‹ L'histoire sainte enseignée [microforme] (volume 3)Chapitre 72 sur 92 · LE CRUCIFIEMENT · texte numérisé non relu

LE CRUCIFIEMENT

L — Cours élémentaire.

AU MAITRE ET A LA MAITRESSE

La récitation faite, narrez ce qui se rapporte au crucifiement, en vous servant de ce qui est dit dans la partie intermédiaire de cette lecon. Lire serait bien, mais mieux vaut lire la matière, vous en bien pénétrer, et dire le tout oralement.

Lorsque les élèves qu cours élémentaire seront dans le cours intermédiaire, ils auront à faire eux-mêmes le récit (tout ou Partie) qu'ils auront entendu dans le cours élémentaire.

Le titulaire du cours intermédiaire ne trouvera pas moins alors, des choses intéressantes à dire, en se servant de Ja partie intermédiaire du livre du maître, tel que ci-dessous.

IL — Cours intermédiaire.

(L'élève récitera d'abord. Sinon, de la partie de l'élève, puis donnez ]

faites lecture (p. 428) es explications suivantes.)

Le Calvaire.

Le mot Calraire est la traduction du mot hébreu ou syrlaque golgotha qui veut dire crâne.

Le Golgotha était un monticule situé à l’ouest de Jérusalem et hor ; de son enceinte, à cette époque.

Les Juifs n'avaient pas de lieu fixe pour les exécutions.

Nous savons du reste que le sanhédrite Joseph d’Arimathie avait un jardin près du Calvaire.

Breuvage étourdissant.

Le breuvage étourdissant que l'on donnait aux condamnés se composait d’un vin fortement aromatisé.

Jésus dépouillé.

Les plaies de Jésus, rouvertes par le dépouillement de ses habits, l’inondent de nouveau de son sang, le couvrant complètement d'un manteau d'écarlate.

Jésus cloué sur la croix.

Il y avait deux manières de clouer à la croix.

On fixait tout d’abord la croix. Si elle était un peu élevée, le condamné était hissé à la hauteur voulue au moyen de cordes. Si la croix était baere, il suffisait de faire monter le condamné sur un escabeau, de le clouer, et d'enlever ensuite l’escabeau.

Dans d'autres circonstances. sur le sol, le condamné était étendu et cloué sur la croix. La croix était ensuite élevée et fixée.

C’est ains! que notre Ssigneur a été élevé en croix. ‘‘Ni les textes évangéliques, ni les traditions les plus autorisées I permettent de supposer que la croix fut dressée avant le crucifiement du Sauveur’’, dit R. des Chenais, p. 519.

ll entrait dans les desseins de Dieu que la langue de

Jésus ne fût point coupée et que l'on ne mit point de cadenas à la bouche des larrons sans quoi nous aurions été privés des sept paroles de Jésus et du témoignage du bon larron en sa faveur.

A midi, l'arbre de la croix, devenu l'arbre de vie, se dressait, et son fruit sanglant dominait la multitude.

L'insulte pour le pardon.

Une parole se fait &'ors entendre : ‘Père, s'écria Jésus, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font." (Luc, XXIII, 34.)

L'injure et le blasphème répondent à ce pardon, pendant que les bourreaux se partagent les vêtements du Crucifié.

“Le peuple se tenait là et regardait, dit saint Luc CRATIF 859 Les magistrats se joignaient à lui pour railler Jésus, disant : I] en & sauvé d'autres, qu'il se sauve luimême, s'il est le Christ, l'élu de Dieu.’

D'autres d'saient (Matth. XXVII, 40-43) : ‘Toi qui détruis le temple et le rebât's en trois jours, sauve-toi toi. même! Situes le Fils de Dieu, descends de la croix.”

‘Les princes des prêtres avec les scribes et les anciens le raillaient ainsi et disaient : ‘‘I] en à sauvé d’autres, et il ne peut se sauver lui-même, Si] est roi d'Israël, qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui. Il s'est Confié en Dieu: si Dieu l'aime, qu’il le délivre maintenant : car il a dit : ‘J4 suis Fils de Dieu.’

Les so'dats aussi ( Luce, XXTIT, 36) 82 Moquaic it de Jui, disant . ‘Si tu es le roi des Juifs, Sauve-toi toi-même.’

Ce qui exaspérait les P-rsécuteurs, c'était de voir, au sommet de ]a CrOIx, l'inscript ion : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. De là, leurs cris: ‘‘Sitn es le roi d'Israël". ‘gi res ‘e roi des Juifs, ete."

Les grandes humiliations en Jésus font appel à sa glo-

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