Ce volume porte Paul de la Bauve, seigneur d'Auriffat
3. Voii' aussi Bibl. Nat., Pièces originales, leg. 225, cote So83, n" 57.
Il fit son testament le 3o mars 1709.
Il avait épousé : 1° noble demoiselle Suzanne de Ligo- NiER ' ; 2° le i^''juin i663, noble demoiselle Mnr/e d'IsARN-. De ce second mariage naquirent :
i" Jacques, qui continue la filiation ;
2" Pkrrc de la Bauve, seigneur d'Aigrefeuille, qui, pour aller servir le roy, se fit émanciper par son père, le 1 1 sept. 1688, en présence de Jean-Etienne de Capriol, sénéchal de la ville et comté de Castres, et de Pierre de Bourdoncle, conseiller du roi et juge pour Sa Majesté en ladite ville et comté. [Arch. du Tarn. B. 328.)
3" Esther de la Bauve d'Arifat, émancipée par son père, le 24'janv. 1691, en présence dudit de Capriol et de David de la Rivoyre, conseiller du roi et son procureur dans ladite ville el comté. [Ibidem. B. 328.^
4' Suzanne de la Bauve d'Arifat, née en 1676, fut également émancipée par son père, le 19 août 1691, en présence desdits de Capriol et de la Rivoyre. [Ibid. B. 328.) Elle épousa, en l'église paroissiale de Saint-Hippolyte de Lagriffoul, le 24 nov. 1701, noble Philémon de Cal- VAIRAC3, sieur de Belvésé, né en 1671, fils de feu noble Gédéon de Calvairac, sieur de la Lande, et de Marie Gautard de Saint-Amans. [Etat civil de Castres.)
1. De LiGONiER : d'or, à l'ours de sable, armé, lampassé el allumé de gueules. Famille maintenue dans sa noblesse en 1670. (Basclii d'Aubaïs, III, p. 88 et 89.)
M. Hippolyte-Geoiges-Édouard Isambert, né à Castres (Tarn), le 2 3 nov. 1864, s'est pourvu, le 28 juil. 1891, devant le ministre de la justice, garde des sceaux, à l'effet d'être autorisé à ajouter à son nom patronymique le nom patronymique de sa mère, de Ligonier, ei de s'appeler légalement à l'avenir : Isambert de Ligonier.
2. D'ISARN : d'argent, à une fasce d'azur, accompagnée de trois tourteaux de niéme, rangés en chef, et d'un croissant aussi d'azur mis en pointe. Écartelé de gueules, à la croix de Toulouse. [Armoriai de MontpeUier-Montauban, p. 3 20, bureau de Castres.)
3. De Calvairac : d'azur, à un chevron d'or, accompagné de trois pommes de pin de n^éme, deux en chef et une en pointe, et un chef cousu d'azur (sic), chargé de trois étoiles d'or. (^Armoriai de Toulouse-Montauban, p. 540, bureau de Casties. )
5" Marie de la Bauve d'Akifat, qui fut unie, clans la même église, le 5 sept. 1714, à Jean Pélisson, bourgeois de la Feriassié, fils de feus Jean Pélisson et de Jeanne de Bouisset. [Iblcl.)
VI. Jacques de la Bauve, écuyer, seigneur d'Arifat, rendit aveu et dénombrement de ses biens à la Cour des Aides de Montpellier, le 7 août 1722. {Arch. de Montpellier et Coll. Brémond, vol. i263, f° 147.) Il épousa : 1° le 6 févr. 1714, en ladite église, noble demoiselle Claire de Gautard, fille de David de Gautard et de Grâce de la Rivoyre (Arch. du Tarn. B. i52, et Etat civil de Castres]; 2" le II janv. i 7 16, dans la même église, noble demoiselle Honorée de Ligonier-Saint-Jean, fille de feu noble Jacques de Ligonier-Saint-Jean, secrétaire d'Etat, et d'Honorée Boufîard de Madiane '. (Même État civil.)
Jacques de la Bauve eut de son premier mariage :
VII. Jean-David de la Bauve, écuyer, seigneur d'Arifat, fut aussi seigneur engagiste d'une partie du comté de Castres, comme on le verra plus loin. Il naquit le 28 et fut baptisé le '3o nov. 1714, dans ladite église.
Le 3o mai 1740 et le 24 janv. 1750, il rendit aveu et dénombrement, à la Cour des Aides de Montpellier, des nombreux fîefs qu'il possédait dans les ville et consulat de Castres. Voici les noms de ces fiefs : le domaine d'Arifat avec sa métairie d'Al Camy, la Métairie-Neuve, le Bouriou, Clôt sive Bellecombe, Saint-Hippolyte, Les Digues, à Aigrefeuille, le vignoble de Puechcartier, Les Digues,
1 . La maison de Bouffard doit esire mise parmy les plus illustres de cesie ville, tant pour les services qu'elle en a receus en la personne de Dominique et .lean de Bouffard, sieurs de la Grange et de la Garrigue, frères, que par le mérite particulier des sieurs de Madiane et de la Garrigue, qui en sont descendus. (Borel, Aniiquités de la ville et comté de Castres. Castres, 1640, t. Il, p. 23.)
à Puechmelou, Rotolph-Haut, Puechtalossel , Lapique, Puechdurand, Le Mazel, La Tuilerie-Neuve, La Tuilerie du Pesquié, le vignoble de Puechnaudaine. [Arch. de Montpellier, Coll. Brémondj vol. i 2 03, f° 147, et Arch. du Tarn, E. 280.)
En 1754, avec MM. de Roux, ancien capitoul, de Lastours et de Cornbeguille, il fut nommé commissaire pour la réception des travaux de construction, à Castres, de l'église de Laplaté, dont les plans avaient été approuvés en 1741. [Arch. de Castres. B. B. 29.)
La même année, il eut un procès contre une demoiselle Marie de Chazalon et le sieur de Falc de Puechbertou, au sujet des directes de certaines terres comprises dans le fief de sa seigneurie. [Ibid. J. J. 3.)
En 1755, une société se forma sous l'inspiration de Jean-David de la BauVe, en vue de la réglementation de la filature et de la teinture des soies, de la création de moulins et de rétablissement d'une pépinière royale pour la culture du mûrier. Jean-David de la Bauve établit, sur son domaine d'Arifat, près de l'église Saint-Hippolyte de Lagrifîoul, une pépinière de 3o,ooo mûriers. Une indemnité de 1,200 livres lui fut alors accordée par la ville de Castres. Son entreprise réussit complètement, et, vers 1757, il livra 8,000 mûriers au diocèse de Castres, au prix de cinq sous chaque pied, pour être plantés sur les routes de Castres à Guitalens et à Saïx'. [Arch. de Castres. H. H. 7. Industrie et commerce-.)
1. J'ai souvent admiré, dans mes promenades aux environs de l'Ecole de Sorèze, les beaux mûriers du pays Castrais, et mon rêve est d'aller finir mes jours dans cet admirable pays, auprès de mes bons amis et anciens condisciples, MM. de Perrin et Reich de Laval, pour y compléter les nombreux documents que j'ai recueillis sur l'antique abbaye de Sorèze, et que je compte bien publier un jour, si la Providence me le permet. M™« la comtesse de Perrin, née David de Beauregard, a été une seconde mère pour moi à Sorèze. Qu'elle reçoive ici l'expression émue de ma gratitude et de mon profond respect.
2. M. Estadieu, archiviste communal actuel de la ville de Castres, a public,
Le 28 mars i 775, Jean-David de la Bauve obtint, sur sa requête, un arrêt du Conseil d'Etat, par lequel il fut confirnné, en tant que besoin, dans la cession qui lui avait éié faite, par acte du 8 janv. 1763, de la partie de la seigneurie du consulat de Castres située au levant et au midi de la rivière d'Agout et au septentrion de celle du Taure, joignant à celle d'Agout. Cet arrêt ordonne que Jean-David de la Bauve d'Arifat continuera à jouir de ladite portion de seigneurie, de même que Sa Majesté aurait droit d'en jouir, à la seule réserve des lods et ventes et autres droits seigneuriaux casuels, qui continueront à être perçus au profit de Sa Majesté, sans que Jean-David de la Bauve ou ses représentants puissent en être dépossédés avant le i^"" janv. 1786. Par cet arrêt, le suppliant' fut aussi autorisé à rentrer dans les censives et autres droits dépendans de ladite portion de seigneurie, abandonnés par les précédents engagistes, en remplissant toutefois les conditions portées à cet égard par ledit acte du 8 janv. 1763, le tout à la charge par le suppliant de continuer à payer, suivant ses offres, la rente de dix livres, et de satisfaire aux autres conditions dont il est tenu à cause de l'engagement de ladite portion de seigneurie, et en outre de faire procéder, à ses frais, sans aucune répétition contre Sa Majesté, à la confection du terrier de ladite portion de seigneurie, de l'autorité du bureau des Finances de Toulouse. [Arch. Nationales, carton Qj i556-i557.)
Par arrêt du Conseil d'État du 6 août i 776 et par lettres
en 1881, à Castres, un précieux Inrentaire-Sommaire, in-4'' des archives de cette ville. On lui doit aussi : Notes chronologiques et statistiques pour servir à l'histoire de la ville de Castres. Castres, i8S3, in-S", 3 12 pages; et il fait imprimer en ce moment : Annales de la ville de Castres de 509 à 1891, petit in-4'' d'environ 400 pages.
I. On appelait autrefois suppliant l'auteur d'une requête ou supplique présentée au roi ou à quelque haut fonctionnaire. Ces requêtes commençaient toujours ainsi: Supplie hunthkmenl un tel.
patentes du 24 nov. suivant, en conséquence d'une requête qu'il avait adressée au Roi, le 3 juil. de la même année, Jean-David de la Bauve, écuyer, seigneur d'Arifat, demeurant à Castres, fut autorisé à prendre à bail, pendant huit années, les domaines royaux de Boissezon, d'Augmontel et de Labruguière, à la charge de renouveler à ses frais le terrier desdits domaines. Ibid., même carton, E. i528 et O' 178, no 162.)
Jean-David de la Bauve d'Arifat fut inhumé à Castres, dans la paroisse Notre-Dame de Laplaté, le 19 oct. 1782.
Il avait épousé, le 27 nov. 1734, dans l'église paroissiale de Saint-Hippolyte de Lagriffoul, noble demoiselle Marguerite d'ALQuiER DU Mézerac, fille du marquis d'Alquier du Mézerac et de Marie Cavaillès. {État civil de Castres.) Marguerite d'Alquier était née vers 1706; elle décéda, le i3 août 1789, à l'âge d'environ quatre-vingt-trois ans, au château d'Arifat; c'est-à-dire que la famille de la Bauve possédait encore la seigneurie d'Arifat à l'époque de la Révolution. Ses représentants se trouvèrent en conséquence parmi les gentilshommes de la sénéchaussée de Castres qui se réunirent dans cette ville, le 17 mars 1789, pour nommer des députés aux Etats-Généraux. [Arch. Nat. B. III 42, p. 59-75.)
Jean- David de la Bauve d'Arifat eut de son mariage deux enfants :
1" Marc-Antoine, qui suit;
2° Marguerite de la Bauve d'Arifat, née au château d'Aiifat, le 2 3 mai 1741, et baptisée le lendemain. '^Etat civil de Castres.)
VIII. Marc-Antoine de la Bauve d'Arifat, écuyer, seigneur d'Arifat, major du régiment de l'Ile de France, épousa noble demoiselle de Ribes, dont il eut :
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i" Paul-David de la Bauve d'Arifat, négociant à l'île de France, possédait dans cette île, en 1780, une si puissante maison de commerce qu'elle put armer, à ses frais, deux corsaires, le Salomon, capitaine Dubignon, et la Sainte-Anne, capitaine Chaudeuil. Ces deux vaisseaux, partis de Port-Louis (île de France) le 28 août 1780, s'emparèrent, le 5 oct. suivant, en vue de Cochin, du navire anglais, le Marchand de Bombay, revenant de Bassorah, d'une valeur de i,5oo,ooo livres '.
Paul-David de la Bauve d'Arifat épousa, le 20 oct. 181 I, mademoiselle Delphine Périchon.
2" Marc-André, qui suit;
30 Pierre-André-Arislide de la Bauve d'Arifat, mort Ie6janv.
i833; 4" Marc de la Bauve d'Arifat.
IX. Marc-André de la Bauve d'Arifat épousa mademoiselle de Ravel-, dont il eut :
1° Thomy de la Bauve d'Arifat, docteur en médecine de la Faculté de Paris, chevalier de la Légion d'iionneur et de Saint-Grégoire-le-Grand, né à l'île Maurice, le 2 I juil. 181 7 ;
2*^ Charles, qui suit;
3° Constant de la Bauve d'Arifat.
1. J'emprunte ce renseignement à la page 266 du bel ouvrage de M. Adrien d'Epinay, intitulé : Renseignements pour servir à l'histoire de l'Ile de France jusqu'à l'année 1810 inclusifeinent, précédés de notes sur la découverte de l'Ile, etc. 7/e Maurice, 1890, grand in-8° de 577 pages, avec une excellente table onomastique de xxii pages. M. Adrien d'Epinay est le frère aîné de M. Prosper d'Epinay, chevalier de la Légion dlionneur et statuaire d'un grand talent. Les deux frères sont nés, l'un à l'ile Bourbon, l'aune à l'île Maurice. Pour plus de détails sur cette famille, voir Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse de France, année 1888, p. J28.
2. De Ravel : de sinople, à deux chevrons d'argent, accompagnés en chef de deux besants du même ; au chef d'or, chargé d'une étoile de gueules. Celle famille a possédé, en Piovence, la baronnie d'Esclapon ainsi que les seigneuries de la Napoule et du Bourguei. J.-B. de Ravel, conseiller secrétaire du Roi à Aix, fut élu deux fois, en l'irjS et 1705, syndic d'épée du corps de la noblesse de Provence.
X. Charles de la Bauve d'Arifat, né à l'île Maurice, a épousé Marie Kœnig, dont il a eu :
i" Joseph de la Bauve d'Arifat; 2° Louis de la Bauve d'Arifat.
N. B. — Le nom de cette famille s'écrit actuellement de Labauve d'Arifat.