acte sera pour son Père
une ma son de Dieu.
Son premier grand il purifiera sa maison : il en fera Ecoutons saint Jean (IF, 18}:
“Jésus trouva dans le temple les marchands de bœufs,
de brebis et de colombes et les changeurs assis.
Et, ayant fait un pet t fout
- avec des cordes, il les chassa tous du temple, avec les brebis et les bœufs : i] jeta par terre l'argent des changeurs et renversa leurs tables, Ht : dit aux marchands de colombes : a d'ici; ne faites pas de wne maison de trafic.’
‘‘’Enlevez cel la maison de mon Père
pers PS e
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1e ' | LA ie É
sr
Personne ne résieta.
Il n'y avait pas de résistance possible. Il y avait en Jésus une force mystérieuse qui s’imposait à tous et à chacun. Il fallait sortir et ils sort'rent tous.
Il y eut là miracle et l’un des plus grands de la vie de notre Seigneur.
Les témoins de cette scène, disciples, prêtres, scribes et lévites restaient stupéfaits. Quelle audace! Quelle autorité ! et, quel succès tout à la fois!
Après quelques instants cependant, les prêtres et les scr.bes se resaisissant, sous la poussée de la colère — car ils se sentaient blâämés indirectement — dirent à Jésus :
“Quel signe nous montrez-vous pour agir de la sorte ?’”
Jésus leur répondit : ‘Détru'sez ce temple et je le relèverai en trois jours.’ Jésus parlait du temple de son Corps, temple de la Divinité qui, après avoir été démoli par la flagellation, le couronnement d'épines et le crucifiement, devait après trois jours, sortir glorieusement du tombeau. Les Juifs ne compr'rent pas le sens de ces paroles, car ile ajoutèrent, avec indignation : “C'est en quarante-six ans que ce temple à été bâti, et vous, en trois Jours, vous le relèverez !””
Il s’agit ici du temple de Zorobabel agrandi et décoré par Hérode le Grand. Au temps qui nous occupe, il y avait 46 ans que l’on travaillait à ces améliorations.
Le coup de maître de Jésus au temple eut son écho dans tout Jérusalem et fixa sur lui l'attention.
Jésus fit, au même temps, plusieurs miracles — l’'Evangile ne dit pas quels furent ces miracles.
Il y eut, tout d’abord, chez le peuple, un mouvement d'enthousiasme qui ne devait pas durer,
A côté de quelques âmes sincères et fidèles, il se forma à l'encontre un groupe puissant très hostile à N.-S. Ce groupe se composait du Sanhédrin, des pharisiens orgueil-
(88) — vre PUBLIQUE : 1'° ANNÉE 121
leux et des prêtres, jaloux de leur autorité et de l'estime du peuple.
Nicodème.
Jésus cependant fit 1e conquête,
Un pharisien, Personnage important, frappé de ce qu'il K voya:t en Jésus se disait : “C'est un maître qui vient de la - b Part de Dieu, car, il n'est au pouvoir de Personne d'opérer | : 14 les miracles qu'il fait, si Dieu n'est Pas avec lui.’
Et pourtant, :] n'osait se proclamer, tout haut, disciple 4 du Christ, car bien que remué profondément, ;] n'était pas ‘119 encore converti.
RER INR een ns "x =
Jean (l'un des disciples du Sauveur), avait à Jérusalem
de nombreux amis. N.S. rés'dait probablement chez l’un de ces amis.
Un soir des fêtes pascales, Jean se trouvant avec le Maitre, quelqu'un frappa discrètement à la porte,
Quel était celui qui profitait des ténèbres pour venir parler à Jésus ?
C'était N icodème !
Il y eut alors, entre Jésus et lui, une longue conversation que saint Jean à résumée.
Dans cet entret:en, il est question de la nécessité du sa. crement de baptême : il est fait mention expresse du mystère de la sainte Trinité, de la rédemption par la foi au H Chr'st en croix, et du grand amour de Dieu pour les hommes. (Voir Conc. de Tr., Segs. VIT: Du Bap. can. 2.) 1
“En vérité, lui dit Jésus, nul, s’il ne renaît de l’eau et FES
rl
amer ee pp ne
de l'Esprit, ne Peut entrer dans le royaume de Dieu (le Père). En vérité Nous disons ce que nous savons.”’ Jésus- Christ, le Fils, pose donc son témoignage en union avec celui du Père et de l'Esprit ! c'est bien l'énoncé du mystère de la sainte Trinité !
Jésus poursuit en faisant connaître à l'avance que le salut de tous sera la foi à Jésus crucifié :
‘Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui, ne périsse point, mais qu'il ait la ve éternelle."’
Ce grand ouvrage du salut des homunes, c'est l'œuvre de l'amour du Père qui envoie son Fils non comme juge, mais comme sauveur.
“En effet, ajoute Jtsus: ‘‘Dieu a tellement aimé les hommes, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé le Fils dâns le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit jugé par lui.’
Cet entretien alluma le flambeau de là foi dans l'âme de Nicodème qui se retira éclairé et charmé. Il restera désormais fidèle au Christ, et, un jour, en plein Sanhédrin, il se fera son défenseur !
Après les fêtes de Pâqu:, Jésus s'éloigna de Jérusalem et fit en Judée sa 1° méssion. Il ne parcourut point les bourgades comme il deva:t le faire en Galilée. Il se fixa sur les bords du Jourdain en face du lieu où Jean l'avait annoncé et où le saint Esprit était descendu visiblement sur lui.
Jésus pratiqua dès lors ce qu'il avait enseigné à XKicodème. Il baptisa ses d'eciples.
Les d'sc'nles étant devenus chrétiens reçurent le pouvoir de baptiser, à leur tour, Jésus lui-même cessant de le faire.
La parole de Jean-Baptiste se réalisait (Luc IIT. 16) : ‘Moi, je vous baptise dans l'eau. mais il vient celdt,. qui vous baptisera dans l'Esprit saint et le feu.’’
Le lieu où habitait Jésus fut bientôt envahi par la foule des pèlerins. J'sns les instruisait, mais les disciples ne donnaient le baptème qu'à ceux qui en étaient jugés d'gnes.
(88) — vrE PUBLIQUE : 1" ANNÉE 123 IT— Cours intermédiaire.
Dernier témoignage de Jean-Baptiste.
Jean-Baptiste, laissant la place libre au Sauveur, ava't remonté le Jourdain : i] baptisait à Ennon, près de Salim, en terre samaritaine, à mi-chemin entre Bethabara et le lac de Génés. th. Les Samaritains venaient en foule entendre l'austère Préd'cation de Jean.
Le prestige de Jésus Cependant, grandissant continuellement, finit par dépasser celui de Jean-Baptiste,
Les ennemis de Jésus, qui le redoutaient plus que Jean, intriguèrent auprès des disciples de Jean, voulant se servir d'eux comme d'instruments pour opposer Jean-Baptiste à Jésus.
Cette d'plomat:e diabolique eut le sort qu'elle méritait.
Pour bien Comprendre la suavité des paroles de saint Jean-Baptiste, en cette occasion, nous devons nous rappeler que chez les Juifs, le fiancé ne Communiquait, avec sa fiancée, que Par un tiers que l’on appelait l'ami de l'époux. À l'époque du Mariage, c’est l'ami de l'époux qui lui amenait sa fiancée et qui, tout naturellement, jouissait du bonheur de l'époux. Jésvs, selon l'express'on de Bossuet avait épousé l'humanité, et en elle la sairte Eglise. Jean avait été l'intermédiaire entre le Christ et cette épouse. T] pouvait donc se COMparer à l'ami de l'époux !
‘Maître, lui disent un jour ses disciples, ‘‘celui qui était avec vous au-delà du Jourdain, et à qui vous avez rendu té. mognage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui.’’
A ces disciples jaloux, Jean-Baptiste répond :
“Vous m'êtes, vous-mêmmes, témoins que j'ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j'ai été envoyé devant In.’
Celui qui a l'énouse est l'époux ; mais l'ami de l'époux qui se tient là et qu: l'écoute est ravi de joie à la voix de
l'époux. Or cette joie, qui est la mienne, elle est pleinement réalisée. Il faut qu’il croisse et que je diminue... ."’
Jean-Baptiste emprisonné à Machéronte.
S. Jean-Baptiste reprochait à Hérode-Antipas (fils d'Hérode le Grand) de vivre sea. laleusement avec Hérodiade, épouse de son frère Philippe.
C'est à cette occas‘on que le précurseur fut enfermé dans la prison de Machéronte, sur la mer Morte.
Son ministère avait duré 18 mois.
Il devait mourir décapité, victime de la colère d'Hérodiade,
Jésus quitte la Judée pour la Galilée.
‘Quand Jésus, dit saint Matthieu, eut appris que Jean avait été mis en prison, il se retira en Galilée, mais en passant par la Samarie.”’ (C'était après la fête de la Dédicace, au mois de décembre.)
III — Cours supérieur ou académique.
Prophétie de Malachie (TITI) réalisée par le miracle des vendeurs miraculeusement chassés du temple.
‘Voici que j'envoie mon messager, et il préparera le chemin devant moi, et soudain viendra dans son temple le Seisneur que vous che Caez, l'ange de l'alliance que vous désirez. Voci, il vient dit Jéhovah des armées. Qui soutiendra le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il apparaîtra? Car il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il s'assicra fondant et purifiant l'argent : il purifiera les fils de Tévi et les épurera comme l'or et l'argent, et Jéhovah aura des hommes qui lui présenteront des offrandes selon la justice ; et l'offrande de Juda et de Jérusalem sera agréable à Jéhovah, comme aux anciens jours dans les années d'autrefois.’
(89) — vre PUBLIQUE : 1" ANNÉE 125
Questions sur la 88° leçon (1er Pâque
de la vie publique de N. S. J.-C. — Jer voy. à Jérusalem) :
Cours intermédiaire.
À quelle occasion Jean-Baptiste rend-i]
8nage en faveur de Jésus ? Dites ce témoi
Par qui et Pourquoi Jean-Baptiste est.il jeté Durée du ministère de Jean-Baptiste ?
Pourquoi Jésus quitte-t-il Ja Judée Pour la Galikée après sa
1® mission en Judée ? (Pour ne pas réveiller trop les susceptibilités des pharisiene. )
en prison ?
ss rise RE
Cours supérieur.
Quelle est la prophétie qui a été réalisée par le miracle des à vendeurs chassés du temple? (Une prophétie de Malachie.)
RS
RETOUR 1 CAPHARNAUM APRES LA Jère PAQUE — 1 LA SAMARITAINE — A CANA, GUERISON — fi PRED. ET MIRACLES A CAPHARNAUM — WT ère VISITE 14 NAZARETH — :1f VOCATION D’APOTRES, 1
SOMMAIRE : En route Pour la Galilée (la Sichar) Retour -à Cana (guérison à distance ) tions et miracles à Capharnaüm — Jr Visite à Vocation des apé
Samaritaine.
— Prédica- il,
Nazareth — jl Î
tine, la samaritaine.
| Ha
#4 | AU MAITRE ET À LA MAITRESSE 4
Cette lecon renferme une m
théatre change souvent. Il Samarie, au cours du voyage
+ atière assez considérable. Le sl est tout d'abord question de Ja ï de la Judée en Galilée ; puis d'une ‘4
Had
guérison à distance à Cana. Les disciples se dispersent. Jésus retourne à Capharnaüm où il prêche et où il fait plusieurs ‘ miracles. Une première visite à Nazareth est suivie de la vocation définitive de plusieurs apôtres (ce qui n'empêche pas l'élection des 12 dont il est parlé, lecon 94°). Nous relevons finalement un mot de la tradition sur la Samaritaine, après avoir dit quelles étaient les journées du Sauveur.
Il serait à propos d'ajouter une question au cours élémentaire (p. 294), celle-ci : Quels sont les événements qui font euite au 2* miracle fait à Cana °?
Réponse : Les disciples se dispersent; Jésus retourne à Capharnaüm où il préche et fait des miracks. Il fait une première visite à Nazareth et appelle définitivement à lui, plusieurs apôtres.
Notons de plus que la guérison du %émoniaque de la synagogue de Capharnaüm et la guérison de la belle-mère de Simon-Pierre, qui font partie de cette leçon, y sont par anticipation. Elles eurent lieu plus tard, au cours d'une visite que Jésus fit à Capharnaüm, lors de sa grande mission dans 'a Galilée septentrionale.
Les disciples du Sauveur se dispersent à l’arrivée de Jésus à Cana. Par conséquent, faites remplacer le mot Capharnaüm par le mot Cana à la fin de la 3° question de la p. 295 de l'élève.
Ainsi l’œuvre de Jésus à Capharnaüm avant sa visite à Nazareth fut une œuvre personnelle. Ses disciples au contraire se trouvaient avec lui, plus tard, au jour de la guérison du démoniaque de la synagogue de Capharnaüm, car Jésus était accompagné de ses disciples dans sa mission à travers la Galilée septentrionale.
I — Cours élémentaire.
Jésus retournant en Galilée passa par la Samarie,
La Samaritaine.
TT vint donc dans une ville de Samarie, nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph. “Or là état le puits de Jacob.
(89) — vie PUBLIQUE : 1" ANNÉE 127
Jésus fatigué de la route s'assit au bord du puits : il était environ la sixième heure (m'di).
Une femme de Samar.e vint puiser de l'eau, ;
Jésus lui dit: ‘Donnez-moi à boire. Ses d'sciples étaient allés à la ville Pour acheter des vivres.
La femme Samaritane lui dit : ‘Comment, vous, qui êtes juif, me demandez-vous à boire, à moi qui suis samaritaine. Les Ju'fs en effet n'ont pas de Commerce avec les Samaritains."
Jésus ju: répondit : ‘Si vous Connaissiez le don de Dieu et qui est celui qui vous dit: Donnez-moi à boire, vousmême lui en auriez fait la demande et il vous aurait donné de l’eau vive."
Seigneur, lui dit la femme, vous n'avez rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où auriez-vous donc pris cette eau vive? Etes-vous plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits? |
Jésus lui répond't : ‘Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qu: boira de l'eau que je lui donnerai, n'aura plus jamais soif : au contraire l’eau que je lui donnerai deviendra en lu:-mêéme une source jaillissant jusqu'à la vie éternelle.” (Jésus est lui-même l'eau vive: Ja Source d’eau jaillissant jusqu'à la vie éternelle, félicité des élus.)
* La : mme lu: dit: ‘Seigneur, donnez-moi de cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que Je ne vienne plus puiser Fi roi
‘Allez, lui dit Jésus, appelez votre mari et venez ici.”
La femme répondit : ‘Je n'ai pas de mari.'’
Jésus lui dit : “Vous avez raison de dire : ‘‘Je n'ai point de mari ; car vous avez eu C'nq maris, et celui que vous avez maintenant n'est Pas à vous, en cela vous avez dit vrai.’
La femme dit : ‘Seigneur, je vois que vous êtes un prophète.”’
La samaritaine change alors de sujet. Faisant allusion à un temple bâti sur le mont Garizim, par les Samaritains, et détruit par Jean Hyrcan, elle dit :
"Nos pères ont adoré sur cette Montagne, et vous, vous d'tes que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer,"
Jésus lui dit : ‘Femme, croyez-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni dans Jérusalem, que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez Pas ; nous adorons ç2 que nous connaissons, car le salut vient des Juifs (de qui doit naître le Messie et qui seront les premiers à prêcher le Christianisme), Mais l'heure approche, ét elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; ce sont de tals adorateurs que le Père demande.”
Notre Seigneur veut dire que les cérémonies figuratives vont faire place à la réalité, que les actes intérieurs de foi, d'espérance, de charité, l'emporteront sur les cérémonies extérieures, et que le culte vrai trouvera Partout une place, vu que le véritable agneau pascal, grâce à la consécration du pain et du vin faite à la messe, Pourra se trouver partout.
Notre Seigneur poursuit :
“Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent doivent l'adorer en esprit et en vérité.’
‘La femme lui répondit : ‘‘Je gais que le Messie (celui qu'on appelle Christ) va venir. Lorsqu'il sera venu, il nous instruira de toutes ces choses.”
Jésus lui dit : ‘Je le suis MO: qui vous parle.”
"Et à ce moment arrivèrent ses disciples, et ils s'étonnèrent de ce qu'il parlait à une femme ; néanmoins aucun ne dit : ‘‘Que demandez-vous ?..
La femme, alors, laissant là sa cruche, s'en alla dans la ville et dit aux habitants : Venez-vous voir un homme qui m'a dit ce que j'ai fait: ne serait-ce point le Christ ?
Ils sortirent de la villa et ils vinrent à lui.
Pendant l'intervalle ses d'sciples le pressaient en disant : ‘Maitre, mangez",
Mais, il leur dit : ‘J'ai à manger wne nourriture que vous ne connaissez pas”,
Et 4 disc'ples se disa'ent les uns aux autres : ‘‘Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger?’
“Jésus leur d't: ‘Ma nourriture est de faire la volonté de celui qu! m'a envoyé et d'accomplir son œuvre (la rédemption). Notrs Seigneur qui voit les bonnes dispositions des Samaritains et les Conversions qui s'y feront après son ascension, excite à l'avance ses apôtres. Il poursuit donc :
"Ne dites-vous Pas vous-même : Encore quatre mois, et cé sera là moisson. Moi. je vous dis: Levez les yeux et voyez les champ; (les Samar:tains qui venaient) qui déjà blanchissent pour la moisson, Le moissonneur reçoit son salaire et recueille du fruit pour la vie éternelle, afin que le semeur (les apôtres seront des semeurs) et le moissonneur (celu' qui sème n'est Pas toujours celui qui récolte) se 1éjouissent ensemble. "
‘Or beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus sur la parole de la femme qui avait rendu ce témoi- 8nage (c’est-à-dire : qui avait dit) : “Il m'a dit ce que j'ai fait.”
‘Les Samar'‘tains étant donc venus vers lui (vers Jésus) le prièrent de demeurer chez eux, et il y demeura deux jours.
“Et un plus grand nombre crurent en lui pour l'avoir entendu lui-même. Et ils disaient à la femme : ‘‘Maintenant ce n'est plus à cause de C* que vous avez dit que nous CTOYons, car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous saons qu':l est vraiment le Sauveur ::1 monde”? (Saint Jean, IV, 4-48.)
qu mo6% SR ut ae
Retour à Cana — Guérison à distance. .
En quittant Sichar, Jésus et les discipples Poursuivirent leur course vers la Galilée, Ils entrèrent bientôt dans la plaine d'Esdrelon, dans la Basse Galilée, ‘Les Galiléens acCueillirent (bien) J
ésus, ayant vu ce qu'il avait fait à,
Jérusalem pendant la fête (de Pâque) ; Car eux aussi éta'ent allés à ]n fête." (Luc, IV, 45.)
Au sortir de la plaine d'Esdrelon, Ja Petite troupe se trouva près de Nazareth. Jésus connaissant les dispositions Peu bienveillantes des Nazaréens à son égard, ne trouva Pas à propos d'y arrêter pour le moment. Il en donna une raison à ses disciples : ‘Un prophète n'est pas honoré dans sa patrie. '’
Il ira à Nazareth un peu plus tard.
Retournant alors à Cana, il logea sans doute dans la fa- Mille qui avait vu l'eau changée en vin.
La nouvelle de la présence de connue jusqu'à Capharnaïüm.
‘Or, il Y avait (alors) un officier du roi (Hérode-An.tipas) dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée et le pria de descendre ( Cana est à du niveau de la mer de Galilé était à la mort.”
“Jésus lui dit : Si vous ne vo ges, Vous ne croyez point."
L'officier insista ; fant meure.
Jésus à Cana fut bientôt
, il alla vers lui 350 mètres au-dessus €) pour guérir son fils qui
yez de signes et des prodi-
“Segneur, venez avant que mon en- Il était donc bien convaincu de Ja guérison de l'enfant si Jésus venait. C'était de Ja foi. Jésus touché de sa Supplication Jui apprit que sa foi était imparfaite, qu'il ne lui était Pas nécessaire d'aller à Capharnaüm qu'il Pouvait guérir à distance. Va, lui dit Jésus, ton enfant est plein de vie.’ ‘Cet homme crut à la Parole ue Jésus
RE ET RON ti bte Pets sde ce
Rai sans se ns; Pi maman"
+ lhrébiitétereginis ogg
(89) — vre PUBLIQUE : 1" AxxÉE 131
avait dite et partit. Comme l's'en retournait, ses servi. teurs vinrent à sa rencontre et Jul apprirent que son enfant vivait. 11 leur demanda à quelle heure il s'était trouvé nreux, et ils lui dirent : Hier à la septième heure (1 h. après midi), la fièvre l'a quitté. Le père reconnut que C'était l'heure à laqu:lle Jésus lui avait dit: Ton fils est plein de vie, et il crut, lui et toute sa maison." (Jean, IV, 46-53.)
Le nom de cet officier semble avoir été Chusa (Luc VIII, 3). Jeanne son épouse fut l'une des femmes qui, au cours de la 2° mission galiléenne, suivirent Jésus, l'assistant de leurs biens et de leurs bons offices.
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Pendant une bonne partie de la vie publique de Jésus, Marie, nous l'avons dit, résidait à Capharnaüm,
Jésus à Capharnaüm avec Marie.
Notre Seigneur se trouva bientôt à Capharnaüm où Marie put jour de sa présence après une absence de sept ou huit mois (c'est-ñ-dire à partr du 11 avril, date de la Pâque, au mois de novembre ou de décembre suivant.)
L'Ecriture ne dit rien des entretiens de Jésus avec Mar.e : réserve pour le ciel ,
Le séjour de Jésus à Capharnaüm fut de courte durée. Le Christ ne S'appartenait plus, il s2 devait à la volonté de son Père, au ministère publie, à l'évangélisation de la Galilée,
La Galilée SePtentrionale, Galilée des Nations, devait avoir la 1" grande m'ssion,
Capharnaüm, ville princ:pale de la Galil'e s ptentrionale fut la promière à jouir des prédications du Sauveur,
Les disciples ne suivent pas Jésus cette fois à Capharnaüm (nous l'avons dit).
Prédication et muracles à Capharnaüm (ville principale de la Galilée septentrionale) : prélude de la 1
mission galiléenne.
La première prédication de Jésus en Galilée Cnale fut pour Casharnaüm et sa banlieue, Les disciples
septentri-
‘étant dispersés au retour : à Cana, l’évangélsation de Capharnaüm fut une œuvre personnelle pour Jésus, qui s'y trouva sans ses disciples. (Ne nous fa-
tiguons pas de ces répétitions qui sont nécessaires dans l'en. scgnement.)
Les évangélistes ne donnent pas de détails sur les miracles de Jésus à Capharnaüm ; nous savons qu'il y fit des miracles par son discours aux Nazaréens :
"Et vous me direz : L
:s grandes choses que nous avons oui dire que v
ous avez faites à Capharnaüm, faites-
votre patrie.”’ Luc, IV, 93.
Les deux miracles (de la
ticipés.
les ici dans
page 295 de l'élève) sont an- Ils se firent à Capharnaüm au cours de la 1r° sion galiléenne, après la 1" visite à Nazareth accompagné de ses disciples.
mis- , Jésus étant
Avant d'entreprendre ou mieux de continuer sa 1° sion , Jésus voulut revoir Nazareth, la ville de sa v sachant bien qu'il en serait chassé.
faire suite la vocation dé
misie cachée, A cette visite devait finitive de plusieurs apôtres.
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Si le temps vous le permet, rafraichissez 1 vante dans ia mémoire de vos élèves.
Jacob à son retour de la Mésopotamie avait acheté une terre entre Sichem et Salem :
; 1] y creusa un puits: c'est le puits de Jacob. On l'appelle aussi le puits de la Samaritaine. Sa
es notions sui-
profondeur actuelle est de 24 mêtres. L'euu j À": défaut as- 8ez Souvent, en été. Saint Jérome mentionne une église au puits de Jacob. Ce puits est aujourd'hui protégé par une voûte.
Le tombeau de Joseph est à 160 mètres au nord du puits de Jacob.
Sichar, aujourd'hui Askar, n'est plus qu'un petit village, à 600 mètres au N.-E. du tombeau de Joseph.
Les sommets du mont Garizim (868 m. au-dessus de la Méditerranée) et du mont Hébal (938 m. au-dessus de la Méditerranée) offrent deux des plus beaux points de vue de la Samarie.
À l'époque de la dispersion d'Israël, les habitants de Samarie furent transportés en Assyrie et remplacés par des Cutéens ; de leur union avec les filles du pays sortit une race mijuive, mi-païienne. Ces nouveaux Samaritains offrirent leur concours pour la reconstruction du temple de Jérusalem (535), après la captivité de Babylone. Ce concours fut refusé. De là la haine des Samaritains contre les Juifs.
II — Cours intermédiaire.
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Dans le cours élémentaire, nous n’avons fait que mention-
ner la 1'° visite à Nazareth; l'intermédiaire va nous donner les détails.
Première visite à Nazareth.
Les enseignements et les miracles de Jésus à Caphar- ‘üm avaient fait écho jusqu'à Nazareth et l'avaient rendue jalouse.
Jésu: voulut aller à Nazareth, avant d'ouvrir sa grande mission en Galilée septentrionale.
(89) — VIE PUBLIQUE : 1" AxxiE 133
2e rl on
Re | Er he à | +
ee moe er gr.
Il y va sans être accompagné de ses disciples. — I] y arrive un vendredi soir.
Le lendemain, il se rend à la SYnagogue, elle était remplie d'un peuple impatient de le voir et de l'entendre.
Il fait une prière selon l'usage. On lui présente un rouleau renfermant les prophéties d'Isaïe, Jésus l'ouvre et lit :
“L'Esprit du Ssigneur est sur moi, parce qu’il m'a consacré par son onction, Pour porter la bonne nouvelle aux Pauvres, il m'a envoyé guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, pour rendre libres les opprimés, publier une année favorable au Se'gneur.”’
Il remet le rouleau au ministre de la Synagogue et s’assied,
“Tous dans la SYnagogue avaient les yeux attachés eur lui.”
Jésus commente alors la parole d'Isaïe, il fait ce commentaire d’une façon si nouvelle, si élevée que tous en sont frappés. ‘‘Ils admiraient les paroles de grâce.. qui sortaient de sa bouche et disaient : ‘N'est-ce pas là le fils de Joseph ?’”
Et cependant, Jésus, qui pénètre le fond des cœurs, ne trouvat aucune foi chez les Nazaréens. Ceux-ci pourtant, mécontents des préférences accordées à Cana, et à Capharnaüm, attendaient des prodiges. Jésus n’en fit aucun si ce n'est celui de sortir sain et sauf de leurs mains.
Il leur dit donc :
“En vérité je vous le dis. aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie... Il Y. avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Elie, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, et pourtant Elie ne fut envoyé à aucune d’elles, mais à une veuve de Sarepta dans le pays de Sidon. Il y avait de même beaucoup de lépreux aux jours du prophète
Elisée, et pourtant aucun d'eux ne fut guéri, mais bien Naaman le Syrien.”
C'était dire à ses auditeurs : Si les veuves et les lépreux d'Israël étaient indignes des faveurs d'Elie et de celles dElisée, l’absence de foi, chez vous, vous rend indignes de tout miracle.
A ces mots, les Nazaréens furent remplis de colère ; et, s'étant levés, ils poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la montagne, sur laquelle Nazareth était bâtie, pour le précipiter en bas.
"Mais, lui, passant au milieu d'eux, s’en alla.’ (Luc, 1V. 16 à 30.)
Ces furieux cédèrent-ils à une force mystérieuse comme les vendeurs du temple, ou subirent-ils une action miraculeuse qui les calma, nous l'ignorons.
Vocation définitive de plusieurs apôtres.
Jésus, en quittant Nazareth, prit la route de Bethsaïde, sur les bords du lac de Génézareth. ‘‘Comme il marchait le long du lac, il vit deux frères, Simon appelé Pierre et son frère, qui jetaient leur filet dans la mer, Car ils étaient pécheurs. Et il leur dit: Suivez-moi. Je vous ferai pêcheurs d'hommes. Eux, aussitôt, laissant leurs filets, le suivirent. S’avançant plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée (et de Salomé, femme de mérite), et Jean, son frère, dans une barque, avec Zébédte, réparant leurs filets et 1l les appela. Eux aussi, laissant à l'heure même leur barque et leur père, le suivirent.” (Matt., IV, 18.)
Philippe qui résidait à Bethsaïde et Nathanaël qui habitait Cana durent rejoindre les autres disciples.
Remarquons que Pierre est appelé le premier. Ii sera toujours l'objet d'attentions particulières de la part de Jésus,
qui, le destinant à être un jour le chef de son Eglise, l’annonceé pour ainsi dire d'avance aux autres disciples.
Un noaveau disciple, Jacques, frère de Jean, s'ajoute au Premier groupe (Leçon 86°).
Jésus après sa visite à Nazare pharnaüm (nous l'avons dit).
Jusqu'à présent, il a évangélisé ] Il à été bien accueilli à son p
Accompagné de ses s’on dans la Galilée
th ne retourne pas à Ca-
a Judée et la Samarie.
assage dans la basse Galilte.
disciples, il va faire sa 1r° grande mis-
supérieure, la Galilée des nations dont Capharnaüm faisait partie.
TITI — Cours Supérieur ou académique.
Les journées du Sauveur.
Une journée à Capharnaüm.
Au cours
de sa première mission en Galilée nale, Jésus passa un jour à Capharnaüm. Ce qu'il fit, en ce jour, nous donne une idée de ses journées.
Jésus est ici avec ses disciples comme au cours de sa mission, Saint Luc rapporte deux des miracles qu'il fait à Caphar-
naüm, au cours de ses prédications dans cette ville, et l'emploi de sa journée dès le grand matin.
septentrio-
Guérison d'un démoniaque.
"Tl y avait (à Capharnaüm) dans ja SYnagogue (où Jésus prêchait) un homme possédé du démon impur, lequel jeta un grand cri disant : Laisse-moi : qu'y a-t-il entre nous et
toi, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.”
Mais Jésus lui dit, d'un ton sévère : ‘Tais-toi, et sors de cet homme.”
Et le démon l'ayant jeté par terre av milieu de l’assemblée, sortit de lui, sans lui avoir fait aucun mal.
Et tous, saisis d'épouvante, se disaient entre eux : Quelle est cette parole? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ‘is sortent !””
(Les possess'ons diaboliques étaient nombreus:s alors. Le possédé à des moments de tranquillité ; celui dont il est plus haut question profita de l’un de ces moments pour se rendre à la synagogue)
Guérison de la belle-mtre de Simon-Pierre.
Après ce miracle, ‘Jésus, nous dit saint Luc, sortit de la synagogue et 1l entra dans la maison de Simon.” Il était accompagné de Jacques et de Jean (Mare I, 29) : “Or la belle-mère de Simon était atteinte d'une grosse fièvre, et ils (les d'sciples) le prièrent pour elle. Se penchant sur la malade, il commanda à la fièvre, et la fit lever la prenant par la main. Au même instant la fièvre la quitta et elle se mit à le servir.”
C'est a'nsi que le Seigneur protège spécialement ceux qui ont, dans leurs familles, des personnes consacrées à Dieu.
C'est aussi à la prière des apôtres que Jésus guérit la belle-mère de Pierre. Sachons y voir l'influence de la priêre d£s saints sur le cœur de Dieu, que ces saints soient au ciel ou sur la terre.
La guérison de la belle-mère de Pierre réveilla l'attention de tons ceux qui avaient des malades.
Saint Luc poursuit (IV) :
‘Lorsque le soleil fut couché, tous ceux qui avaient chez eux des malades, quel que fût leur mal les lui amenèrent ; et Jésus imposant la main sur chacun d’eux, les guérit.”
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“Des démons aussi sortaient de plusieurs criant et disant: Tu es le Fils de Dieu ; et il les réprimandait pour leur imposer silence, Parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.”
Saint Matthien après avoir parlé, lui aussi, de la guérison des malades, ajoute que Jésus accomplit ainsi là parole d'Tsaïe : ‘‘I] à pris nos infirmités, et s'est chargé de nos maladies.’ (Isaïe, chap. LIII, 4.)
Saint Marc ajouts, ! : “Le lendemain, (Jésus) s'étant
levé longtemps avant le jour, il sortit, alla dans un lieu s0litaire, et il y pria. Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche, et l'ayant trouvé, ils lui dirent : Tout le monde vous cherche, Il leur répondit : Allons ailleurs dans les bourgades voisines, afin que j'y prêche aussi : car c'est pour cela que je suis sorti (je suis envoyé pour cela) .””
AU MAIÏTRE ET A LA MAITRESSE D'après Faber et Pasquier, la vocation de après la 1" pêche miraculeuse.
Pasquier nous dit que la maison de sain naüm, était la demeure habituelle de Jésus René des Chenais dit à l’encontre :
bitaient Bethsaïde. Les faits qui suivi synagogue se passèrent À Bethsaïde. .
habitait sa Propre maison qui était a de ses cousins’’ (I. p. 228).
Il serait peut-être à propos de dire, teurs, que saint. Pierre, qui restait
8 apôtres eut lieu
t Pierre, à Caphar- ‘Simon et André harent l’exorcisme de la . À Capharnaüm, Jésus ussi celle de ça mère et
Pour concilier les auprimitivement à Bethsaïde,
Se transporta plus tard à Capharnaüm !
L'abbé Vandepite dit (Histoire de N..$.
‘Simon avait épousé une femme de Capharn
là, comme à Bethsaïde, sa deme
Jésus-Christ) :
aüm, et il avait ure et sa famille.’
Sainte Photine la Samaritaine.
La Samaritaine a mérité d’être sous le nom de Photine, honorée fils: saint Victor
Joseph.
mise au catalogue des saints, le 20 mars. Elle eut deux » Qui aurait converti saint Sébastien, et saint
On lui attribue la conversion de Dommina, fille de Néron, qu'elle aurait baptisée avec cent de ses servantes.
Elle serait morte à Carthage après tros ans passés dans les fers.
Son corps est à Lisbonne, sa tête x Rome. (Voir Petits Bollandistes, tome III, page 540).
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE (Suite des événements, pour aider la mémoire) :
1° C'est après la 1" Pâque. 2° En route, conversation avec la Samaritaine. 8° Séjour à Sichar. 4° A Cana, guérison à distance. 5° Jésus et Marie, à Capharnaüm, leur nouvelle résidence. 6° Les disciples se dispersent. 7° Prélude de la 1° mission galiléenne : prédication et miracles non connus à Capharnaüm, où Jésus prêche, sans être accompagné È de ses disciples. 8 Première visite à Nazareth. % Voca- 1h tion définitive de plusieurs upôtres.
L'épouse de Simon-Pierre.
Simon-Pierre était marié lorsqu'il fut appelé par le Seigneur. Saphrone, patriarche de Jérusalem, nous dit que l’épouse de Simon-Pierre était fille d’Aristobule, frère de saint
Barnabé. Simon-Pierre assista à Rome au martyre de son épouse.
Questions sur la leçon 89° (En route pour Capharnaüm: la Samar:taine — Guérison à distance — Prédication et miracles à Caphammaüm — 1" visite à Nazareth) :
Cours intermédiaire.
Nous sommes dans la 1°° année de la vie publique du Sauveur — La Samaritaine s'est convertie — Jésus revient dans ] la Galilée, à Cana.
Que font les disciples de Jésus après son retour à Cana ? Ils se dispersent.
Comment Jésus fut-il reçu dans sa 1° visite à Nazareth (1° année de sa vie publique) ?
Ils l'accucillirent bien tout d'abord Pour le chasser ensuite du milieu d'eux.
Citez une parole du discours de Jésus à Nazareth? “En vérité...
Quels sont ceux qui, avant la première mission en G: septentrionale, sont spécialement a
Où commence la premiè septentrionale ?
À Capharnaüm.
ulilée ppelés à suivre Jésus ?
re mission de Jésus dans la Galilée
Cours supérieur ou académique.
Faites voir la somme de trav posait chaque jour ?
Saint Luc nous en donne une idée SAS. Le 41) : Un jour que N.S$,. au Cours de sa mission en Galilée septentrionale, revient à Capharnaüm, on le voit d
Bue, puis dans la maison de Simon-Pi foule de malades. Le Je
ail que le béni Sauveur 6'im-
ans la synagoerre, au milieu d'une ndemain, dit çaint Mare (Marc 1, 35) Jésus ‘‘s’étant levé longtemps avant le jour, il sortit, alla dans un lieu solitaire, et il pria.””
Racontez Ja guérison du démoni Phamaüm? Voir l'élève, p. 295.
Pourquoi saint Luc raconte-t-i], jour, la guérison de la belle-mère de
Que devint la Samaritaine ? Sainte Photine.
Que devint l'épouse de Simon Pierre ? Elle subit le mar. tyre à Rome : Simon-Pierre fut témoin de 6a mort.
aque de la SyYnagogue de Ca-
Parmi les miracles de ce Simon-Pierre ?
(14° de la vie de J.-C.) lère MISSION DE JESUS EN GALILEE,
I — Cours élémentaire.
Nous allons parler de la première grande mission de Jésus dans la Galilée (septentrionale). L'évangélisation de la Galilée est déjà commencée : Capharnaüm en a eu les prémices. Jésus va donc s'éloigner pour un temps, il va parcourir la Galilée, de bourgade en bourgade, de ville en ville.
De là, ces paroles de saint Marc (I, 5-14) : ‘Après que Jean eut été mis en prison, Jésus vint en Galilée. prêchant l'Evangile du royaume.’
Voyez le Seigneur, accompagné de <°s disciples.
Le voilà sur la route. Ilentre dans cette bourgade. Ta.
foule se réunit : aujoud'hui dans la synagogue, demain sur une place publique. Le peuple se presse autour de lui : on le regarde ; c'est le prophite que nous avons vu à Jérusalem ; c'est lui qui a changé l'eau en vin : c'est lu qui guérit les malades, qui chasse les démons.
On est impatient de l'entendre.
Îl a parlé!
Sa voix est douce comme une mélodie! C'est bien l'agneau de Dieu dont a parlé Jean-Baptiste. Mais, bientôt. l'attention redouble. Cet homme ne parle point comme les autres hommes. Sa parole sans doute est simple, claire, précise, mais il ne parle pas sur le ton et en la manière des autres.
C'est un scribe qui interprète la loi, mais c'est un scribe d'un genre nouveau. Le scribe donne son opinion; mais
il l'interprète le plus souvent en S'appuyant sur telle autorité, sur telle interprétation déjà donnée,
Il n'en est Pas ainsi du nouve:
autorité, en son nom.
gnifie cela.
La foule s'étonne sans semble revêtu d'une
wi docteur : il parle avec Ce texte signifie ceci: ce texte si-
tre surprise, car ce prédicateur autorité surnaturelle, e
De fait, il ne se contente pas d'interpréter, I] commande, il oblige, 1] invoque sans doute le témoignage des prophètes, et celui de ses miracles, mais il exige de plus la foi en lui-même sur son Propre témoignage.
Et pourtant, que de choses nouvelles dans ses
Malgré tout, la foule écoute : elle écoute sans fatigue ; elle écoute avec le désir d'entendre encore ! -— Elle avec plaisir, parce que ces choses not choses étranges. Elle écoute ave role du Sauveur, lui donne des ailes, l'élève de la terre et la fait monter dans des régions inconnues, mais splendides.
Et encore : Yoyez ces malades; voyez ces infirmes! — Ils viennent à Jésus, ils viennent chercher la guérison, la santé. Ils viennent à Jésus, qui leur répond, les écoute, les touche, d'un mot les guérit !
La foule, en face des s’écrie :
t qui s'impose,
discours !
écoute ivelles, ne sont pas des c plaisir, parce que la pa-
miracles, s'émeut, s'extasie. et
“Nous avons vu de grandes choses aujourd'hui.’
Parmi les auditeurs du Sauveur, à cette époque, se trouva un Juf détesté des siens, Léri: un publicain, un converti celui-là, Matthieu, le futur évangéliste !
II — Cours intermédiaire.
Effet de la prédication de Jésus en Galilée.
L'effet de la prédication du Sauveur fut immense.
La réputation du nouveau prophète, franchissant les
frontières, se répandit dans tous les pays d'alentour, en sorte que de partout on lui amenait des malades : de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem et de la Judée.
Un certain nombre des auditeurs de Jésus, charmés de ce qu'ils voyaient et de ce qu'ils entendaient, le suivaient de bourgade en bourgade.
Adm'rons ici le zèle de notre Seigneur.
Il met au service de son Père et à celui des âmes tout ce qu'il ÿ à de bonté, d'amour et de force dans son humanité. Il ne s'épargne aucune fatigue. Il est à tous: il est à chacun.
Il est bien le modèle du chrétien.
Le vrai chrétien se reconnaît surtout au zèle qu'il a pour le salut des âmes, pour la propagation de la foi et pour la gloïre de Dieu. Les zélés sont vivants comme le Christ. Les froids, les indifférents sont un peu des morts. Il faut «utre chose pour engendrer la vie?
Les évangélistes ne nous donnent pas de détails sur cette première mission. Il eût fallu des volumes pour en rendre compte. Nous saurons cela dans la bienheureuse éternité.
Champ d'action du Sauveur en Galilée.
e que Jésus faisait pour une bourgade, il le faisait pour dix, pour vingt, pour cent bourgades. Il y en avait plus de 200 en Galilée, et ces bourgades avaient une population considérable, jusqu'à 15.000 âmes, au dire de Josèphe,
Vie de Jésus dans ses missions.
Trois mois durant, Jésus fut sans cesse à l'œuvre, prêchant, guérissant et priant. Notre Seigneur priait beaucoup. Il priait, la nuit surtont, soit avant soit après le jour.
C'est ainei que le Christ devenait le modèle des missionpaires ; C’est ainsi que par ses travaux il méritait à l'avance
rs MERE B vx i eq mb
aux apôtres, aux missionnaires :
la santé, le zèle et la fécondité.
, la patience
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Ceux qui aimeraient vie du Sauveur, la Galilée,
à se faire une durant ks trois mois « Pourront lire la vie Vincent, Ferrier, lle de
idée de ce que fut Ja qu'il précha à travers de saint Bernard, celle de saint saint Bernardin de Sienne, ou encore celle de saint Jean Capistran. Il y eut dans Ja vie de ces saints des journées merveilleuses Sauveur,
S qui reproduisaient celles du
IT — Cours Supérieur ou académique.
fait-il que notre Seigne tous ses auditeurs ?
Comment se ur n'ait pas converti
La convers'on suppose la réal
tions. Ces conditions sont la Jésus disait, dans ses prédications (Marc, I, 5-14) : ‘Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche : repentez-vous et croyez à la bonn: nouvelle." Nombre d'audit
isation de certaines condifoi et le repentir.
eurs de Jésus sont restés les mê térieurement. Pour se convertir, il faut réfléchir, se r der, voir sa petitess:, voir ses péchés, s'humilier. demander pardon, regretter. Sans’ cela l'âme e:
st couverte de nuages qui font obstacle au raYonnement de la vérité,
les nuages de la terre inter
Ce phénomèn: de l'im
mes in-
'car-
tout comme ceptent la lumière du soleil.
pénitence se reproduit tous les jours, pour une infinité d'âmes, même chez n'écoutent pas tous, avec |
du salut.
les enfants qui es mêmes dispositions. les vérités Les orgucilleux Pharisiens qui écontaient notre l'admiraient sans doute, et leurs cœurs ils ne se convertissaient point p
et sans repentir,
Seigneur étaient troublés, mais
arce qu'ils restaient sans foi
(90) — vre PUBLIQUE : 1" ANxÉE 145
Du reste, les Ju fs en général avaient une idée fausse du Messie à venir. Aussi, disaient-ils : ‘Ce n'est pas le Mes. # ste, CE n'est pas celui qui doit nous délivrer des Romains.
Où sont ses armes ? Où est sa milice ?
combat! Il vst simple en toute chose, des malades, des infirmes,
Il ne parle point de
Une s'occupe que Ce n'est pas là le Sauveur, ie dominateur, le triomphateur que nous attendons."
La Décapole,
[l'est dit, au cour: moyen, que les auditeurs de Jésus venaient auss’ de la Décapole,
La Décapole (dix villes), petite confédérat'on, de dix villes, sous la juridiction directe des Romains, était 1 Peuplée de Grecs et de Syriens. Les limites ont varié, : Damas, Philadel. 4
Ythopolis (Beisan),
Composée
Pline nous donne les noms de ces villes bhie (Rabbath Ammon), Rathana, Se Gadara (à l'opposé da Scythopolis, ville importante de la Pérée), Hippos, Dium. Pella (Fähil), au nord de la Pérée H, (c'est là que les chrétiens fuient avant le siège de Jérusalem Par les Romains). Galasa (ou Grerasa), et Canatha.
L'Evangile cite en particulier Gérasa .
Réalisation d'une Prophétie d'Isaïe il ; th La grande mission de Jésus en Galilée S2ptentrionale, j terre de Zabulon et de !ephtali réalisait una prophétie À
d'Tsaïe que saint Matthieu se plait à e de Zabulon et terre de Nephtali, Qui confines à Ja mer, pays au-delà du Jourdain, Galilée des Gentils! 14 était assis dans les ténèbres a VU une crande CEUX Qui étaient assis à l'ombre d
| iter (LV, 15) : ‘Terre il
Peuple qui lumière : et sur
e la mort, la lumière s'est
levée.’’Saint Matthieu, après avoir cité Isaïie, poursuit, comme saint Marc: ‘‘Dès lors, Jésus commença à prêcher, en disant : ‘‘Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.”
Questions sur la lecon 90° (1°® mission de Jésus en Galilée) :
Cours intermédiaire.
Quel fut le résultat de la 1er mission du Sauveur en Galilée ?
Notre Seigneur avait-il, dans 6es missions, en Galilée, un vaste champ d'action ?
Donnez une idée de la vie du divin maître, au cours de ges missions ?
Qu'est-ce que Jésus disait en particulier à ses auditeurs ?
Il leur disait (Mare, I, 5) : ‘Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche : repentez-vous et croyez à l’Evangile.””
Pourquoi Jésus-Christ n'a-t.il Pas converti tous ses auditeurs ?
Il ne les convertit point tous :
1°, parce qu'ils ne se repentirent point ;
2°, parce qu'ils ne trouvaient pas en Jésus le libérateur armé capable de ies délivrer des Romains, selon l'idée fausse qu'ils s'étaient faite du Messie.
Cours supérieur.
Qu'était-ce que la Décapole (d'où l'on accourait vers Jésus) ?
Quelle est la prophétie qui à été réalisée par la 1er grande mission de Jésus en Galilée ?
Une prophétie d'Isaie : “Terre de Zabulon et terre de Neph-
tali.... Le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière””, etc.