‹ L'histoire sainte enseignée [microforme]Chapitre 16 sur 43 · SE 2 1 STD · texte numérisé non relu

SE 2 1 STD

146 5. à LE PEUPLE.DE DIEU, ,,,,:,

révoltèrent ; ils furentvainqus. Abimélech: les fit tuer tous et rasa leur ville, Mille Sichimites, qui s'étaient réfugiés dans une tour de bois, furent brûlés.

Dans une ville voisine, beaucoup de personnes s'étaient réfugiées dans une tour du même genre, Abimélech s'efforçait d'y mettre le feu, lorsqu'une femme jetant du haut de la tour un fragment de meule, le bleësa mortellement ‘“‘Frappe-moi de ton glaive, dit-il alors à son écuyer, de peur qu'on ne dise que j'ai été tué par une femme.’

Ainsi mourut ce fratricide, ambitieux et cruel, et, tel füt le châtiment des Sichimites qui l'avaient encouragé dans son criminel dessein.

Thola, oncle d'Abimélech, lui succède en Israël, (1196) et juge pendant vingt-trois ans, à l'ouest du Jourdain.

Jaïr de Galaad succède à Thola (vers 1173) et juge pendant vingt-deux ans à l’est du Jourdain (1). Il avait trente

fils montés sur trente poulins d'ânesse, et princes de trente villes, dans la terre de Galaad. ue

C'est vers cette époque (1171) que le grand prêtre Héli, de Silo, devient juge, à l'ouest du Jourdain (rive droite).

Questions sur l'intermédiaire de la leçon 42° (Gédéon —

Abimélech — Thola — Jaïr de Galaad) : ; w

. Que répond Gédéon lorsque les Hébreux lui offrent la

royauté? dE Que fit Gédéon des pendants d'oreilles d’or dés Madianites ? Qui tenta, après Gédéon, d'ériger Israël en royauté ? : Que savez-vous d’Abimélech?

(1) Le livre de l'élève dit à l'ouest; éotrigez.

(48) — 4° ÉPOQUE : LES HÉBREUX SOUS LRS JUOES : 147

. ki

té ii mia ‘ .@iRÇON Héli — ee — Samson.

I — Cours Hémentaire.

“La 47198 sride des Juges.

Héli fut tout à la fois grand prêtre à Silo, et juge.

Së judicature paraît s'étendre de 1171 à 1131 avant Ne. Seigneur Jésus-Christ, soit quarante ans.

Héli craignait Dieu, mais il n'avait pas l'énergie nécessaire pour faire observer la loi de Dieu, même par ses pro, pres enfants Ophni et Phinée.

Vers le milieu de la judicature d'Héli (1151), Frs ennemis fondirent à la fois sur les Israélites, les Ammonites.à l'est du Jourdain, et les Philistins.au sud-ouest.

148: contemporains d’ Héli is Lise Samson, Samue, : EU GE th Ê

. Jephté vainquit. .. PARENTS et FEU juge et lui consacrerons uli article particulier, à l'intermédiaire). .

Les Philistins, maîtres du sud de la Pine, vonlürent s'étendre vers le nord.

Les- Tradiibés; . à Abbeé: y perdirent quatre mille des leurs.

“Faisons venir l'arche de’ Silo’’‘s’écrièrent les anciens. Les Israélites oubliaienit qué‘la conversion intérieure (ils ne V — à “vaut mieux les np extérieurès: à

“Dans üh salé ‘combat avéé lès Philistins, les Tsraé.' lits véinèus ‘pérdivent ‘trente mille hommes ; les fils’ d'Héli furent tués’ ét’ l'ärche oitiba däns les mains des Philistins:

Héli, à cette nouvelle, tombe à la renverse et se tue en tombant. 11 était âgé de soixante-dix-huit ans, 1131 ans avant Natre-Seigneur.

L'arche chez les Philistina.

Les Philistins transportèrent l'arche à Azot et la déposèrent dans la maison de leur dieu Dagon. Le lendemain, Dagon gisait face contre terre ; on le releva, mais le jour suivant, il était par terre encore, la tête et les mains brisées. La puissance de Jéhovah s'affirmait. Elle devait s'affirmer davantage encore. Elle devint en effet pour les Philistins, un sujet d'épouvante. |

‘La main de Jéhovah, (1° livre des Rois,. V), s'appesantit sur les Azotains et les désola. Jéhovah les frappa de tumeurs (hémorrhoïdes) à Azot et dans son territoire.” — ‘Que ferons-nous de l'arche, s'écrièrent-ils?’’ Les princes convoqués répondirent : ‘Qu'on la transporte à Geth (ville philistine).”” Mais dès qu'on l’eut transporté, la main de Jéhovah fut sur la ville, et il y eut une grande épouvante ; Jéhovah frappa les gens de la ville, depuis le - petit jusqu'au grand, et il leur poussa des tumeurs. Alors ils envoyèrent l'arche de Dieu à Accaron. ‘‘A son arrivée, les habitants d’Accaron s'écrièrent : ‘‘On a transporté chez nous l'arche du Dieu d'Israël, pour nous faire mourir.’’ De fait, les gens qui ne mouraient pas, étaient frappés de tumeurs, et une multitude de souris ravageaient le pays.

Après sept mois de séjour chez les Philistins, l’arche fut renvoyée en Israël, avec des présents. .

‘Les gens de Beth-Samès furent les premiers à recevoir l'arche.”’ Leur joie fut de courte durée, car soixante-dix d’entre eux furent frappés à la suite d’un manque de respect pour l’arche. ‘‘Ils envoyèrent donc des :°ssagers aux habitants de Cariathiarem (aujoms 7 ‘ur: ‘-el-Enab, sur la

route de Jérusalem à Jaffa) pour lui dire: ‘‘Les Philistins ont sauvé LE arche de Jéhovah, descendez et faites-la monter vers vous'" : ce qui fut fait. Elle fut déposée dans la maison d'Abimélech et gardée par Eléazar, fils d'Abinadab, consacré à cet effet. Ceci arriva vers 1131, peu après la mort d'Héli. L'arche devait rester-là, durant les vingt dernières années de la servitude des tribus de l'ouest, sous les Philistins, et ensuite jusqu'à David.

C'est vers la fin de la judicature d'Héli (1131) que Samson commença à malmener les Philistins. Ses aventures méritent d'être racontées.

(La délivrance commencée par Samson devait être achevée par Samuel).

Samson. .

“Il y avait à Saraa, près du pays des Philistins, en la tribu de Dan, un homme du nom de Manué. Il n'avait pas d'enfant. |

L'ange du Seigneur apparaît un jour à l'épouse de Manué ; il lui annonce un fils; puis il ajoute: ‘‘Maintenant, prends bien garde, ne bois ni vin, ni liqueur forte, et ne mange rien d'impur. Le rasoir ne passera pas sur la tête de cet enfant, car il sera Nazaréen de Dieu (consacré :à Dieu) dès le sein de sa mère ; et c’est lui qui commencera à délivrer Israël de la main des Philistins.

L'ange de Dieu avait un aspect redoutable.

L'épouse de Manué n'osa pas lui demander son nom'; mais ell: rapporta tout à son époux.

A la prière de Manué, l’ange apparaît uñe séconde fois : il répète aux deux époux ce qu'il a dit la prernière fois. Il avait l’apparence-d'un homme. Manué lui dit :

Permets que nous te retenions et que nous apprétions un chevreau.

“L'ange de Jéhovah répondit : Quand -tu me retiendrais, june mangerais pas de ton mets ; mais ‘si tu-veux préparer un -holocauste, offre:le à Jéhovah: — Ménué : ne éavait pas que: c'était Jéhovah.’’

‘Et Manué dit à l’ange : — est ton. :

‘ L'arige lui répondit : ‘Pourquoi m interroges-tu sur mon nom? Il est Merveilleux.”

Manué prit le chevreau et l' oblation (qui accompagne l'holocauste) et l’offrit à Jéhovah sur le rocher, et Jéhovah fit un prodige sous les yeux de Manué et de sa femme (comme auparavant sous les yeux de Gédéon).

‘ “Comme la flamme montait de deësus l'autel vers le ciel, l'ange de Jéhovah monta dans la:flamme de l’autel.

‘A cette vue, Manué et:sa femme tombèrent la face contre terre.

: ‘“Manué comprit que | c'était l'ange de Ales. et il dit à sa femme : ‘Nous allons mourir car nous avons vu Dieu." “

Admirons la réponse de cette femme. :

“Si Jéhovah voulait nous faire mourir, dit-elle, il n'aurait pas reçu de nos mains l’holocauste et l'oblation ; il ne nous aurait pas fait voir tout cela, ni entendre nr hui de: pareilles choses.”

” La femme de Manné eu done un: fils; a # pormé Sermson (l’audacieux). 23 0.

L'Esprit du — le porta de bonne hours contre les Philistins. :

‘Samson étant un jour en route. pour Thamns, ville des Pbhilistins, un jeune lion rugissant, vient à sa rencontre. L'Esprit de Dieu saisit Samson qui. n ayant absolument rien dans les mains, | déchire le lion comme on déchire un chevreau.

Quelque temps après (vers 1131), Samson se rendant dans l1 même ville pour y épouser la fille d'un Philistin, malgré la désapprobation de ses parents, il fait un détour pour voir le cadavre du lion, et voilà qu'il y avait, dans sa gueule, un essaim d'abeilles et du miel!

Samson en mange et en fait manger à son père et à sa mère,

Le jour de son ma: ge, Samson donne un festin, Les parents de l'épouse invitent trente jeunes gens.

À cette époque, il était de mode de poser des énigmes.

Samson propose donc aux jeunes gens cette énigme :

“De celui qui mange est sorti ce qui se mange,

Du fort ést sorti le doux.’’

Samson ajouta: Si vous deveniez cette énigme, je vous donnerai 30 tuniques et autant de vêtements de rechange.

La noce devait durer sept jours.

Les jeunes gens ne pouvant trouver l'explication de l'énigme demandent à l'épouse de Samson de lui en arracher le secret : sinon ils la brüleront, ainsi que la maison de son père. La jeune femme fit tant et si bien par ses pleurs et ses plaintes, que Samson lui dit ce qu'il n’avait même pas dit à ses parents. Elle dévoila tout aux jeunes gens qui dirent enfin à Samson :

. ‘Quoi de plus doux que le miel”

“Et quoi de plus fort que le lion.’’

Samson sachant que cette réponse venait de son épouse, leur dit : ‘‘Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n'auriez pas deviné mon énigme."

Puis, inspiré d'en Haut, il descend à Ascalon, l’une des cinq principales villes des Philistins, tue 30 hommes, les dépouille et donne leurs vêtements aux jeunes gens.

Puis, enflammé de colère, il monte, à la maison de son

père, sans son épouse (qui est donnée à l’un des trente jeunes gens).

Peu après, au temps de la moisson, Samson va voir son épouse. Le père de la Philistine lui dit: ‘‘Je l'ai donnée à ton ami, prends pour épouse, sa sœur, qui est plus jeune et plus belle.

Samson s'irrite alors contre les Philistins et s’écrie: ‘Je serai innocent cette fois, si je fais du mal aux Philistins.”

Il part, saisit 300 renards, les attache par la queue, deux à deux, avec une torche au milieu, met le feu aux torches et lance ces 150 couples dans les champs des Philistins ; le feu qu'ils transportent à droite et à gauche, détruit les gerbes faites, le blé sur pied, et jisqu'aux plantations d'oliviers.

Les Philistins apprenant à quelle occasion ils subissaient ce désastre brûlent l’épouse de Samson et le père de la Philistine.

Samson se retire dans une caverne (caverne du rocher d'Etam).

Les Philistins montent alors dans le pays de Juda: ils voulaient s'emparer de Samson et le punir.

Ceux de Juda, au nombre de trois mille, vont à la caverne dans le dessein de livrer Samson, les mains liées, à ses persécuteurs.

‘““Jurez-moi, s'écrie Samson, que vous ne voulez pas me tuer.”

Sur leur promesse qu'ils ne le feraient pas mourir, Samson est lié de deux cordes neuves et livré aux Philistins.

Mais, à l'instant où les Philistins, joyeux, accourent à lui, Samson saisi de l'Esprit de Jéhovah, rompt ses liens, et prenant une machoire d'âne qui se trouvait là, il tue mille Philistins !

Après un travail aussi considérable, Samson se sent altéré et affaibli, à mourir.

S'adressant alors à Jéhovah, il s'écrie: ‘C'est vous qui avez accordé cette grande délivrance par la main de votre serviteur ; faut-il maintenant que je meure de soif et que je tombe dans les mains de ces incirconcis.”’

Jéhovah se rend à la prière de Samson. Il fend le rocher creux de Léchi (mâchoire) et il en sort de l’eau.

Samson boit, son esprit se ranime et il reprend vie !

Samson, du temps des Philistins, juge Israël pendant vingt ans. au milieu des tribus du midi.

C'est la fin de la judicature de Samson.

La Bible, après avoir parlé de la judicature de Samson, raconte certains faits qui, tout en démontrant sa force, font voir en même temps ses mauvaises inclinations.

Confiant dans cette force, il ose, un jour, entrer dans Gaza, ville philistine. Les habitants de la ville, avertis, se proposent de le saisir au matin, lorsqu'il sortira de Gaza. Samson se lève à minuit : la porte de la ville est fermée: : il la saisit ainsi que les poteaux et les arrachant avec la barre, il porte le tout sur la montagne qui regarde Hébron !

Un jour (plus tard), Samson aima Dalila une Philistine.

Cet homme fort qui était capable d'étouffer un lion ne pouvait étouffer sa passion.

Les princes philistins promirent à Dalila une grosse somme d'argent si elle parvenait à savoir le secret de ia force de Samson. ‘‘Flatte-le, lui disaient-ils, pour savoir où git sa grande force.’

Ils-voulaient à tout prix tuer Samson.

Dalila fit donc de grandes instances euprès de Samson.

Samson résiste quelque temps.

i54 3 LE PEUPLE DE DiEU

‘Dis-moi, je te prie, lui âit Dalila, où gît ta grande force, et avec quoi il faudrait te lier pour te dompter ?””

- Samson lui dit : qu’il deviendrait faible si on l'attachait avec sept cordes fraîches, ou avec sept cordes neuves ; qu'il. deviendrait faible si elle tissait les sept tresses de sa tête avec le tissu qu'elle avait sur le métier.

Dalila, traîtresse, fit tout cela. Elle avait alors tout près, des Philistirs en embuscade ; mais vainement, car, 'au cri de Dalila: ‘‘Les Philistins sont sur toi,’ Samson rompait ses cordes comme se rompt un cordon d’étoupe. Il arrachait également du métier sa chevelure ,une cheville et le tissu.

Comment peux-tu dire que tu m'aimes, Samson, voilà trois fois que tu t’es joué de moi, dit Dalila. Elle le tourmentait ainsi chaque jour et le fatignait de ses instances ; à la fin son âme s’impatienta jusqu’à en mourir ; il lui ouvrit tout son cœur et lui dit: ‘‘Le rasoir n'a jamais passé sur ma tête. Si j'étais rasé, ma force m’abandonnerait.”"

Dalila, bien renseignée cette fois, profitant du sommeil de Samson, fait venir un homme qui rase les sept tresses + de sa tête. ste

Dalila dit alors: ‘‘Les Philistins sont sur toi, Samson.” Samson pense qu'il échappera comme auparavant. Mais, non ; ses forces ont disparu avec sa chevelure. Les Philistins se saisissent de lui, lui crèvent les yeux, le mènent à Gaza chargé d’une double chaîne d’airain, et, dans sa: prison, ils le condamnent à tourner la meule à moudre le blé.

Samson était terriblement puni : il l'avait bien mérité.

Grande fut la joie des Philistins. Cette joié — ne devait pas être d’une longue durée.

Un jour, à Gaza, à l’occasion de la capture de Sinsmesi, les Philistins s’assemblent pour offrir un grand sacriffice à Dagon (de dag, poisson), et pour s8 réjouir. Il ÿ avait là 3,000 personnes et tous les princes des Philistins,:

Ils tirent donc Samson de sa prison, et le font danser devant eux. |

Samson dont les cheveux commençaient à repousser, avait été placé près de deux colonnes centrales nécessaires à la solidité de l'édifice.

‘’Laisse-moi toucher les colonnes qui soutiennent la maison,’ dit-il au jeune homme qui le tenait par la main.

C'est alors, qu'après avoir demandé de la force à J éhovah, il renversa les deux colonnes en s'écriant : ‘Que je meurs aveo les Philistins.’’

“Le maison s'écroula sur les princes et sur tout le peuple qui s’y trouvait.’’

C'est ainsi que Samson, par une juste vengeance, fit

périr, en mourant, plus de personnes qu'il n’en avait tué de son vivant.

Les parents de Samson eurent la permission d’emporter son corps : ils l'enterrèrent à Saraa.

II — Cours intermédiaire.

| Jephté (juge, sur la rive gauche du Jourdain).

Les Israélites, après Jaïir, adorent les dieux voisins : Chamo, dieu de Mosab; Moloch, dieu d’Ammon : Dagon, dieu poisson des Philistins.

Dieu irrité les livre aux mains des Ammonites pendant dix-huit ans, vers le milieu de la judicature d'Héli.

Israël crie vers le Seigneur: ‘‘Nous avons péché contre vous,” Seigneur, disaient-ils,

Invoquez les dieux que vous avez choisi, répondit le Sei. gneur.

“Et les enfants d'Israël dirent au Seigneur : ‘‘Punisseznoùs comme il vous plaira; mais délivrez-nous. =

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A l'époque de la persécution des Ammonites, vivait Jephté. Galaad, son père, avait eu plusieurs enfants, d’une femme légitime. Lorsque ces enfants furent grands, i's chassèrent Jephté parce qu'il était né d'une autre mère.

Jephté devint un chef de brigand très redoutable.

Les anciens du pays de Galaad, pressés par les Ammonites, demundèrent à Jephté de venir à leur secours.

Jephté répondit à ces chefs qui ne s'étaient pas opposés à son expulsion: ‘‘N'’est-ce pas vous qui me haïssez et m'avez chassé de la maison de mon père. Et maintenant, poussés par la nécessité, vous venez à moi.”

‘‘C'est pourquoi dirent les principaux de Galaad, nous sommes venus vers toi (comme's’ils avaient dit : nous reconnaissons notre injustice), pour que tu partes avec nous et que tu combattes contre les fils d'Ammon, et que tu sois le chef de tous ceux qui habitent en Galaad.””

‘*Si Dieu livre les Ammonites entre mes mains, s’écria Jephté, serai-je votre prince?”

Ils le jurèrent. 5

Jephté part alors avec eux. Le peuple le fait chef à Maspha en Galaad.

Les Ammonites avaient fixé leurs tentes en Galaad.

Jephté leur envoie un message qui démontrait, d’après l'histoire, qu'Ammon n'avait aueun droit sur les terres d'Israël.

Le roi d'Ammon refuse d’acquiescer au message de Jephté.

L'Esprit du Seigneur descend alors sur Jephté qui, rempli de zèle et de courage, visite plusieurs tribus et organise une armée. Il fait même un vœu au Seigneur disant: ‘‘Si vous livrez les fils d’Ammon entre mes mains, quiconque sortira lé premier des, portes de ma maison et accourra au-

devant de moi, quand je reviendrai en paix des enfants d'Ammon, je l'offrirai en holocauste au Seigneur.”

Ce vœu était aussi singulier qu’imprudent.

Vingt villes ammonites furent frappées par Jephté d'un désastre immense.

‘Lorsque Jephté revient à Maspha, dans sa naison, sa

fille unique à la tête d’un chœur de femmes, accourt au-de- ‘ vant de lui.

Jephté, en la voyant, déchire ses vêtements et s’écrie : ‘Malheur à moi, ma fille, j'ai fait un vœu à ton sujet.’ La fille de Jephté comprit qu'elle était en cause, et, de peur d'attirer quelque malédiction sur son père ou sur le peuple, elle dit, dans une parfaite et douloureuse obéissance : ‘Faites de moi, mon père, tout ce que vous avez promis. '’ Sur sa demande, Jephté lui donna deux mois pour pleurer

son malheur. Il eut le tort d'exécuter un vœu qui ne l'‘obli-

geait nullement, tout au contraire. ; Les Ephraïmites qui avaient cherché querelle à Gédéon

après sa victoire, en firent autant avec J ephté. Mais celui-ci

leur fit perdre 42,000 hommes.

Jephté juge Israël pendant six ans.

Les juges qui suivent Jephté sont (à gauche du Jourdain) : |

Abésan de Bethléem, qui a trente fils et trente filles : judicature de sept ans;

Absalon de Zabulon ; judicature de dix ans ;

Abdon, éphraïmite, qui a quarante fils et trente petits ; judicature de huit ans, vers 1110.

A la suite des victoires de Jephté, la paix régna donc sur la rive gauche du Jourdain. C’est Samuel qui, après Samson, va mettre ‘fin à la servitude des Philistins, sur la rive droite (ouest) du Jourdain : s

ae Utd ne natal the ane hu om nsaé éhetanot nr aninne deu ernenar rene Raame abs

Questions sur l'intermédiaire de la 48° leçon (Elie — rs — Samson) :

Jephté n'était-il pas un chef de brigands? (Oui). Comment devient-il chef des Hébreux ? (Sur la demande des principaux des Hébreux).

Quel vœu fit Jephté pour s'assurer la victoire sur les Madianites ?

- Quelle fut la réponse de la fille de Jephté? Quelle fut la demande de l'ange à la mère de Samson ?

44° LEÇON Samuel.

i— Cours élémentaire.

Samuel! Voilà une belle et grande figure !

Juge sur tout Israël et prophète ; agréable à Dieu et aux hommes ; doux et énergique; pieux et patriote : il fait des tribus un peuple uni, développe l’idée nationale et rend partout la justice. Il a d’intimes relations avec Saül, avec David. Il est, en tout, pour Jéhovah, l’humble et obéissant serviteur.

Il est de plus un modèle de piété pour la jeunesse comme son père et sa mère sont des modèles de religon pour Îles parents chrétiens.

T1 devait vivre quatre-vingt-dix-huit ans.

Nous avons, sur sa vie, des détails intéressants.

Les parents de Samuel.

Anne, épouse d’Elcana, ns un grand ——— de ne pas avoir d” enfants.

Elcana résidait à Ramathaïm, d’Ephraïm ; il allait, chaque année, avec Anne, adorer Jéhovah et lui offrir des sacrifices à Silo.

Une année, Anne fit un vœu disant: ‘‘Jéhovah des ar. : mées si vous vous souvenez de moi, et n'oubliez point votre servante, et si vous lui donnez un enfant, mâle, je le consacrerai à Jéhovah pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête.‘

Héli lui dit: ‘‘Va en paix, ct que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée.

Le Seigneur se souvint d’Anne : elle eut un fils qui reçut le nom de Samuel (exaucé de Dieu).

Lorsque Samuel fut sevré, vers l’âge de trois ans, ou plus,

il fut conduit à Silo — c'était vers le milieu de la judicature d'Héli (1151) — et remis aux soins du grand-prêtre et des personnes qui étaient de service au tabernacle.

Anne dit alors à Héli: ‘‘Je suis cette femme qui me tenais ici, près de toi, pour prier Jéhovah. C'est pour cet enfant que je priais, et Jéhovah m'a accordé la demande : que je lui ai adressée. Moi aussi je le donne à Jéhovah pour

tous les jours de sa vie.’’ "C'est alors que cette femme, fidèle à son vœu, manifeste su joie par un cantique qui ressemble au Magnificat. |

Samuel devait être très cher à sa mère ! le sacrifice qu’elle . en fait est un bel exemple pour les parents, qui ont à répondre à l’appel de Dieu sur leurs enfants.

Samuel, sous les yeux d'Héli, rendait dans le tabernacle, . les services de son âge. Sa mère venait chaque année, ayec . Elcana,. voir l'enfant et sacrifier au Seigneur.

Héli, touché de leur piété, dit un jour à Elcana: ‘‘Que Jéhovah te donne des enfants de cette femme pour le don qu'elle a fait à Jéhovah.”’

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160 LE PEUPLä DE DIEU

Anne eut, dans la suite, trois fils et deux filles.

Les mauvais exemples d'Ophni et de Phinées, qui scandalisaient le peuple par leur cupidité et leur mauvaise vie, n'eurent aucune. influence sur Samuel.

. Il grandissait ; et il était agréable à tous. . En ce temps-là, un prophète, le premier dont il soit: fait mention depuis Moïse, vint annoncer à Héli le malheur qui menaçait ses fils et sa famille.

Le jeune Samuel eut, une nuit, à ce sujet,

Une vision prophétique.

Jéhovah l'appela.

Samuel répondit : ‘‘Me voici,’’-et il courut à Héli, croyant que c'était lui qui l’avait appelé.

‘Héli répondit : ‘‘Je n'ai point appelé ; retourne te coucher.’ Samuel alla se coucher.

‘Jéhovah appela de nouveau Samuel.

Samuel se leva et étant allé auprès d'Héli, il dit: ‘Me voici, car tu m'as appelé.”’

Héti dit: ‘‘Je n'ai point appelé, mon fils, retourne te coucher.’

Jéhovah appela de nouveau Samuel pour la troisième fois. Tl'se leva et alla auprès d’Héli et dit: ‘‘Me voici, car tu m'as appelé.”

Héli comprit alors que c'était Jéhovah qui appelait l’enfant, et il dit à Samuel : ‘‘Va, couche-toi, et si l’on t’appelle encore, tu diras: Parlez, Jéhovah, car votre serviteur écoute.”

Samuel s’en alla et se coucha.

Jéhovah vint et se tint là, (il prend done une forme sen-, sible), et il appela comme les autres fois: ‘‘Samuel, Samuel !”’ ;

Samuel répondit: ‘‘Parlez, car votre serviteur écoute."

Jéhovah dit à Samuel: ‘‘Voici que je vais faire dans Israël une chose que personne n'entendra, sans que les oreilles lui tintent (la pris de l'arche). En ce jour-là, j'accomplirai sur Héli tout ce que j'ai prononcé, touchant sa maison... à cause du crime dont il avait connaissance ; c'est que ses fils se sont rendus indignes et qu'il ne les a pas réprimés."" (Ils éloignaient les Israélites du sacrifice par leur cupidité : ils détournaient même la part qui revenait au Seigneur).

Samuel resta couché jusqu'au matin, puis il ouvrit les portes de la maison de Jéhovah (c'était sans doute l'une de ses fonctions). Il craignait de raconter sa vision à Héli.

Mais, Héli l'appela et lui dit: ‘Qu'est-ce que Jéhovah t'a dit? Je te prie, ne me cache rien."

Samuel raconta tout.

Héli dit: ‘‘C'est Jéhovah ! ce qui lui semblera bon, qu'il le fasse." (1° Livre des Rois, III).

L'Ecriture ajoute : :

‘Samuel devint grand ; Jéhovah était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles (tout ce qu'il disait se réalisait). Tout Israël, depuis Dan jusqu'à Ber-: sabée (les deux extrémités de la Palestine) reconnut ‘que Samuel était un vrai prophète de Jéhovah. Et JT£hovah continuait d'apparaître à Silo, car il se manifestait à Samuel.””

De la vision de Samuel jusqu’à 20 ans après la mort d'Héli.

Nous avons vu la suite des événements de la judicature d'Héli, dans la leçon précédente. |

Résumons :

Les Israélites perdent 4,000 hommes à Aphec.

Ils subissent une seconde défaite, L'arche d'alliance tombe entre les mains des Philistins ; les fils d'Héli (Ophn' et Phinées) sont au nombre des morts ; le gra prêtre luimême se tue, en tombant le son siège, à la nouvelle que l'arche était prise. Les paroles du prophète et celles de Samuel étaient réalisées. |

Nous voilà donc à l'an 1131, date approximative de la mort d'Héli.

Les tribus de l’est jouissent de la paix conquise par Jephté.

Samson guerroie contre les Philistins.

L'arche, dans 7 mois, reviendra en Israël.

Les Philistins vont tenir Israël (tribus de l'ouest) sous le joug, vingt années encore.

: Le grand libérateur sera Samuel.

II — Cours intermédiaire.

. Samuel, juge et vainqueur des Philistins.

L'Ecriture donne peu de renseignements sur Samuel, au cours des vingt ans qui suivent la mort d’'Héli. . “Depuis le jour où l'arche fut déposée à Cariathiarim, dit-elle, il se passa un long temps, vingt années, et toute la maison d'Israël poussa des gémissements vers Jého :

‘Samuel paraît alors, soudain, somme juge, prophète et - Et Samuel dit à toute la maison d'Israël: ‘‘Si c'est de tout votre cœur que vous revenez à Jéhovah, ôtez de vous les dieux étrangers et les Astartés (idoles sidoniènes et charanéennes). Attachez fermement votre cœur à Jéhovah et servez-le lui seul, et il vous délivrera de la main des es listins.””

‘*Alors les enfants d'Israël ‘étèrent du milieu Fe les Baails et les Astartés, .et ils servirent Jéhovah seul." .

‘Samuel dit: ‘‘Assemblez tout Isrs! \ Maspha, ct je prierai Jéhovah pour vous. Et ils s'assemi ièrent : Masvha (de Benjamin). Ils puisèrent de l'eau * la répardi:-nt devant Jéhovah, et ils jeûnèrent «: icur-lu, en disan: : ‘Nous avons péché contre Jéhoyu)

‘Et Samuel jugea les enfants d'isruë! à Vo4pln

‘Les Philistins, ayant appri: que ::s «:funts d'Isrnël s'étaient assemblés à Maspha, leurs prince- :.ontérent ontre Israël.”’

‘‘A cette nouvelle, les enfants d'Israël :1ient peur des Philistins, et ils dirent à Samuel: ‘‘Ne cesse point de crier pour nous vers Jéhovah, notre Dieu, afin qu'il nous sauve de la main des Philistins.”’

‘Samuel prit un agneau encore allaité (symbole de la vie nouvelle d'Israël), et l'offrit, entier, en holocouste à Jéhovah ; et Samuel cria vers Jéhovah pour Israël, et Jéhovah l’exauça.”’

‘Pendant que Samuel offrait l’holocauste, les Philistins

s'approchèrent pour attaquer Israël. Mais Jéhovah fit retentir en ce jour le tonnerre sur les Philistins, et lés mit en déroute, et ils furent battus devant Israël” (1111). Ils furent battus, ce jour-là, et autant de fois qu'ils revinrent à la charge du temps de Samuel. ‘‘Et il y eut paix entre Israël et les Amorrhéens (les plus puissants des Chananéens).

‘‘Chaque année, il faisait le tour par Béthel, Galgala (il y avait une Galgala près de Silo, et une autre près de Jéricho) et Maspha, et il jugeait Israël en tous ces lieux.” . ‘Il revenait ensuite à Rama, où était sa maison, et là, il jugeait, Israël ; il y bâtit un autel à Jéhovah.”

C'est-à-dire que Samuel resta juge, même sous le règne de Saül. Il mourut deux ans seulement avant Ssül.

Les Hébreux demandent un roi.

Lorsque Samuel eut vieilli, ses deux fils, Joël et Abia, furent juges à Bersabée ; mais ils ne marchèrene pas dans les voies de leur père : ‘‘ils s'en détournaient pour le gain, recevaient des présents et violaient la justice.’

Fatigués des exactions des fils de Samuel, ‘‘Tous !es anciens d'Israël s’assemblèrent et vinrent vers Samuel, à Ramatha. Ils lui dirent: ‘Voilà que tu es vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces: établis donc sur nous un roi pour nous juger comme en ont toutes les nations'’ (ch. VIII du 1° Livre des R.).

Le Seigneur offensé.

Il y avait dans cette demande un manque de confiance en Samuel, et un manque de confiance en Dieu, qui était le chef du peuple. Cette demande déplut donc à Samuel.

Cependant, ne voulant prendre aucune responsabilité, Samuel consulta le Seigneur, qui lui répondit: ‘‘Ecoute la voix du peuple ; car ce n’est pas toi qu’il rejette, c’est moi, pour que je ne règne plus sur eux. Comme ils ont toujours agi (à mon égard) depuis le jour où je les ai fait monter d'Egypte jusqu'à présent, me délaissant pour servir d'autres dieux, ainsi ils agissent envers toi.”'

Samuel, sur l'ordre de Dieu, et pour faire voir aux Hébreux leur faute, leur fait connaître cemment ils seront traités par celui qui régnera sur eux: ‘‘Il prendra vos fils et il les mettra sur son char et parmi ses cavaliers. Il s'en fera des chefs de mille et des chefs de cinquants: ; il leur” fera labourer ses champs, récolter ses moissons, fabriquer des armes de guerre et l’attirail de ses chars... Il prendra la dîme de vos moissons, de vos troupeaux,’ etc.

Le peuple, cependant, persists dans sa demande, d'avoir un roi.

Samuel dit donc : ‘‘Que chacun s’en aille dans sa ville.’’ Il attendait, pour les convoquer, que le Seigneur fit connaître le nouveau roi.

Questions sur l'intermédiaire de la leçon 44° (Samuel) :

Comment Samuel réussit-il à délivrer les Hébreux de la tyrannie des Philistins ?

Que fait Samuel pendant les années de sa judicature de 1111 à la fin (2 ans avant la mort de Saül) ?

- À quelle occasion les Hébreux demandent-ils un roi à Saer et quelle est la réponse du Seigneur à Samuel qui le consulte ?

Pourquoi les Hébreux offensaient-ils Dieu en demandant un roi ?

45° LEÇON Ruth.

I— Cours élémentaire.

Cette époque, la 4%, se termine par l’histoire de Ruth. .

Nous avons terminé la 2° époque par l’histoire de Job.

La 6° époque renfermera celle des deux Tobie.

Nous ferons connaissance avec Esther et Mardochée, dans la 8° époque.

Nous avons vu (leçon 41°), que Rahab, hôtelière de Jéricho, épouse Salmon.

Booz issu de Salmon et de Rahab, devient l'époux de Ruth.

Obed, enfant de Booz et de Ruth, sera le père de Jessé, qui lui, sera le père de David, ancêtre du Messie.

AU MAITRE ET A LA MAITRES$SE

Au lieu d'une leçon, donnez un ‘‘devoir"” sur la partie élémentaire de Ruth. Les questions et les réponses fournissent assez de détails pour un récit. °

Ce devoir fait, la partie intermédiaire servira d'explication aux élèves du cours élémentaire.

LL — Cours intermédiaire et supérieur.

Au temps des Juges, il y eut, dans le pays, une famine.

Elimélech de Bethléem de Juda, Noémi son épouse et leurs fils Mahalon et Chélion, pressés par cette famine, se retirèrent au pays de Moab.

Chélion épousa Orpha, et Mahalon épousa Ruth, toutes deux Moabites.

Après plusieurs années, Elimélech, Chélion et Mahalon étant morts, et la famine ayant cessé, Noémi résolnt de sortir ‘‘du lieu de sa pérégrination."’

Ruth et Orpha voulurent à tout prix la suivre : Noémi s'y opposant de toutes ses forces, Orpha l’embrassa et s'en retourna ; Ruth n'en voulut rien faire. ‘Ne me presse pas de te laisser, dit-elle à Noémi: partout où tu iras, j'irai ; où tu demeureras, je demeurerai, ton peuple sera mon peuple et ton Dien sera mon Dieu: ‘‘où tu mourras, je mourrai et j'y serai ensevelie."’

Ruth était done une convertie! [L;'innoccnce de sa vie, sans doute, lui avait obtenu de voir la vérité!

Noémi céda devant le désir violent de sa bru.

Lorsqu'elles arrivèrent à Bethléem, les femmes du lieu, instruites du malheur de Noémi, disaient : ‘‘C'’est elle ; c'est Noémi.'’ Celle-ci leur disait : ‘‘appelez-moi Mara (amère) car le Tout-Puissant m'a remplie de beaucoup d'amertume.

Ruth, qui était travaillante autant qu'obéissante, se mit

à ramasser, détis un champ, les épis abandonnées par les moissonneurs.

Or, il arriva que le champ, dans lequel elle travaillait, appartenait à Booz, parent d'Elimélech.

© Booz était un homme de Dieu, bon, pieux et charitable. Des jeunes filles travaillaient dans son champ.

Ruth travaillait depuis plusieurs heures, lorsque Booz survint. Son premier bonjour aux moissonneurs fut : Dominus vobiscum : Que le Seigneur soit avec vous. Les moissonneurs répondirent : ‘‘Dominus tecum, Que le Seigneur soit avec toi."

Booz, qui savait ce que Ruth avait fait pour sa belle-mère et qui en avait été touché, lui dit en la voyant : ‘‘Ne va pas dans un autre champ pour glaner, joins-toi à mes servantes, bois de l’eau dont boivent mes serviteurs. Que le Seigneur te rende ce que tu as fait (à ta belle-mère) .’’

Ruth, confuse, dit: ‘J'ai trouvé grâce devain vos yeux, ê mon maître, qui m'avez consolée, et avez parlé au cœur de votre servante, moi, qui ne suis pas semblable à une de vos servantes.”” Et, elle mangea à côté des moissonneurs. Booz la servit copieusement et dit aux moissonneurs : ‘‘rejetez habilement des épis de vos gerbes, et faites qu'il en reste, afin que Ruth les cueille sans rougeur.’’

Le soir étant venu, Ruth, battant avec une verge les épis recueillis, y trouva près de trois boisseaux d'orge.

Noémi, à la vue de ce riche butin, apprenant que c'était dans le champ de Booz que Ruth avait glané, s'écria : ‘Qu'il soit béni par le Seigneur ;'’ elle ajouta : ‘‘Cet homme est notre proche parents." T1 y en avait cependant un autre dont la parenté était encore plus rapprochée de Noémi.

Ruth glans ainsi jusqu'à ce que l'orge et le blé fussent enfermés dans les greniers.

Au temps du vanage de l'orge, Booz dormait sur l'aire, selon l'habitude (pour la garde du grain).

Noémi, qui avait une grande confiance dans Booz, son parent, désirait en faire l'époux de Ruth. Ruth, inspirée par Noémi, dit donc à Booz : ‘‘étendez votre manteau sur : votre servante, car vous êtes mon proche parent.”’” C'était dire en d'autres termes: ‘‘Recevez-moi pour. épouse.”

Booz, respectueux observateur de la loi, dit à Ruth, qu'il l’épouserait, si tel autre de ses parents (à elle), qui lui était plus proche, renonçait à son droit.

Noémi, heureuse de la bonne nouvelle, eut confiance que tout irait bien pour Ruth.

De fait, le plus proche parent de Ruth, renonçant à son droit, Booz épousa la Moabite.

De Booz et de Ruth naquit Obed.

Obed engendra Jessé.

Jessé engendra David:

C'est ainsi que Ruth, par ses éminentes vertus, par sa conversion, sa piété filiale, son travail et son obéissance prit place parmi les ancêtres de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sils de David!

Quant à Booz, il ne faisait que se rendre à la loi du lévirat. C'est pourquoi il dit aux anciens: ‘‘Je prends en mariage Ruth, la moabite, femme de Mahalon, pour faire revivre le nom du défunt dans son héritage, et pour que son nom ne soit pas-effacé dans sa famille.’ (Ruth, IV, 10).

AU MAITRE ET A LA MAITRESSE

Chez les Hébreux, la femme qui perdait son époux et qui n'avait pas d'enfant, épousait le frère de son époux. On voit par l'histoire de Ruth, que sous les Juges, la veuve, à défaut de beau-frère, pouvait épouser son plus proche parent.

Cette exception s'appelait le lévirat, du mot lévir qui veut dire beau-frère, frère du mari. (Deutéronome, XXV, 5).

Le but du lévirat était de conserver les biens dans ‘a même famille et de conserver la lignée du défunt,

Le livre de Ruth, riche en beautés littéraires, nous montre dans toute leur suavité les charmes de la vie champêtre antique.

Expliquez à vos élèves les mots van, aire.

Le van est un instrument qui sert à nettoyer le grain, à le séparer de la paille.

L'aire était une étendue de terre, mêlée d'huile, et durcie, sur laquelle on battait le grain.

Exhortez les jeunes filles à la piété filiale, à l'obéissance et à l'amour du travail, afin que leur récompense soit, comme pour Ruth, la bénédiction de Dieu.

Questions sur l'intermédiaire de la leçon 45° (Ruth) : Que dit-on du livre de Rush ?

Qu'est-ce qu’une pastorale ?

Rscontez l'histoire de Ruth, la moabite.

ee — ee —

46° ÿ,EÇON Contemporains des Hébreux sous les Juges.

(de 1451 à 1094 avant Jésus-Christ).

I — Cours élémentaire et intermédiaire.

AU MAËÏTRE ET A LA MAITRESSE

Il est à propos que les élèves retiennent bien les dates de chaque époque ; c'est par cela que l'étude des Contemporains de chaque époque devient intéressante. C'est un fhoyen, du reste, de soulager la mémoire.

Les Hébreux vivent sous les Juges de 1450 à 1094, plus ou

i70 LE PEUPLE DE DIEU

moins, ce qui donne à cette, (4°) époque une durée de, plus de 400 ans. : à RAT Indiquez bien aux élèves le site de Babylone (sur les deux rives de l'Euphrat:), 1* noyau du 1* empire de Babylone. Puis, passant (sur la carte) de l'Asie dans l'Afrique, par l'isthme de Suez (aujourd’hui coupé par le eanal de Suez, qui met en communication la mer Méditerranée et la mer Rouge, ce qui met l’Europe en communication directe avec l'Inde, la Chine, le Japon), indiquez l'Egypte, le. Nil, ete. Dans le cours intermédiaire et dans le cours supérieur, faites observer à ws élèves que le 1* empire de Babylone ne mérite ce nom que l’une façon un peu confuse gt pour faciliter l'histoire. é - À un me ent donné, la Chaldée est divisée en plusieurs petits ro aun.es indépendants. 3: : Babylone devient tributaire, pour se relever ensuite. Revenez ce que vous avez dit, leçon 26° (p. 172 des Temps Primi -) de Nemrod, de Sagaraktias, d'Hammurabi). Le 1° empire de Babylone succombe vers le milieu du 18° siècle, sous les coups du 1° empire d'Assyrie.

III — Cours supérieur ou académique.

Le 1* empire d’Assyrie.

Le 1” empire d'Assyrie, simple. colonie chaldéenne, est, dans le principe, tributaire du 1° empire de Babylone. Cette colonie eut à payer tribut à la XVIII dynastie égyptienne. Elle conquit plus tard son indépendance.

Le 1° empire d’Assyrie eut pour 1“ roi conquérant Touglat-Adar I.

Ninive et Babylone luttent duränt une grande partie du 13° siècle. Babylone succombe vers 1270, et l’Assyrie, sous Téglath-Phalasar, s'étend de la mer Noire au golfe Persique. : RE ee

Dans la suite, et toujours du temps des Juges, le 1“ empire d’Assyrie perd ses conquêtes et tombe dans l'oubli.

Cet: empire renaîtra 100 ans après l'établissement des royaumes de Juda et d'Israël, sous le nom de 2° empire d’Assyrie. Il renaîtra pour châtier le royaume d'Israël. Il formera définitivement l'empire des Mèdes et des Perses et le 2° empire de Babylone. (voir leçon 59°).

Les Pélages et les Grecs.

AU MAITRE ET A LA MAITRESSE

J'ajoute ici neuf lignes pour le livre de l'élève. Veuillez donc les leur faire copier en marge, à la page 139°.

L'histoire de la Grèce n’est que fable jusqu'à la 1° se piade, 776 ans avant Notre-Seigneur.

2000 avant Notre-Seigneur, les Pélages, venus d’Asie, habitent le pays, qui, plus tard, devait s'appeler la Grèce.

Vers l’an 1%00, peu avant la sortie des Hébreux de l’Egypte, les Hellènes luttent contre les Pélages, les dominent, se fondent avec eux et se partagent en 4 branches : Eoliens, Doriens, Ioniens et Achéens.

Une des tribus Hellènes s'appelait les Grecs!

La prise de Troie.

Les Pélages avaient encore en Asie Mineure un royaume dont la capitale était la ville de Troie.

C'est au 13° siècle que les Grecs, après un siège de dix ans, s'emparent de Troie. Priam était roi de Troie, son fils Pâris enleva Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte, ce qui aurait soulevé la Grèce contre Troie.

Cette guerre est restée célèbre, parce qu'elle a été admirablement chantée par Homère, dans l’Iliade.

Questions sur la 46° leçon (contemporains des Hébreux au temps des Juges, de 1451 à 1095 avant Jésus-Christ) :

Combien y eut-il d'empires de Babylone ?

Combien eut-il d'empires d'Assyrie ? :

COURS SUPERIEUR

Que savez-vous du 1® empire d'Assyrie ?

Dites un mot des origines de la Grèce ?

Que savez-vous de l'Egypte.et de la Phénicie au temps des

Juges ?

Quand suceombe le 19 empire de Babylone, fondé par Nem-

rod et développé par Hammutabbi ?

= Quand et par qui la prise de Troie en Asie Mineure ? et à

r quelle occasion ?

üme EPOQUE

LES MEBREUX UNIS SOUS SAUL, DAVID et SALOMON

De 1094 à 975 avant Jésus-Christ. — Durée : 120 ans.

AU MAITRE ET A LA MAITRESSE L'histoire de Saül est instructive, mais désolante. Com-

mencer si bien et finir si mal!

La grande figure de Jonathas, la physionomie gracieuse du jeune David, l'amitié de ces deux grands cœurs égaient un peu le tableau, nous distraient des malheurs de Saül, et enlèvent un peu de leur amertume, aux larmes de Samuel.

Dans cette leçon, il n’y a pas de distinction faite entre l'élémentaire et l'intermédiaire.

L'intermédiaire se détache tout naturellement, par des renvois, dans la suite du récit. L'intermédiaire, du reste, ne renferme que les reproches de Samuel aux Hébreux, et les faits relatifs à Jonathas.

Saül est élu, oint (sacré) et proclamé roi.

Saül, fils de Cis, vaiilant homme de la tribu de Benjamin (retenons-le pour plus tard) ‘‘était jeune et beau; aucun des enfants d'Israël n’était plus beau que lui, et il dépassait de la tête tout le peuple.”’

Cis, ayant un jour perdu ses ânesses, Saül et un serviteur . se mirent à leur recherche, mais vainement ; se trouvant,

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