‹ L'hiver mondainChapitre 4 sur 11 · ANDANTE · texte numérisé non relu

ANDANTE

C'en est fait de l'amour idéal, ce soleil Qui laisse pour toujours au fond de la mémoire Le triste souvenir, comme une tache noire, A qui fixe un instant son fantôme vermeil.

Mieux que toi, fiancée insensible et railleuse. Ironique soleil éteint qui m'aveuglas.

Ma pâle amante éclaire aujourd'hui mes yeux las Et son âme a pour moi des douceurs de veilleuse.

C'est bien ce qu'il fallait pour un convalescent. Car son amour ressemble à la lampe, glissant A travers ses pâleurs d'albâtre un rayon sombre.

C'est ainsi que pour moi. quand je rêve à l'écart. De son visage blanc se dégage dans l'ombre Sous l'abat-jour des cils, le feu de son regard !

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