‹ L'histoire sainte enseignée [microforme]Chapitre 34 sur 43 · LE À · texte numérisé non relu

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IT — Cours intermédiaire.

Soixante et huit années s'étaient écoulées depuis le commencement de la captivité de Babylone, lorsque cet empire, qui paraissait si fort, qui l'était en effet, succomba sous les coups de Cyrus. Les Hébreux tombèrent ainsi sous la domination des Mèdes et des Perses.

Les rois qui se succédèrent sous le second empire de Babylone furent : Nabuchodonosor le Grand, Evilmérodach, Nériglissor, Nabonide et son fils Balthnzar.

Lorsque nous parlerons de Daniel, nous ferons connaître plusieurs faits relatif: à Nabuchodonosor le Grand.

Babylone, très grande et très riche, s'était amollie sous le souffle de toutes les voluptés. ‘Les prophètes avaient prophétisé contre elle. |

Dieu, qui punit parcout l’iniquité, détruit parfois ceux dont il s’est servi pour châtier les coupables.

L'homme envoyé de Dieu pour accomplir cette exécution devait être Cyrus, roi des Perses, vainqueur des Mèdes et du riche Crésus de Lydie.

La tâche n'était pas facile.

“Babylone était moins une ville que tout un pays.'’ Le grand mur de Babylone renfermait un espace de 513 kilomètres carrés (128 lieuses), c'est-à-dire un terrain grand comme le département de la Seine, sept fois l’étendue de Paris en 1860.

Le second mur entourait une superficie de 290 kilomètres carrés, beaucoup plus que la ville de Londres.

La guerre et le commerce y avaient accumulé toutes les richesses de l'Asie. Le faste et la magnificence de Nabuchodonosor en avait fait la première ville du monde. Plus tard, lorsqu'elle avait déjà perdu une partie de son éclat, elle ravissait d'admiration les Grecs eux-mêmes.’ Cité

de Vigoureux (La Bible, IV, p. 156). Les fortifications de Babylone possédaient en force, ce que le reste possédait en beauté,

Le génie de Cyrus était à lu hauteur des difficultés. "a force humaine est toujours faible en un point quelconque.

Les habitants de Babylone, bien fournis de vivres et con- nid fiants dans leurs murs, ne redoutaient aucunement les en- s nemis du dehors.

S'ils étaient bien protégés du côté de la terre, ils ne l'étaient pas autant du côté des eaux.

L’'Euphrate avait ses entrées libres dans la ville de Babylone qu'il divisait, la coupant en diagonale,

‘Nabonide, marchant contre Cyrus, fut battu (538).

Gobryas, lieutenant de Cyrus, forca tont d'abord les enceintes extérieures de la ville.

Cyrus eut alors recours à un moyen qui lui résussit parfaitement pour s'emparer de la ville même. Remontant l'Euphrate, il résolut de l'épuiser en déversant ses eaux dans des canaux qu'il fit creuser. n |

Une nuit, à un moment donné, on ouvre les cans:x, les eaux de l’Ephrate s'y jettent, le lit du grand fleuve s’abaisse 1 et les Perses usant de cette route font irruption dans Babylone, dont ils s'emparent.

Cyrus choisit une nuit de fête à Babylone, nur l’exécu- . tion de son dessein. ‘e

Cette nuit fut particulièrement terrible pour Balthasar, fils de Nabonide, et roi de Babylone. Elle fut et restera la nuit du Mané Thécel, Pharès : compté, pesé, brisé.

‘Daniel, seul capable d'expliquer ces mots mystérieux, tracés soudain, sur la muraille, au milieu d’un banquet, fut a. $ proclamé le 3° dans le royaume : on le revêtit de la pourpre si 4

et on lui mit un collier d’or au cou.

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