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David rencontrant alors Chusaï, fidèle conseiller, l'envoie comme espion à Jérusalem pour combattre l'influence d'Achitophel et pour le renseigner.
Siba, serviteur de Miphiboseth, se présente alors à David, lui faisant croire que Miphiboseth était conte :: de la révolte.
À Bahurim, Sémei, parent de Saül, jette des pierres à David en le maudissant. Abisaï veut le tuer; David s'y oppose : ‘Voici que mon fils en veut à ma vie ; à plus forte raison ce fils de Benjamin (Saül était de Benjamin). Laissez-le maudire.
Absalon dès son entrée à Jérusalem tient conseil. ‘Va publiquement vers les concubines de ton père (sanglante injure à David), dit Achitophel, puis, laisse-moi choisir 12,000 hommes Pour que cette nuit même, je tombe sur David à l'improviste.”” Chusaï, saisissant tout ce qu'il y avait de dangereux pour David dans cette attaque à l’improviste, s'élève contre Achitophel. Il intimide Absalon en lui parlant de la bravoure de David et de ses gens, du danger qu'il y a pour Absalon, s’il allait subir tout de suite une déroute, qu'il valait mieux prendre le temps de réunir une armée nombreuse, Ce conseil prévalut. Achitophel blessé de ce que l’on n'avait Pas suivi son avis, et prévoyant que David aurait le dessus, retourne à Gilo, sa ville, et s'étrangle.
David, sur un message de Chusaï (dans la crainte qu’Absalon ne suivit le conseil d'Achitophel), passa le Jourdain et: arriva à Mahanaïm, où il reçut des provisions de plusieurs riches Personnages, entre autres de Machir, l’ancien protecteur de Miphiboseth.
Absalon mit Amasa à la tête de son armée,
David mit un tiers de ses fortes: sous les ordres de Joab,
un tiers sous le commandement d'Abisaï et un tiers sous celui d’Ethaï le Géthéen.
David lui-même, cédant aux instances des siens, attendit à Mahanaïm l'issue du combat. 11 recommanda seulement aux chefs de lui conserver son fils Absalon. Le pauvre enfant ne le mérns.. guère.
‘‘Le peuple d'Israël vaincu par les gens de David,’” perdit 22,000 hommes.
Absalon mon. sur un mulet se trouva en présence de ceux de David; entraîné par sa bête sous un grand térébinthe, il resta soudain suspendu, la tête prise entre les branches, son mulet s'étant dérobé sous lui. Un homme de Joab qui, le voyant, n'osa le frapper, vu la prière du roi, avertit Joab qui, brutalement enfonça trois javelots dans le cœur d’Absalon : ses écuyers l’achevèrent.
David, apprenant en même temps et la victoire et la mort d’Absalon, pleura, et s’écria: ‘‘Mon fils Absalon! mon fils Absalon !' |
Joab se rendant auprès du roi lui dit: ‘‘Tu couvres aujourd’hui de confusion tes serviteurs qui ont en ce jour sauvé ta vie et celle de ta famiile ; si tu ne parais pas devant le peuple, il ne restera pas un homme avec toi cette nuit.” David sortit donc et le peuple eut le plaisir de le voir applaudir à sa victoire.
Dès lors, il y eut en Israël, un retour en faveur de David.
David, l’apprenant, fit dire à ceux de Juda: ‘‘Pourquoi seriez-vous les derniers à ramener le roi dans sa demeure ?”* T1 promit en même temps, qu’Amasa succéderait à Joab, à la tête de ses armées.
Juda, tout entier, alla donc au-devant du roi jusqu’à Galgala.
Séméï, le Benjamite, qui avait maudit David, au jour de sa fuite, fut l’un des premiers à lui demander pardon. Il
était accompagné de Siba, le calomniateur de Miphiboseth, et de 1,000 Benjamites. Abisaï voulait tuer Séméi, mais David dit à Séméï: ‘‘Tu ne mourras pas."
Miphiboseth parut à son tour, David lui dit : ‘Pourquoi n'es-tu pas venu avec moi, Miphit -eth?"’ Celui-ci répondit: ‘‘Mon serviteur (Siba) m'a trompé, qui plus est, il m'a calomnié,"’ car ton serviteur s'était dit : Je ferai seller mon âne, je le monterai et j'irai avec le roi car ton serviteur est boiteux.”’ Siba n’avait pas obéi. David rendit donc ses bonnes grâces à Miphiboseth.
Le retour du roi à Jérusalem se fit avec tout le peuple de Juda et la moitié du peuple d'Israël.
Ceux d'Israël (c'est-à-dire ceüx des tribus autres que celles de Juda et de Benjamin) furent très mécontents de voir que ceux de Juda avaient ramené le roi, sans les avoir
invités. . |
Après le rétablissement de David au pouvoir, Séba, de Benjamin, se mit à la tête des mécontents d'Israël. David donaa trois jours à Amasa Pour convoquer ceux de Juda. Après trois jours, comme Amasa, retardé, D'apparaissait pas, Abisaï fut chargé de poursuivre Séba. Les hommes de Joab étaient avec lui. Aux environs de Gabaon, ils rencontrèrent Amasa et les Buerriers qu'il avait enrôlés. C'était un rival: Joab le tua traîtreusement au moment où il feignait de lui donner un signe d’amitié,
Séba s'était réfugié dans la ville d’Abéla, réputée pour
la sagesse de ses habitants : pour éviter un siège sans doute, . ils tranchèrent la tête de Séba et l'envoyèrent aux assié.
geants, qui se retirèrent.
Réparation accordée aux Gabaonites.
Les peuples sont parfois châtiés pour les fantes de ceux qui les ont gouvernés. | |
Saül, à la suite d'un faux zèle, avait voulu exterminer les Gabaonites. Or les enfants d'Israël s'étaient liés envers eux par serment (leçon ??).
Une famine désolait le pays depuis trois ans. Jéhovah consulté répondit : ‘C'est à cause de Saül et du sang qui est sur sa maison, parce qu'il a fait périr les Gabaonites. Les Gabaonites dirent à David que le péché de Saül sera expié lorsqu'ils auront pendu à (Gabaa de Saül, sept de ses enfants. David épargna Miphiboseth, mais il- leur livra deux enfants de Respha, concubine de Saül, et cinq enfants de Mérob, fille aînée de Saül. Et la famine cessa.
On rapporte que Respha resta des jours et des jours, au lieu où avaient été pendus ses enfants pour défendre leurs corps contre les oiseaux du ciel et les bêtes des champs. David, touché, fit donner à ces corps une sépulture honorable, dans le sépulcre de Sis. 11 profita de l’occasion pour déposer dans le même sépulcre, les os de Saül et de Jonathas.
Cantique de David.
David, jouissant d'une paix universelle, glorifia le Seigneur en un superbe cantique.
Ce cantique parle successivement de Saül, des ennemis du royaume, et se termine par la glorification des œuvres de Dieu.
Ce cantique date probablement du temps qui vit les victoires de David sur les Syriens et sur les Iduméens.
IL est reproduit par le psaume XVITI* dans l'hébrenx, XVII dans la Vulgate.
‘‘“Jéhovah est mon rocher, ma forteresse, mon libérateur, Dieu est mon roc où je trouve un asile,
Mon bouclier, la corne de mon salut,
Ma haute retraite et mon refuge.
Mon Sauveur, tu mé sauveras de la violence.
J'invoquais celui qui est digne ‘e louange, Jéhovah, Et je fus délivré de mes ennemis.
Car les vagues de la mort m'environnaient.
Les torrents de Bélial (de l’impie) m'épouvantaient.
Dénombrement du peuple. — Peste.
Une seconle faute de David excita la colère de Dieu contre Israël, et 70,000 personnes moururent au cours d’une peste de trois jours.
Dieu punissait,. cette fois, un mouvement d'orgueil de David et lui apprenait une fois de plus, que la puissance d'un roi n'est pas tant dans lé nombre de ses guerriers que dans sa confiance en Dieu, surtout chez les Hébreux.
David fit donc injure à Dieu lorsqu'il fit faire le dénombrement du peuple.
Les tribus de Tévi et de Benjamin ne furent pas dénombrées.
Le travail du dénombrement dura au-delà de neuf mois, et il fut trouvé qu'‘‘il y avait en Israël 800,000 hommes de guerre, tirant l'épée, et 500,000 en Juda.’
‘ La conscience de David se réveille un jour et il dit au Seigneur : ‘J'ai commis un grand péché! Otez, je vous : prie, l’iniquité de votre serviteur.”
Le lendemain, Gad, envoyé de Dieu, lui donnait, de sa part, à choisir entre trois fléaux : sept années de famine, trois mois de guerre civile ou trois jours de peste.
David répondit à Gad: ‘‘Tombons dans les mains de Jéhovah, car ses miséricordes sont grandes: mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes !"’
Et Jéhovah envoya la peste qui, de Dan à Bersabée, fit périr 70,000 hommes. |
‘L'ange qui faisait périr le peuple, étendit la main sur Jérüsalem, mais Jéhovah lui dit: Assez, retire maintenant ta main. L'ange était près de l'aire d’Areuna, sur le mont Moria. A la vue de l'ange qui frappait le peuple, David dit à Jéhovah : ‘C'est moi qui ai péché. Que ta main soit donc sur noi.”
Gad vint dire à David: ‘‘Elève un autel dans l'aire d'Areuna.”” David acheta l'aire et des bœufs, bâtit l'autel, offrit des holocaustes et des sacrifices pacifiques, et la plaie se retira d'Israël,
Abisag. — C'onspiration d'Adonias. -— Salomon.
David devenu vieux eut à son service une jeune fille, sunamite, très belle, qui ne fut aucunement son épouse, mais qui sans l'avoir voulu, fut une occasion de ruine pour Adonias, fils aîné du roi.
Adonias, fils aîné du roi, depuis is mort d’Absalon, aspirant à la royauté, cherchait à capter la faveur du peuple. Joab et Abiathar, l’un des grands-prêtres, lui étaient favorables. David laissait faire ; il s'était engagé cependant à donner le trône à Salomon. Adonias le savait, il savait que Sadoc, Nathan et T naïas étaient en faveur de Salomon. 11 devait savoir aussi que Jéhovah :'était réservé le choix de ses représentants : ‘‘Tu imettras sur toi un roi que Jéhovah aurg choisi.” (Deutéronome, XVII). I1 espérait donc contre toute espérance. Tes ambitieux sont véritablement des aveugles. |
Adonias donc aspirant à la royauté, pousse si loin les choses, que Nathan dit un jour à Bethsabée: ‘‘Avez-vous appris qu'Adonias règne !””
Bethsabée, sur l'avis de Nathan, rappela donc au ri David, son serment. Nathan lui dit à son tour : ‘‘Seigneur, roi, avez-vous dit qu’Adonias règne.” Il lui apprend alors
qu'après un sacrifice, et un repas donné par lui, on a dit : ‘Vive le roi Adonias !’ ;
Sur l'ordre de David, Salomon fut sacré roi à Gihon, d'où la foule le ramena en triomphe à Jérusalem.
Adonias et les siens, à cette nouvelle, furent effrayés. Adonias, craignant Salomon, se réfugie près de l'autel, disant: ‘‘Que le roi Salomon me jure aujourd'hui qu'il ne fera pas mouri: son serviteur par l'épée.” ‘‘£'il se montre loyal, dit Salomon, il ne tombera pas un de ses cheveux.
Adonias vint alors se prosterner devant Salomon, qui lui dit : ‘Va dans ta maisor..”.
C'onseils de David à Salomon.
(3° des Rois, ch. II).
David sentant sa fin prochaine, dit à Salomon : ‘‘Confortare et esto vir: Montre-toi fort, et sois u' homme.” ‘‘Sois fidèle au service de Jéhovah, ton Dieu, en mar- -chant dans ses voies, en observant ses commandements. . . afin que tu réussisses. .. en scrte que Jéhovah accomplisse sa parole: ‘‘Si tes fils prenn at garde à leur voie en marchant devant moi avec fidélité, tu ne manqueras jamais d'un descendant sur le trône d'Israël.” I lui rappela aussi les châtiments que méritaient Joab pour les meurtres commis et Séméï, pour ses malédictions.
Et David s’endormit dans le Seigneur à l'âge de 71 ans, après 40 ans de règne.
‘ “Et Salomon s'assit sur le trône de David.’
‘AU MAITRE ET 4 LA MAITRESSE
Le livre de l'élève en dit suffisamment sur David, poète musicien et prophète.
(11 est important que le maître possède bien le livre de l'élève).
Questions sur l'intermédiaire de la leçon 48° (David) :
Quels furent les malheurs de la famille de David ?
Quel fut le résultat du recensement fait par David ?
Quel fut le prophète, messager de Dieu, auprès de David repentent ?
David fut-il musicien ?
Comment David, poète, chante-t-il les choses du ciel et de la terre?
Le titre de prophète convient-il à David ?
Que fut Abisag ?
Conseïls de David à Salomon ?
49° LEÇON Salomon.
AU MAITRE ET A LA MAITRESSE
Vous feriez bien de raconter l’histoire de Salomon, dans ses principaux traits avant de la donner en leçon.
Les réflexions morales sur la défiance de soi-même dont il est question (fin de la leçon) viendront après la récitation.
Si le temps vous le permet, vous lirez à vos élèves quelques pages des Proverbes et de l’Ecclésiaste.
Vous ne lirez pas sans permission de votre confesseur ou de votre curé, le Cantique des Cantiques, œuvre de Salomon, selon ce qui a été dit de la lecture de la Bible, pages 19 et 20 des ‘Temps Primitifs,'’ car l'interprétation en est difficile, et tous n'ont pas la même tournure d'esprit.
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Le) — Lie
1 — Cours élémentaire et intermédiaire.
Sulomon avait à peine vingt ans, lorsqu'il monta sur le trône. 11 devait régner aussi longtemps que son père : 40 ans.
Fin d'Adonias et de Joab.
La première occupation fut d’affermir la royauté .
La première victime fut Adonias, qui dit imprudemment à Bethsabée : ‘‘Dis, je te prie, au roi Salomon — car il ne te refusera pas — de me donner pour femme Abisag, la Sunamite."
Salomon vit là, avec raison, üne nouveile tentative pour arriver un jour à la royauté, vu que la Sunamite avait été au service du roi David.
‘‘’Aujourd’hui même, Adonias sera mis à mort, s'écria Salomon.’ Banaïas fut chargé de l’exécution.
Abiathar, le grand-prêtre, qui avait alors 80 ans, fut banni. Le souverain pontificat passait définitivement à Sadoc, qui était descendant d'Aaron par Eléazar. La me. nace faite à Héli (leçon 44°) descendant d’Aaron par Ithamar, se trouvait réalisée.
Quant à Joab qui avait tout sujet de craindre, il se réfugia dans le tabernacle, mais il y fut tué sur l’ordre de Salomon. Abner et Amasa, dont Joab avait injustement versé le sang, furent vengés ce jour-là.
Trois ans plus tard, Séméï qui était sorti de Jérusa-. lem, contre l’ordre de Salomon, fut également exéc:: : c'est lui qui, aux mauvais jours de David, l'avait maudit.
‘Et la royauté de Salomon fut affermie.
Salomon qui avait épousé Naama, avait un fils, Roboam. 11 voulut s’allier à la fille d’un Pharaon. Le puissant royaume d'Egypte était alors gouverné par la 21° dynastie. II
était toléré qu'on épousât des étrangèères, dès qu'elles n'étaient pas Chananéennes. Il est à présumer que la fille de Pharaon embrassa le culte juif.
David avait fortifié la partie haute de Jérusalem ; Salomon en fortifia la partie basse.
Piété de Salomon. — Dieu lui donne la Sagesse.
Salomon qui aimait Dieu — c'est une expression dont l'Ecriture n'use guère à l'égard des autres rois, —‘‘offrait sur les hauts lieux des sacrifices et y brûlait des parfums."
Gabaon était le plus considérable des hauts lieux où l’on immolait au Seigneur, parce que ià se trouvait l’ancien tabernacle et l'autel des holocaustes. Le temple n'étant pas encore bâti, Dieu agréait ce culte.
‘‘Salomon se rendit à Gabaon, et il offrit mille hosties sur l'autel.”
‘‘A Gabaon, Jéhovah apparut, en songe, à Salomon, pendant la nuit, et lui dit: ‘Demande ce que tu veux que je te donne.”’
Salomon répondit : ‘Vous avez montré une grande bienveillance envers votre serviteur, David, mon père. Maintenant, Jéhovah mon Dieu, vous avez fait régner votre serviteur à la place de David, mon père ; et moi, je ne suis qu'un tout jeune homme. Votre serviteur est au milieu d'un peuple immense ; accordez-lui donc un cœur attentif pour juger votre peuple, pour discerner le bien du mal.”
C'était, en d'autres termes, demander à Dieu la sagesse.
Cette demande fut donc très agréable au Seigneur.
‘Puisque c'est là oe que tu demandes: l'intelligence pour exercer lu justice, je te donne un cœur sage et intelligent, de telle sorte qu'il n’y ait eu personne avant toi, et qu'il ne s'élèvera personne après toi qui te soit semblable."
"Et même ee que «u n'as pas demandé, je te le donne : richesse et gloire.'’
Salomon comprit à son réveil qu'il avait eu un songe surnaturel ; aussi, de retour à Jérusalem, il se présenta devant l'arche d'alliance et offrit des sacrifices d'actions de grâces, et donna un festin à ses serviteurs.
Le sagesse de Salnmon éclata bientôt dans un jugement resté célèbre,
Une femme dont je fils était mort, réclamait c mme sien, le fils d'une autre femme. Cette autre femme s'en défendait.
‘‘Apportez-inoi ne épée, s'écria Salomon; partagez en deux l'enfant qui vit, et donnez-en la moitié à l'une et lu moitié à l'autre." ‘‘La femme dont le fils était vivant dit au roi:Ah! mon seigneur, donnez-lui l’enfent qui vit et qu'on ne le tue pas. Et l’autre disait : Partagez-le, Et le roi répondit : ‘Donnez à la première l'enfant qui vit, et qu'on ne le tue pas; c’est elle qui est la mère.'’
Et tout Israël vit qu'il y avait en Salomon une sages: » de Dieu pour rendre la justice. ‘‘Et l’on craignit le roi."
‘Dieu donna à Salomon de la sagesse, une très grande intelligence et un esprit très étendu comme le sable qui
“est au bord de la mer. La sagesse de Salomon surpassait
la sagesse de tous les fils de l'Orient et toute la sagesse de l'Egypte, et sa renommée était répandne parmi toutes les nations d’alentour.’”
‘Il prononça 3,000 maximes et ses cantiques furent an nombre de 1,005.’’
‘T1 disserta sur les arbres, depuis le cèdre qui croît au Liban jusqu'à l’hysope, qui sort de la muraille ; il disserta aussi sur les quadrupèdes, les oiseaux, les reptiles et les poissons.” ;
On venait de tous les peuples pour entendre la sagesse de
Salomon, ile la part de tous les rois de lu terre, qui avaient entendu parler de sa sagesse.’ (Chapitre IV du 3° livre des Rois).
L'œuvre littéraire de Salomon, se compose aujourd'hui des Proverbes, du Cantique des cantiques, et probablement de l’Ecclésiaste,
Le reste est perdu.
Construction du temple de Jérusalem.
Salomon avait un grand devoir à remplir.
Recevant un jour les félicitations d'Hiram, roi de Tyr, ancien ami de son père, Salomon lui fit dire :
“Je pense à bâtir une maison au nom de Jéhovah, mon Dieu, comme Jéhovah l'a déclaré à David, mon père, en disant : c’est ton fils que je mettrai à ta place sur ton trône qui bâtira une maison à mon nom.’
"Comme tu as agi avec David, mon père, agis aussi avec moi afin que je bâtisse une maison au nom du Seigneur, mon Dieu.’ Car la maison que je désire bâtir est grande. Qui donc pourra réussir à lui bâtir une digne maison? Gi le ciel et les cieux ne peuvent le contenir, qui suis-je pour Pouvoir lui bâtir une maison ?
“’Envoie-moi donc ur h5mme habile à travailler l'or, l'argent, l'airain, le fer, à teindre en pourpre, en cramoisi et en bleu, et connaissant la sculpture afin qu'il travaille avec les hommes habiles qui sont auprès de moi, en Juda et à Jérusalem, et que David, mon père, a préparés.
‘‘Envoie-moi aussi du Liber: des bois de cèdre, de cyprès (genévrier) et de sandal (pin que les Phéniciens faisaient venir d'Ophir), car je sais que tes serviteurs s'entsndent à couper les bois de Liban.”
Hiram accueillit avec joie la demande de ‘:1lomon. Il
: Le om r RS ue mn rat es 26" enmmertet-Mreremsue PAense e<Pn- Veme ae ge TEE er RE à vie + arr F3 Me cpu ; :
lui écrivit, disant: ‘‘C'est parce que Jéhovah aime son. peuple qu'il t’a établi roi sur eux. Béni soit Jéhovah qui
a fait le ciel et la terre, de ce qu’il a donné au roi David
un fils sage, prudent et intelligent, qui va bâtir une mai-
son à Jéhovah et une maison royale pour lui.’ (Paralipo-
mènes, chap. 11). ,
Il lui envoyait en même temps Hiram, grand artiste, émule de Béséléel, constructeur du tabernacle. Quant au bois, les serviteurs de Salomon devaient le prendre à Joppé, aujourd'hui Jaffa.
Salomon devait, en retour, fournir aux ouvriers d'Hiram, et à sa maison royale le froment, l'orge, l'huile et le: vin, ce qui dura aussi longtemps bd Salomon reçut des services d'Hiram.
Le temple fut construit sur le mont Moriah ;
200,000 hommes travaillèrent sept années durant.
La construction du temple commenéa la 4° année du règne de Salomon.
Nous consacrons une leçon ee. à la doriphiol du temple (leçon 76°).
Hiram en fut le grand décorateur.
Ce temple, une des merveilles de l'antiquité, était d’une richesse extraordinaire. [Le pavé même était couvert de lames d'or.
© “Pour le dire :a un mot, affirme Josèphe (p. 202), Salomon ne laissa in ::. au dehors ni au-dedans du temple qui ne fût couvert d'or.” $
Il fit élever, en face du temple, deux colonnes de bronze de 18 coudées de haut, à chapitaux superbes. L'une de ces colonnes portait en inscription Jachin (solidité), et l'autre, Booz (durée).
Il construisit aussi l’atrium intérieur (cour he prêtres,
parvis des prêtres). Là furent placés l’autel des holocaustes, la mer d’airain ( bassin), les dix bassins, des vases, etc. Salomon construisit un antre parvis, environné de galeries et de portiques à portes dorées. Il fallnt, pour ce travail, combler une vallée qui avait 400 coudées de profondeur.
Josèphe parle d’une autre enceinte de galeries à portes d'argent.
Les ustensiles du temple.
Salomon fit aussi faire tout ce qui était nécessaire ou utile pour le cuite : .
1° Un autel d’airain de 20 coudées de long et de large, et de 10 coudées de haut.
2 Une mer (bassin) en fonte, posée sur douze bœufs de fonte, cette mer avait dix coudées de diamètre. Les prêtres se lavaient dans la mer.
3° Dix bassins, sur des roues, pour y laver ce qui devait être offert en holocauste. -
5 L'attel des parfums (III des Rois, ch. VI, 20), couvert d’or fin.
5° Dix candélabres d'or, placés dans le temple.
6° Dix tables pour les pains de proposition.
7° Une multitude innombrable de vases. |
8° Des candélabres, des encensoirs, des cassolettes (vases dans lesquels on fait brüler des parfums), le tout en or très pur.
Josèphe donne une énumération presque fabuleuse de ce
que Salomon fit faire encore (page 203 de ses œuvres complètes) :
Salomon, dit-il, fit faire :
80,000 coupes à boire du vin,
PRES ms sit se ETS TA asc PPT LEP RIT el of LE NE RME Er
SAR Ar Unes qu
. 10,000 autres coupes d’or, 20,000 coupes d'argent, 80,000 plats d’or pour mettre la fleur de farine ; que l'on
détrempait sur l’autel.
160,000 plats d'argent, 60,000 tasses d'or, dans lesquelles on détrempait la farine avec l’huile.
. 120,000 tasses d'argent,
70,000 encensoirs pour offrir et brûler les parfums, dont
20,000 d'or.
1,000 habits pontificaux, 10,000 ceintures de pourpre; 200,000 étoles pour les sacrificateurs, 200,000 trompettes, 40,000 instruments de musique.
Dédicace du Temple de Salomon.
Tout ce qu'il y avait de grand en Israël, fut spécialement invité à la dédicace du Temple.
Le premier soin fut de transporter l'arche d'alliance dans le Saint des Saints.
Salomon et toute l'assemblée d'Israël se trouvant devant l'arche, les prêtres la transportèrent dans le Saint des Saints.
Prêtrés, chantres et musiciens s'étaient revêtus des plus beaux costumes.
‘Lorsque, tout ensemble, les trompettes, les chantres, les cymbales, les instruments de musique de dive:s genres retentirent, élevant leur voix sublime, le bruit s'entendit au loin.”’
__ ‘Lorsque ceux (120 prêtres sonnaient de la trompette) qui sonnaient de la trompette et ceux qui chantaient, unis
(49) — 5° ÉPOQUE : Les HÉBREUX SOUS SALOMON 219
dans un même accord pour célébrer et pour louer Jéhovah, firent retentir 'es trompettes, les cymbales et les autres ihstruments de musique et célébrèrent Jéhovah, disant: ‘il est bon, sa miséricorde dure à jamiss,'” un prodige se produisit: ‘‘La maison de Jéhovah fut remplie d’une nuée.’’ “C'était la gloire de Dieu qui remplissait la maison de Dieu.”
C'était Jéhovah l’invisible qui, sous l’image symbolique de la nuée prenait poss.…. ‘ion du temple.
Salomon le comprit.
“Jéhovah, dit-il, veut habiter dans l'obscurité.” Puis, tournant son visage, ji! bénit toute l'assemblée d'Israël, et il dit: ‘‘Béni soit Jéhovah qui a accompli la parole qu’il avait prononcée’ à David, que ce serait son fils qui bâti. rait une maison à son nom. ‘‘J'ai bâti la maison au nom de Jéhovah, Dieu d'Israël. J "y ai établi un lieu pour l'arche où se trouve l'alliance de J éhovah avec nos pères.”
Puis, agenouillé, les mains étendues vers le ciel, Salomon pria :
| Prière de Salomon.
‘Jéhovah, Dieu d'Israël, il n’y a point de dieu semblable à vous, ni en haut dans les cieux, ni en bas sur }» terre :
‘Vous gardez l'alliance et la miséricorde -envers vos serviteurs, qui marchent de tout jeur cœur en votre présence ;
‘“‘Que vos yeux soient ouverts, nuit et jour, sur cette maison ; : ,
“Exauces la supplication de votre serviteur et de votre peuple Israëi, lorsqu'ils prieront en ce lieu ;
‘‘Pardonnez à Israël son péché, s’il vors supplie, repentant ;
‘‘Exaucez aussi l'étranger qui de loin viendra prier ici.’”
en mnt gnome nnapnt mises ere. om prse
(1220 Rire à LE PEUPLE DE DIEU
… Salomon se levant, bénit de nouveau le peuple en disant : ‘*Béni soit Jéhovah qui a donné du repos à son peuple. Que Jéhovah, notre Die, soit avec nous, comme il a été avec nos pères... qu'il incline nos cœurs vers lui, afin que nous marchions dans toutes ses voies.’” à .: L'auteur des Paralipomènes (2° livre) ajoute : ch. VII:
‘Lorsque Salomon eut achevé de prier, le feu descendit du ciel et consuma l’holoeauste et les victimes. Tous les enfants d'Israël virent descendre le feu, et la gloire de Jéhovah sur la maison, et tombant le visage contre terre, sur le pavé, ils se prosternèrent et louèrent Jéhovah en disant : ‘‘Il est bon! Sa miséricorde dure à jamais.””
La fête dura sept jours.
On immola 22,000 bœufs et 120,000 moutons.
Il devait y avoir à la fête 2,000 prêtres, et au delà de 100,000 Israélites. :
Le peuple bénissant Salomon s’éloigna, le cœur content du bien que Jéhovah avait fait à David, et à Israël.
Le palais de Salomon.
Le palais de Salomon se composait : 1° de la maison de la forêt du Liban (à cause de ses nombreuses colonnes de cèdres du Liban) ; de plusieurs portiques, et de pavillons, dont l’un pour la fille de Pharaon.
Bien que ce palais ne fût pas aussi beau que le temple, il n’en était pas moins d’une grande richesse, et propre à faire honneur au roi d'Israël.
Il fallut treize ans pour en achever la construction.
On y voyait de la vaisselle d’or, des boucliers d’or, douze lions, bordant, deux à deux, les six marches qui conduisaient à un trône d'ivoire revêtu d'or.
L'eau de Bethléem était amenée à ce palais et au temple par des aqueducs.
Jéhovah apparaît une 2° fois à Salomon.
Salomon ayant achevé le temple et son palais, eut une seconde apparition ; Jéhovah lui dit : ‘J'ai exaucé ta prière ; j'ai sanctifié cette maison que tu as bâtie. Et toi, si tu marches devant moi comme l'a fait David, j'établirai pour toujours le trône de ton royaume en Israël. Mais, si vous vous détournez de moi, vous et vos fils, si vous allez servir d'autres dieux, j'exterminerai Israël du pays que je lui ai donné, et je rejetterai loin de moi la maison que j'ai consacrée à mon nom.’’ (III, Rois, IX). |
Villes bâties ou fortifiées.
Salomon s’occupa de ce que la sagesse lui inspira pour consolider matériellement son royaume.
Il fortifia Jérusalem et les villes importantes. Il fonda : plusieurs villes, entre autres Thadmor (en Syrie), qui devint Palmyre, au temps d’Alexandre-le-Grand. On y trouve de superbes ruines.
| Ce sont des descendants des Chananéens qui travaillaient alors sous la direction des Israélites pour l'exécution des travaux de Salomon.
La flotte de Salomon.
‘Salomon. construisit une flotte à Asiongaber, près d'Elath,"” aujourd’hui Akaba, sur le bras oriental de la mer Rouge. Hiram, son ami, lui fournit des marins. Cette flotte rapporta d’Ophir, ville de l'Inde, une grande quantité d’or, d'argent, d'ivoire, etc.
Revenus de Salomon.
Les revenus de Salomon $e composaient
1° des impôts qu'il prélevait,
2% des droits de péage, imposés aux caravanes,
4 des monopoles qu'il se réservait sur les chevaux, sur les chars de guerre,
4° des importations de la flotte.
Nous avons parlé déjà des 12 intendants chargés de percevoir les impôts.
Maison de Salomon.
11 avait un premier ministré, un secrétaire, un archiviste, un général d'armée (Banaïas), douze intendants pourvoyeurs de la maison du roi, un par mois; un chef des intendants, un préfet du palais et un receveur des impôts, sans parler du grand-prêtre et d’un ou plusieurs conseillers.
Le royaume de Salomon.
Le royaume de Salomon s’étendait de l’Euphrate à l’Egypte, et comprenait plusie... états autonomes, qui lui payaient tribut.
‘‘Juda et Israël habitaient en sécurité, chacun sous sa vigae ct sous son figuier.”” |
La table de Salomon.
Elle consommait chaque jour, 90 boisseaux de farine, 10 bœufs gras, 20 bœufs de pâturage, 100 moutons, sans compter les produits de la chasse et les volailles, ce qui re drésente 28,000 livres de pain et 21,000 livres de viande, ce qui suppose 14,000 personnes nourrir. |
Les écuries de Salomon.
Elles contenaient 4,000 chevaux destinés aux chars et 12,000 chevaux de selle.
| Organisation du culte.
Le culte public, dans le temple, fut organisé selon les ordonnances de David, tel que l'avait prescrit Moïse. Il en fut de même pour les fêtes, les prêtres, les lévites, les sacrifices, etc.
Les trois grandes fêtes étaient la Pâque, la Pentecôte et la fête des Tabernacles.
Ajoutons qu’à cette époque, il n’y avait plus dans l’arche que les deux tables de la loi.
Visite de la reine de Saba.
Notre-Seigneur parle, un jour, de la reine de Saba.
‘La rejne de Saba, dit-il, est venue des confins de la terre Pour entendre la sagesse de Salomon.’’ “Il y a plus que Salomon ici.”’ Saba, selon bien des apparences, n’était pas une ville de l'Ethiopie, comme le disent Josèphe et plusieurs Pères, mais bien la capitale du Pays de même nom, dans l'Arabie Heureuse, contrée où l'on trouvait de l'or, des énices, de l'encens, des pierres précieuses. ne
La reine de Saba (nommée Balkir, par les Arabes, et Maqueda, par les Abyssiniens), instruite de la sagesse de Salomon, voulait l’interroger sur divers sujets. ‘‘Elle entre dans Jérusalem avec grand cortège et des richesses, et des chamaux, portant des aromates, ef une quantité d'or infinie (pour plusieurs millions) et des pierres précieuses.”
Salomon répondit à toutes ses questions.
“Et la reine de Saba voyant toute la sagesse de Salomon, et la maison qu'il avait bâtie, et lee aliments de sa table,
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