‹ L'homme amâericain de l'Amâerique mâeridionaleChapitre 103 sur 117 · Geraldini, Itinerarium , p · texte numérisé non relu

Geraldini, Itinerarium , p

Hist. venet., 1551, p. 83 : Insularum partent homines incolebant feri trucesque, qui puerorum et virorum carnibus, quos aliis in insulis bello aut latrociniis cœpissent, vescebantur; à fœminis abstinebant cannibales appellati. '

Pero Magalhanes Gandavo , 1576, p. 40.

Pigafctta, Voy, de Magellan en 1519 , p. 17, dit que les Brésiliens ne mangeaient que leurs ennemis. C'était aussi la coutume primitive des Guaranis du Paraguay (voy. Comentario de Alvar Nunez Cabeza de Vaca (1541), p. 15; Barcia , Historiadores primitives de las Indias, et Schmidel , p. 15) et à la côte ferme : voyez Oviedo, De la Isla Espanola; Barcia, Hist. primit. de Indias , cap. X, p. 15, dit que les Caribes de Carthagène et de la plus grande partie de la côte avaient cette coutume.

Ta fait attribuer à beaucoup d'autres nations qui en étaient innocentes; néanmoins l'anthropophagie n'avait lieu que pour les prisonniers de guerre, et n'allait jamais jusqu'à leur faire dévorer leurs enfans et leurs pères, comme l'ont prétendu quelques historiens exagérés.1 Elle n'était pas commune à toutes les tribus des Guaranis2; elle a cessé dès l'instant de la conquête, et n'a été présentée comme existant toujours que par quelques voyageurs plus amis de l'extraordinaire que de la vérité. L'anthropophagie n'avait lieu en effet que sur le territoire occupé par les Guaranis, et ne s'étendait pas sur la partie occidentale de l'Amérique méridionale. Le fond du caractère des Guaranis est peu gai; on ne voit point chez eux cette hilarité de tous les instans qu'on remarque chez les Chiquitos: toujours sérieux dans leurs discours, ils sont réfléchis, parlent peu; ils ont cependant des jeux et des fêtes, et sont néanmoins loin d'être tristes. Quoiqu'on en ait voulu

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