‹ L'histoire sainte enseignée [microforme] (volume 3)Chapitre 74 sur 92 · CRETE · texte numérisé non relu

CRETE

né Big TRE ee

Comb:en grande ici est la figure du Christ. L'Homme- Dieu, attaché à la croix, fait proclamer par un malfaiteur de tout à l'heure, sa sainteté, son innocence, sa divinité et sa royauté !

Jésus dit aussi un mot bien conso'ant pour tou.

Il nous est permis maintenant de äire au chérubin qui garde la porte du paradis : ‘‘Remets ton épée dans le fourreau ; le‘parad:s n'est plus fermé", le Maître l'a dit. Le ciel, qui s'ouvre devant le bon larron, récompense de sa contrition, reste ouvert pour tous les pécheurs pénitents.

‘Jésus sortant vainqueur de ce monde, dit le P. Ventura, portait aveu ‘ui en paradis l’âme du bon larron comme un monument du salut éternel, accordé aux pécheurs repentants, de la puissance de sa grâce, de l'excès de sa miséricorde, de l’accomplissement de la rédemption, voulant réjouir par ce spectacle les âmes des patriarches, et en décorer son propre triomphe. ’"

Ténèbres d'Amos.

S. Luc (IT, 9) parlant de l'apparition de l’ange de Noël aux pasteurs, dit: Tout à coup, un ange du Seigneur parut debout auprès d'eux et le rayonnement de la gloire du Seigneur les environna.

La naissance de Jésus, c'était l'aurore d'un monde nouveau, la lumière convenait à cette aurore; mais, lorsque Jésus meurt de la main dticide des Juifs, il convient que la nature prenne son grand deuil, les ténèbres.

‘‘Un voile, dit René des Chenais, s'abaissa soudain sur la double scène äu Calvaire et de Jérusalem. En un instant, des nuages sombres étend'rent leur drapeau mortuaire sur le panorama du vendredi saint. Dans le ciel subitement obseurei, le soleil disparut. Des ténèbres épaisses couvrirent, comme d'un noir linceuil, la cité, la plaine environnante, les terrasses des palais, les flancs des collines, les escarpements des ravins.

Le temple, la tour Antonia, les murailles de la ville, tout s’'effaça dans une nuit imprévue, mystérieuse, effrayante. Les anges de Dieu avaient tendu leur crêpe de deuil autour du Calvaire !'’

Sous l'opaque brouillard, la terre s'ensevelissait. Une anxiété indicible, un effarement intense saisissaient brusquement, toute la population de la ville déicide. Une lourdeur écrasante planait au-dessus du Golgotha, sur Ophel et sur Sion. Toutes les voix s'éteignaient avec la lumière. Tout bruit avait cessé. Silencieux, inquiets, troublés, les curieux s'éloignaient du Calvaire, la tête basse. La malédiction passait, chassant, comme le souffle d’un vent justicier, tous les indignes dont la présence souillait l'autel de l’agonie divine.’

‘C'est alors en effet que Marie, Jean et plusicurs saintes femmes, qui n'avaient rien à redouter des ténèbres, purent s'approcher de la croix.

Marie sur le Calvaire : femme de douleur, reine et mère.

Eve avait été un sujet de ruine pour Adam ; son imprudence, sa curios'té et sa vanité ont perdu le pi-mier homme.

La femme aujourd'hui peut relever la tête.

Une autre femme, Marie, nouvelle Eve, n’écrase pas seulement la tête du serpent par Jésus, son fi!s ; elle se fait la compagne du nouve! Adam, de Jésus sauveur, depuis la flagellation jusqu’à son dernier soupir. Siméon lui avait dit: un glaive de douleur transpercera votre cœur. Ce glaive s'enfonce en ce jour de plus en plus dans le cœur de Marie, qui devient un océan d'amertume.

Le cœur d'une mère de Dieu n’est pas un cœur ordinaire.

Le cœur est ‘à où est notre trésor a dit N. S.

Or Marie n'avait qu'un trésor, Jésus.

Tout ce que le divin Maître à souffert, Marie donc l’a souffert.

L'âme, dit saint Bernard, est plus où elle aime qu'elle

as

UP IEEE ART APN TG TPS S ETS ONT- EEE aRnE neue same re

PTT ENCRREENER

A D nd + Ton gr TEL a am

Page 1