‹ L'histoire sainte enseignée [microforme]Chapitre 20 sur 43 · NE | VU · texte numérisé non relu

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Grands-prêtres, Sadoc et Achimélech.

Chef du corps de garde, Bansias.

David s'occupait de faire régner ln justice dans tout le royaume,

Dacid et le file de son ami Jonathas.

David, au souvenir de Jonathas, dit un jour: ‘‘Reste-t-il encore quelqu'un de la maison de Saül, et je lui ferai du bien à cause de Jonathas.""

Miphiboseth, fils de Jonathas, fut donc appelé auprès de David, qui lui dit : ‘‘Ne crains point, car je veux te faire du bien pour l'amour de Jonathas ton père. Je te rendrai toutes les terres de Saül, ton père, et toi, tu mangeras toujours à ma table.”

Siba fut chargé de cultiver les terres de Miphiboseth et de lui en apporter le revenu.

Après la mort de Saül, le jeune Miphiboseth, avait été recueilli par Machir.

C'est ce Machir, qui au temps de la fuite de David (devant Absalon), lui fournit des armes et des provisions.

Guerre de David contre les Ammonites et les Syriens. — (La plus difficile et la dernière) — une faute de David.

Naas, roi des Ammonites, avait rendu service à David. A ss mort, Daviä envoie des messagers présenter des condoléances à Hanon, son fils. Celui-ci, sur le conseil des princes d'Ammon, qui voyaient des espions dans les messagers de David, les renvoie à demi nus et la moitié de la barbe rasée.

David insulté lance Joab et l'armée contre Ammon. Les Ammonites appellent les Syriens à leur secours.

Joab, ayant à faire face d'un côté aux Ammonites devant Rabba, leur capitale, et nux fyriens, divise son armée. T1 attaque lui-même les Svriens, Abiraï ent chorgé des Ammonites.

Les Syriens sont vaineus: à cette vue, les Ammonités rentrent dans Rabbu.

Quelque temps après, les Syriens reviennent à ln charge. David, à lu tête de l'armée, cette fois, défuit les Syriens, leur tue les cheve : ‘2 700 chars et 40,000 cavaliers.

Le printemps su ant, Joab reprend la campagne contre Ammon et l'assiège dans Rabba.

David était resté à Jérusalem.

Ce séjour lui fut fatal.

David, un jour, après-midi, vit de son palais, plus bus. Betsabée, femme d'Urie, le Héthéen, qui se lavait; elle était très belle; David la fit venir, puis la renvoya. Cette

s#ction devait porter son fruit.

L'adultère était puni de mort.

David, pour cacher sa faute à Urie, qui était à lu uerte, le fait venir, sans cependant réussir à le faire dormir en sa maison.

Urie lui dit en effet: ‘‘L'arche, et Israël, et Juda habitent sous des tentes, mon seigneur Joab et les serviteurs de mon seigneur campent en rase campagne, et moi, j'entrerais dans ma maison pour manger et boire et dormir avec mon épouse! Par ta vie, et par la vie de ton âme, je n'en ferai rien.”

Sur l’ordre de David, Jonb exposa tellement Urie, qu'il le fit tuer par l'ennemi.

David ajouta donc l'homicide à son preunier péché.

. Joab, ayant pris la partie basse de Rabba, voulnt laisser à David in gloire de prendre ia hante-ville.

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David l'attaqua donc et s'en empars et en emporta un très grand butin,

Quant aux habitants de Rabba et des autres villes d'Ammon, on les fit sortir de la ville, ‘‘Tls furent mis aux scies, aux pics de fer et aux haches de fer. David les fit travailler au moule à briques."

Reproche de Nathan à David. Pénitence du roi.

David, après la mort d'Urie, avait épousé Bethsabée : elle venait de lui donner un fils, lorsqu'il reçut la visite du prophète Nathan.

Jéhovah envoya Nathan vers David: ct Nathan vint à lui, et lui dit: ‘Il y avait dans une ville deux hommes, l'un riche et l'autre pauvre. Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre, et le pauvre n'avait rien si ce n'est une petite brebis qu'il avait achetée et qu'il élevait ; elle grandissait chez lui avec ses enfants, mangeant de son pain, buvant de sa coupe, et dormant sur son sein, et elle était pour lui comme une fille. Un voyageur arriva chez l’homume riche ; et le riche ne voulut pas toucher à ses brebis ou à ses bœufs, pour préparer un repas au voyageur qui était venu chez lui: il prit la brebis du pauvre et l'apprêta pour l'homme qui était venu chez lui.’

“Ta colère de David s'enflamma violemment contre cet homme, et il dit à Nathan: Aussi vrai que ‘‘Jéhovah est vi. vant ! l’homme qui a fait cela mérite la mort ; et il rendra quatre fois la brebis pour avoir fait une pareille chose, et pour avoir été sans pitié."

“Et Nathan dit à David : ‘‘Tu es cet homme-là !’’ Ainsi parle Jéhovah, le Dieu d'Israël : Je t'ai oint pour roi sur Israël, et je t'ai délivré de la main de Saül ; je t'ai donné la maison d'Israël et de Juda. Pourquoi as-tu méprisé la

parole de Jéhovah, en faisant ce qui est mail à ses yeux?

Tu as frappé par l'épée Urie le Héthéen ; tu as pris su femme pour en faire ta femme, et tu l'as tué par l'épée des fils d'Ammon.

“Et maintenant l'épée ne s'éloignera jamais de tu muison, parce que tu m'as méprisé et que tu as pris la femme d'Urie le Héthéen pour en faire ta femme. Ainsi parle Jéhovah : Voici que je vais faire lever, de tu maison même, le imalheur sur toi."

David dit à Nathun: ‘‘J'ui péché contre Jéhovah." Et Nathan dit à Dnvid: ‘Jéhovah a pardonné ton péché, tu ne mourras point, Mais, parce que tu as fait, par cette action, mépriser Jéhovah par ses ennemis, le fils qui t'est né mourra."" Et Nathan s'en alla Gans sa maison.

[1 — Cours intermédiaire.

Malheurs de famille.

(punition de David).

Duvid, qui avait fait tuer Urie, fut frappé dans ses enfants.

Thamar.

1° Ammon, fils aîné de David, pris d'une passion criminelle pour Thamar, sa sœur, lui fait violence, puis, soudain, la déteste, autant qu'il l'avait désirée.

Thamar, désolée, est consolée par Absalon.

Deux années s’écoulent.

Un jour, de la tonte des brebis, Absalon donne un festin royal, y invite les fils du roi, et, résolu de venger sa sœur, il dit à ses serviteurs: ‘‘Faites attention! Quand le cœur d'Ammon sera égaré par le vin et que je vous dirai: Frappez Ammon! Vous le tuerez.”

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Et, ils le tuèrent.

Les fils du. roi, se levant alors, montèrent, chacun sur sa mule, et s’enfuient.

Absalon, lui, s’enfuit chez Ammiud, roi de Gessur. Les fils du roi arrivant auprès de David pleurèrent à haute

voix ; le roi aussi et tous ses serviteurs versèrent des larmes abondantes.

Cette tristesse se poursuivit longtemps dans le cœur de David ; il ne voulait Pas voir la face d’Absalon.

Trois années s’écoulent.

Joab intercède pour Absalon.

David consent à ce qu'il revienne, mais il demeure deux ans à Jérusalem, en sa maison, sans voir la face du roi.

Absalon veut à tout prix voir le roi; Joab n'ose demander. Absalon fait mettre le feu dans un champ d'orge, propriété de Joab, pour se venger de Joab.

Joab raconte tout à David qui appelle Absalon.

Absalon se prosterne devant son père.

David l’embrasse : la réconciliation était faite.

A bsalon.

La reconnaissance devait faire un devoir à Absalon de ne plus contrister son père. Mais, l'ambition dessèche le cœur. Absalon voulait régner.

Les circonstances le favorissaient.

“Dans tout Israël, il n'y avait pas un homme aussi renommé qu’Absalon pour sa beauté ; de la plante du pied au sommet .de la tête, il n’y avait en lai aucun défaut.” Sa chevelure aussi était superbe.

Fier de la sympathie naturelle qu'il excitait, il s’appli-

quait à gagner le cœur de tous par ses manières affables et ses bons offices.

Il cherchait à frapper l’imagination du peuple par l'éclat de sa tenue extérieure : il avait en effet un char, des chevaux ct cinquante hommes de garde.

Quatre années s'étaient écoulées depuis le pardon de David au fratricide.

Absalon avait gagné à sa cause Achitophel, conseilier du roi; se croyant maître de la situation, il se rend à Hébron et lève l’étendard de la révolte.

‘‘Absalon a gagné tous les cœurs; Israël le suit tout entier,’’ vint-on dire à Davu.

David, résolu d’épargner à Jérusalem l'horreur d’un siège, en sort aussitôt, suivi de ceux de sa maison et accompagné de plusieurs centaines de guerriers, de ceux qui l’avaient suivi dans sa fuite au temps de Saül, et qui lui restaient fidèles.

Sur le passage de David et des siens, ‘‘toute la contrée pleurait et poussait des cris.” | Les fugitifs traversent le torrent de Cédron.

David sachant qu'il subissait le châtiment de Dieu, s’abandonna à sa Providence en toute résignation.

11 dit aux grands-prêtres Sadoc et Abiathar et aux lévites

de retourner à Jérusalem avec l’arche d'alliance, ajoutant : ‘‘Si je trouve grâce aux yeux de Jéhovah, il me ramènera, et me fera voir l’arche et sa demeure. Mais s’il dit : Je n’ai pas de plaisir en toi, — me voici! qu'il me traite comme il lui semblera bon.’”

David gravissant la montagne des oliviers, montait en pleurant, la tête voilée, et il marchait nu-pieds ; et toute la troupe qui était avec lui, avait aussi la tête couverte, et ils montaient en pleurant.’°

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