‹ L'homme amâericain de l'Amâerique mâeridionaleChapitre 34 sur 117 · Une preuve de plus de la confusion qui règne dans · texte numérisé non relu

Une preuve de plus de la confusion qui règne dans

Lors de la conquête, les Charmas proprement dits s étendaient depuis la Lagoa dos Patos, province de Rio Grande, jusqu'au débouché de l'Uruguay dans la Plata, sur tout le littoral maritime; et des cotes orientales de la Plata1 jusqu'à une trentaine de lieues dans les terres. La tribu des Minuanes se tenait entre l'Uruguay et le Parana, tandis que les Yaros, les Bohanes et les Chanas vivaient, en très-petit nombre, les premiers sur la rive orientale de l'Uruguay, près du Rio Negro; les deux autres tribus dans les îles de l'Uruguay, en face du Rio Negro. Ils étaient donc, au seizième siècle, circonscrits, vers le nord, par des déserts, sans passer le 31.e degré de latitude sud; à l'est, par la mer; à l'ouest, par le Parana, et au sud par le confluent du Parana et de l'Uruguay, sur la Plata même. Les Minuanes passèrent, vers 1730, sur la rive orientale de l'Uruguay, se réunirent aux Charmas dans la Banda oriental et combattirent long-temps les Espagnols , qui , après la fondation de Montevideo et de la Colonia del Sacramento, les repoussèrent à leur tour. Ils s'enfuirent vers le nord, où ils furent encore attaqués; leur nombre diminua peu à peu; et, enfin, aujour-

la nomenclature des nations américaines , se trouve dans le travail de M. Warden (Jrl de vérifier les dates, t. XIII, 3.e partie) qui réunit, pour le Brésil seulement, plus de 400 nations. Il est vrai que nous trouvons, parmi celles-ci, des nations vivant en dehors de cette contrée. J. Historia argentina , p. 6, 78.

d'hui les Charmas sont réduits à quelques peliles tribus errantes, à l'est de l'Uruguay, au nord du 31.e degré de latitude sud , aux frontières et même sur le territoire des anciennes missions. Jadis ils avaient pour voisins, du côté de l'ouest, les Aucas et les Puelches des Pampas, dont les séparaient le Parana et la Plata; et, au nord, les Guaranis.

Dans la dernière guerre entre Buenos -Ayres et le Brésil, en 1827, on nous assura que cinq caciques avec cinq cents Charruas s'étaient incorporés à l'armée argentine. S'il en est ainsi, comme tout paraît le prouver, il y aurait encore plus de 1,500 âmes de celte nation, jadis si formidable; mais ce nombre diminue journellement, par suite des guerres avec les Brésiliens et les Espagnols et du mélange des naturels avec les Guaranis.

Leur teinte, plus foncée que celle des Patagons , est d'un brun-olivâtre souvent noirâtre ou marron. C'est peut-être la nation américaine que l'intensité de la couleur rapproche le plus du noir; elle contraste même , sous ce rapport, d'une manière frappante avec les Guaranis, ses voisins.

Nous avons été à portée de voir, en 1829, à Montevideo plusieurs Charruas; ils ne nous ont pas montré, malgré l'allégation d'Azara l, une taille qui parût dépasser d'un pouce celle des Espagnols. Le plus

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