth.)
La Visitation et les peintres ? (Botticelli, Bouguereau.)
Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ.
Η Cours élémentaire.
Marie resta trois mois chez Elisabeth: elle revient à Nazareth après la naissance de Jean-Baptiste. Joseph, sans doute, était retourné chez Zacharie pour ramener Marie.
Les six mois suivants s'écoulèrent pour Joseph et Marie dans la solitude de N azareth, dans la douce et inénarrable
union de Joseph et de Mare, avec le Dieu caché. Quelle vie de e:lence, d’humilité et d'oraison pour les heureux époux.
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Plusieurs auteurs affirment que le trouble de saint Joseph date du retour de Marie après son séjour chez Elisabeth,
Nous ne partageons pas cette opinion.
Les mêmes auteurs donnent à ce trouble une origine qui, pour d’autres, ne convient pas.
Saint Joseph craignait, avec raison, de se mêler, sans appel, au plan divin, et de passer indûment pour le père de celui qui naîtrait de Marie.
Le Père Coleridge dit excellemment, p. 382, tome I : ‘‘Lorsque le temps fut venu de reconduire chez lui notre Dame (Faites remarquer aux élèves que cette expression notre Dame est très usitée chez les écrivains, surtout depuis le moyen âge ; de là, tant d’églises sous le vocable de Notre-Dame à Paris, à Montréal, etc.), après sa visite à Elisabeth, il conçut la pensée que, à cause de son indignité, qu'il sentait vivement, il ferait mieux de se retirer de sa compagnie. Jusqu'à ce temps, il n'avait reçu du ciel aucune mission pour agir en qualité de père, à l'égard de l'enfant de Marie. Il pensa à la laisser avec Elisabeth et Zacharie, ou avec ses propres parents à Nazareth, et à s'éloigner lui-même d’auprès d'elle; non pas qu'elle ne fût véritablement son épouse, mais parce qu'il n’était nullement certain de la part qui pouvait lui revenir dans la conduite d’une personne si magnifiquement favorisée du ciel, conduite qui devait au bout de peu de temps, lui amener le soin et la charge des premières années du divin enfant, qu'elle devait mettre au jour.’”
L'ange dit à Joseph (Matthieu 1.20): ‘Joseph, fils de David, ne crains point de prendre avec toi Marie, ton épouse, car ce qui est formé en elle est l'ouvrage du saint Esprit. ”’
Si saint Joseph avait eu un devoir à accomplir, il l’aurait accompli sans crainte. L'ange lui dit: ‘‘Ne crains point. ”” Il s'agissait donc d’une mesure de prudence, fruit de l’humilité et de la sagesse de saint Joseph!
Naissance de Jésus à Bethléem.
Marie, qui possédait les Ecritures, savait que le Messie
devait naître à Bethléem.
Quel est le prophète qui avait prédit la naissance de Jé. sus à Bethléem? Miche.
Ecoutons-le (chap. V) :
“Et toi, Bethléem Ephrata,
“Trop petite pour être ntre les mille de Juda,
“C'est de toi que sortira pour moi
‘Celui qui doit être dominateur en Israël.
"Et dont l'or'gine est dès les temps anciens
‘Dès les jours de l'éternité.
Joseph et Marie n’ava:ent qu'à se rendre à Bethléem, Pour accomplir la prophétie.
César-Auguste, qui régnait alors sur ordonna un dénombrement daient de l'empire.
l'Empire romain, de tous les peuples qui dépen-
En Judée, chacun devait se faire inscrire dans sa ville natale.
Joseph fit donc coïncider son voyage à Jérusalem avec l'époque de la naissance de Jésus.
Il ya trente-cinq l'eues de Nazareth à Jérusalem. Cette Course était donc longue et pénible.
C'est ainsi que Joseph et Marie ont souvent connu nos fatigues. Jésus devait les connaître aussi, Car il devait, plus tard, faire à pied, fréquemment, ce long trajet.
Marie fit donc cette Course à dos d'âne, sans doute.
Les saints époux arrivèrent à Bethléem le 24 décembre. À leur arrivée, leur embarras fut très grand ; il y avait affluence d'étrangers ; le Caravansérail (c'est-à-dire l'hôtel des Voyageurs) était rempli. ;
Le Fils de D'eu, l’Emmanuel (Dieu avec nous), n'était reconnu de personne, et il n'y avait point de gite pour lui dans la maison de David.